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27 juillet 2026

3 tendances semblent façonner la saison 2026 de la LCF

La Presse Canadienne

TORONTO – La semaine 8 étant terminée, les neuf équipes de la Ligue canadienne de football (LCF) ont disputé au moins six matchs.

Chaque club a donc atteint le cap du tiers de ses matchs joués, et des tendances intéressantes commencent à se dessiner.

Certains développements sont prévisibles. Par exemple, les Roughriders de la Saskatchewan semblent bien placés pour tenter de remporter une deuxième Coupe Grey consécutive, même après un revers serré aux mains des Elks d’Edmonton jeudi dernier. Quant aux Alouettes de Montréal, finaliste lors du match de la 112e Coupe Grey l’an dernier, l’équipe s’annonce redoutable après avoir porté sa série de victoires à quatre matchs à la suite de son triomphe de 31-18 contre les Tiger-Cats de Hamilton, dimanche.

Voici trois autres tendances qui semblent se développer en 2026, présentées sous forme d’archétypes.

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LE NOUVEAU JOUEUR


En 2026, un nouveau joueur tente de bouleverser l’ordre établi : les Elks d’Edmonton. Et ils sont une équipe à prendre au sérieux.

Les Elks ont vraiment envoyé un message aux autres clubs du circuit, jeudi. Non seulement leur victoire de 36-34 a-t-elle porté leur fiche à 6-1 en 2026, mais ce triomphe a été mérité contre les Roughriders, champions en titre, d’une manière totalement inattendue.

Avant jeudi, la Saskatchewan n’avait concédé que quatre touchés par la passe lors de ses cinq premiers matchs et limitait ses adversaires à 266,6 verges par la passe en moyenne par match. Alors, qu’ont fait le quart-arrière Cody Fajardo et l’attaque des Elks? Ils ont littéralement réduit en miettes la meilleure défense contre la passe de la LCF, totalisant 510 verges par la passe et quatre passes de touché, dans l’une des performances les plus impressionnantes de la saison.

Les Elks prouvent qu’ils peuvent gagner de mille et une façons. Auparavant, le demi offensif Justin Rankin, grand favori pour le titre de joueur par excellence George-Reed, dominait les défenses adverses. Mais il bien a contenu lors de ses deux derniers matchs, ce qui a forcé la défense des Elks (lors de la semaine 7 contre les Lions de la Colombie-Britannique) et, plus récemment, l’attaque aérienne de l’équipe à devenir des facteurs décisifs.

En route vers une fiche de 6-1, Edmonton a remporté des victoires impressionnantes contre Montréal, Winnipeg et la Saskatchewan. Nous sommes impatients d’assister à la revanche entre les deux clubs, ce samedi, au stade du Commonwealth.

LES GÉANTS ENDORMIS


Un rapide coup d’œil au classement ne vous incitera peut-être pas à être particulièrement optimiste quant aux chances des Stampeders de Calgary de remporter les grands honneurs cette année. Avec une fiche de 3-4 et au quatrième rang de la division Ouest, les Stampeders ne semblent pas être une équipe discrète, mais puissante, sur le point de prendre son envol. Pourtant, une analyse plus attentive révèle une équipe de Calgary à suivre de près à l’approche de la mi-saison.

Après leur impressionnante victoire de 52-30 contre les Blue Bombers au Princess Auto Stadium, les Stampeders sont l’équipe la plus prolifique de la Ligue avec une moyenne de 39,7 points par match. Le quart-arrière Vernon Adams Jr. domine la LCF avec 20 passes de touché sans interception depuis le début de la saison. Et si l’on remonte à l’an dernier, Adams a réussi 23 passes de touché consécutives sans se faire intercepter. Ces deux performances constituent de nouveaux sommets personnels.

De plus, le demi offensif Dedrick Mills est en tête de la Ligue avec 584 verges au sol, tandis que les receveurs Jalen Philpot, Tevin Jones et Dejon Brissett comptent tous au moins quatre touchés sur des réceptions. Cette attaque n’a pas dépassé la barre des 30 points qu’une seule fois cette saison, et c’était lors de la semaine 1.

Bien sûr, il y a des points à améliorer. Calgary encaisse en moyenne 34,9 points par match, et l’équipe sait que c’est trop. Mais avec un écart cumulé de seulement 18 points lors de leurs quatre défaites, les Stampeders ont été proches de la victoire lors de chaque match. Avec une attaque aussi performante, affronter Calgary représente un véritable défi chaque semaine.

LES ROIS DES AIRS


Nous ne savions pas à quoi ressembleraient les Argonauts de Toronto sous la direction du nouvel entraîneur-chef, Mike Miller. Dirigés par Ryan Dinwiddie depuis 2019, les Argonauts avaient adopté la personnalité de leur entraîneur, du moins en attaque. Excellent passeur à l’université, Dinwiddie et ses équipes adorent le jeu aérien. Preuve en est : Toronto a dominé la Ligue l’an dernier avec 678 tentatives de passe et 485 passes complétées.

En 2026, sous la direction de Miller, rien n’a changé, même si Dinwiddie est maintenant avec le ROUGE et NOIR. Après sa victoire de 26-12 contre les Lions, samedi, Toronto mène la Ligue avec 263 tentatives de passe et 184 passes complétées. Ils sont donc en voie de terminer la saison avec des statistiques similaires à l’an dernier.

Que ce soit Chad Kelly, qui a quitté le match de samedi en première demie en raison d’une blessure, ou Nick Arbuckle au poste de quart-arrière, une chose est sûre : les Argonauts vont privilégier le jeu aérien. Chez les receveurs, Makai Polk domine la LCF avec six touchés sur des réceptions, Tyler Kahmann en compte cinq, et David Ungerer III et Kevin Mital en ont chacun quatre.

Avec Damonte Coxie, on compte cinq receveurs ayant cumulé 374 verges sur des réceptions ou plus, ce qu’aucune autre équipe ne peut revendiquer. En fait, l’équipe la plus proche dans cette catégorie n’en compte que trois. Tout comme les Stampeders, les Argonauts, avec une fiche de 3-4, doivent encore améliorer certains aspects de leur jeu. Mais leur attaque aérienne est impressionnante et leur permet de s’imposer comme les rois des airs.

D’après une chronique de Pat Steinberg publiée sur CFL.ca.