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MONTRÉAL – À la fin des années des années 70, l’amateur de sport québécois était préoccupé par la fesse d’Ellis Valentine*.
Maintenant, c’est la cuisse de Davis Alexander qui l’inquiète.
Cette semaine, les Alouettes ont repris l’entraînement mercredi, soit un jour plus tard qu’à l’habitude. J’ai donc passé ma journée sur un terrain de golf où trois personnes ont fait des détours pour venir s’enquérir de l’état de la cuisse de Davis.
Il faut dire que les partisans des Alouettes ont vu l’an dernier que cette équipe n’est vraiment pas la même sans son général en attaque et ils ont frémi, samedi dernier, quand Alexander s’est pris la cuisse après s’être sauvé de la pochette protectrice contre les Stampeders.
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Puis, quand le premier entraînement officiel de l’équipe est arrivé, la plupart des médias montréalais étaient représentés pour surveiller l’entrée en scène du quart à la cuisse d’or. Une station de télé avait même envoyé un représentant des informations générales, au cas où les nouvelles seraient mauvaises.
Non seulement Alexander était présent, mais il n’a pas évité un seul exercice. S’il y a eu quelque chose de différent, c’est peut-être que le numéro 10 a fait un peu plus d’étirements et d’échauffement qu’à l’habitude avant le début officiel de la séance.
Donc, après le premier entraînement de la semaine, Jason Maas et Davis Alexander ont voulu rassurer tout le monde.
Maas a souligné qu’on allait continuer de limiter les jeux où Alexander devait mettre du stress sur sa cuisse convalescente, en tenant compte qu’il doit le faire de toute façon face à la pression de l’adversaire. Donc, on ne l’exposera pas volontairement, en plus.
Alexander lui, a dit que, malgré son geste, il n’a jamais été vraiment inquiet.
« Ce qui est arrivé la semaine dernière ne m’a pas vraiment effrayé. Je savais que j’allais retourner dans le match et que ce n’était rien comme l’an dernier. »
Il a presque dit qu’il s’y attendait un peu.
Au cours de la semaine avant le match, il n’avait pas apporté autant d’attention à sa cuisse que lors des semaines précédentes. Il avait été blessé à la cheville contre Ottawa, et ce malaise a retenu l’attention plutôt que la cuisse.
Vous pouvez parier que ça ne se reproduira plus.
PLACE AU DEUXIÈME MATCH DU PROGRAMME DOUBLE
Au baseball, on a souvent dit que les programmes doubles étaient faits pour être partagés, c’est-à-dire que, la plupart du temps, chaque équipe allait gagner un des deux matchs.
Cette année, les Alouettes vont vivre trois programmes doubles version football ou, si vous préférez, des séries aller-retour avec deux matchs consécutifs contre la même équipe.
Cette semaine, ils complètent leur série contre les Stampeders et plus tard cette saison, ils disputeront des séries semblables face aux Lions et aux Roughriders.
Jason Maas aime bien cette bizarrerie du calendrier, particulièrement cette année où les trois programmes doubles commencent à domicile, permettant à son équipe d’être un peu mieux reposée que l’adversaire.
Ces programmes doubles enlèvent aussi un peu du fardeau mental sur les joueurs et les entraîneurs, puisqu’ils n’ont pas à reprendre la préparation à zéro.
Mais, ce n’est pas tout le monde qui est aussi positif face à ces séries.

En 2026, les Alouettes vont vivre trois séries aller-retour avec deux matchs consécutifs contre la même équipe. La première prendra fin ce samedi, contre les Stampeders, à Calgary (Minas Panagiotakis/LCF.ca)
Certains diront qu’il est difficile de battre la même équipe deux fois d’affilée, particulièrement au football.
Toutes les équipes de la Ligue, sauf les Argonauts de Toronto, devront vivre des programmes doubles cette saison. Les Alouettes, les Elks et les Roughriders devront vivre l’expérience à trois occasions cette année.
Et, combien de fois avez-vous entendu qu’on « prépare le prochain match » quand des escarmouches éclatent en fin de rencontre?
D’accord, c’est plus une tradition de hockey que de football, mais ça arrive qu’on veuille venger des coups qui ont échappé aux officiels dans le premier affrontement, où si on juge que la pénalité n’était pas assez sévère.
Si j’étais Micah Awe, je me méfierais un peu après son plaqué tardif contre Vernon Adams Jr. la semaine dernière…
*Ellis Valentine était un des joueurs les plus talentueux des Expos de la génération de Gary Carter et d’Andre Dawson. Après trois saisons extrêmement prometteuses, il est souvent blessé, dont une blessure à la fesse qui l’empêche de participer à la course au championnat de 1980. Plus tard dans sa carrière, on apprendra que la consommation de drogues, plutôt que sa blessure à la fesse, l’avait empêché d’atteindre son plein potentiel. Sa fesse a cependant été immortalisée par l’excellent journaliste Serge Touchette, qui a écrit un livre sur l’épopée des Expos, intitulé : « La fesse d’Ellis Valentine et 75 autres bonnes histoires des Expos. »