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MONTRÉAL – Vendredi soir, par une belle veillée chaude et collante montréalaise, les Elks d’Edmonton (2-6) rendaient visite aux Alouettes de Montréal (5-4). Un match serré jusqu’à la fin, mais les Elks ont finalement eu gain de cause… par un cheveu.
À travers cette victoire spectaculaire de 23-22 d’Edmonton, des retrouvailles avaient lieu au Stade Percival-Molson. Vous l’avez sans doute lu, vu et entendu toute la semaine, mais le quart Cody Fajardo, celui qui a mené les Als à la conquête de la Coupe Grey en 2023, était de passage. Cette fois-ci avec un autre maillot.
Malgré l’aura de héros autour de Fajardo, personne ne lui a fait de cadeau pour autant. Ni les joueurs ni la foule. Et elle était bruyante cette foule. Surtout à la fin du match, lorsque les Als menaient par cinq points avec un peu plus d’une minute à faire.
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Des gens partaient, pensant peut-être que la victoire était acquise pour leurs favoris. À 22-17, avec une grosse minute au cadran ? Et dans la Ligue canadienne de football ? C’est amplement de temps pour regretter d’être parti avant la fin. Ou pas, puisque les Oiseaux ont encore une fois échappé la victoire en fin de match.
En effet, Fajardo a profité de sa dernière séquence à l’attaque pour décocher une passe vers Kaion Julien-Grant et marquer le touché de la victoire. Le duo venant ainsi assommer les partisans, leurs anciens coéquipiers et, de surcroît, les têtes dirigeantes qui les ont laissé partir.
« Nous comprenions à quel point ce match était important et à quel point nous affrontions une excellente défense », explique Cody Fajardo, lui qui a complété 27 de ses 38 passes, pour des gains de 289 verges et deux touchés.
« Je crois que cette victoire aidera notre équipe. Nous avons une formation talentueuse et nous avons été près de plusieurs victoires », poursuit-il. « J’ai dit aux gars “vous savez quoi ? Nous sommes souvent près de la victoire, alors allons la chercher celle-là.” »
Et c’est ce qu’ils ont fait, rappelant la fin de match des Als, un certain soir de novembre 2023, lorsque Fajardo a lancé la passe de la victoire à Tyson Philpot, pour s’emparer de la coupe.
« Lorsque je suis sauté sur le terrain, je me disais que la Coupe Grey était un plus gros match que celui-ci », dit Fajardo. « C’est sûr que je ressentais la pression d’un match de la Coupe Grey ce soir, mais je me suis servi de cette expérience. »
« Je disais toujours aux gars à Montréal que je me battrais jusqu’à la fin et c’est ce que j’ai fait ce soir avec mon groupe. »
« Je vais me souvenir de ce match, ce soir, pour un bon moment. La Coupe Grey est mon souvenir numéro un, mais la victoire de ce soir est vraiment bonne deuxième. »
Avec maintenant une fiche de deux victoires et de six défaites, les Elks ont encore énormément de chemin à parcourir pour espérer être des éliminatoires, mais comme le dicton « Un match à la fois » est toujours de mise, les hommes de Mark Kilam poursuivront le travail.
« Je suis vraiment content pour les gars », dit le 25e entraîneur-chef de l’histoire d’Edmonton. « Nous avons souvent été dans le siège du conducteur, échappant la victoire à la toute fin. Ce soir, ce n’est pas arrivé. »
« Les joueurs y ont toujours cru », poursuit Kilam. « Je crois que l’interception pour un touché de Tyrell Ford avant la mi-temps a mis du feu dans la cheminée. Nous étions amorphes et ça nous a réveillés. »
« Nous avons amorcé la deuxième demie avec force et nous avons fait les jeux que nous devions faire. Je suis vraiment heureux pour les numéros 7 et 11. »
Il parle bien sûr de Fajardo et de Julien-Grant. Parions que l’équipe au grand complet voulait la victoire non seulement pour le classement, mais pour leurs coéquipiers. C’est toujours comme ça dans le sport professionnel, dans ce genre de situation. Et pour l’ultime sport d’équipe qu’est le football, c’est un sentiment encore plus fort.
« Ce sont des batailleurs, ce sont des professionnels », dit Kilam, à propos de Fajardo et de Julien-Grant. « Il y avait plusieurs points d’interrogation autour de ces deux-là, autour de notre équipe, au courant de la semaine. Cody qui revient, notre attaque qui en arrachait… Mais Kaion a rebondi par rapport à son match de la semaine dernière. »
En effet, il n’avait attrapé que deux ballons pour 42 verges de gains et aucun touché. Julien-Grant a terminé le match de vendredi soir à Montréal avec cinq réceptions, 45 verges de gains, mais cette fois-ci, deux touchés, dont celui de la victoire.
Dans l’Ouest, les Elks ont du pain sur la planche
OK, rappelons-le, un match à la fois, toujours un match à la fois.
Avec quatre petits points au classement et dans une division Ouest qui ne fait jamais de cadeau à quiconque ose s’y aventurer, les Elks devront trimer dur pour arriver à remonter leur saison.
La victoire de ce soir donne évidemment beaucoup d’énergie.
« On a travaillé fort, on n’a jamais lâché », dit le botteur des Elks Vincent Blanchard. « On a prouvé qu’on pouvait compétitionner contre n’importe qui et il faut simplement continuer comme ça. »
« Le groupe d’entraîneurs nous aide beaucoup, nous donne du jus pour continuer malgré tout. Tout le monde veut changer la dynamique des choses et ce soir ça va nous aider pour la suite. »
Et « coach » Kilam, le mot de la fin ?
Ce sera pour une autre fois puisqu’il est déjà reparti vers Edmonton, préparer le match de la semaine prochaine face aux Argonauts de Toronto.