Menu
22 juillet 2026

5 éléments à surveiller au cours du deuxième tiers de la saison

La Presse Canadienne

TORONTO – Voici le deuxième tiers de la saison 2026 dans la Ligue canadienne de football (LCF).

Alors que la plupart des neuf clubs du circuit ont atteint la barre des six parties cette saison (la Saskatchewan et la Colombie-Britannique y parviendront cette semaine), nous pouvons faire le point sur ce que nous avons vu jusqu’à présent.

Le premier tiers de la saison nous a donné matière à réflexion, c’est certain.

Mais c’est du football. Il faut continuer à regarder vers l’avant.

Avec six matchs supplémentaires qui nous amèneront aux deux tiers de la saison régulière, voici cinq points à surveiller dans ce que l’on pourrait considérer comme le deuxième acte de la campagne 2026 de la LCF.

LIENS CONNEXES
» 4 observations après le premier tiers de la saison
» Plus de nouvelles et de chroniques de la Ligue canadienne de football (LCF)

DÉ-FENSE! DÉ-FENSE! DÉ-FENSE?


Le premier tiers de saison a été généralement difficile pour les défenses de la LCF, les attaques ayant pris le contrôle des matchs dès la semaine 1.

Dans le prochain tiers du calendrier régulier, il sera intéressant de voir si les défenses parviendront à mieux contenir les attaques adverses.

Après la semaine 4, la moyenne de verges nettes par match à l’échelle de la ligue était de 819. Après la semaine 7, elle avait diminué d’une verge, pour atteindre 818.

Verges par la passe? 655 par match après la semaine 4, puis légèrement en baisse à 648 après la semaine 7.

Les verges au sol par match étaient de 193 après la semaine 4 et ont atteint 200 à la fin de la semaine dernière.

D’autres statistiques comparatives entre la semaine 4 et la semaine 7 montrent que le nombre de sacs est passé de 3,3 à 3,6 par match, le nombre de revirements de 3,1 à 3,6 par match et le pourcentage de séquences offensives menant à un touché a diminué de 25 % à 23 %.

On compte déjà 21 joueurs de la semaine en 2026, dont 19 joueurs offensifs. Rien d’étonnant, vu le nombre de performances remarquables observées depuis le début de la campagne. Les deux seuls joueurs défensifs nommés l’ont été lors de la semaine 1, aussi incroyable que cela puisse paraître.

Les défenses parviendront-elles à s’imposer dans le prochain tiers de la saison?

PROUVER QU’ILS ONT RÉELLEMENT LEUR PLACE AU SOMMET


Nous avons déjà soutenu dans une chronique la semaine dernière que les Elks d’Edmonton ont démontré qu’ils sont de sérieux prétendants à la coupe Grey en 2026.

Mais nous comprenons que plusieurs restent sceptiques. Les Elks auront l’occasion de dissiper tous les doutes lors des prochaines semaines.

Avec une fiche de 5-1 et en tête de la division Ouest, et une défense en pleine forme (qui s’est hissée au premier rang de la LCF après la semaine 7), les Elks de 2026 suscitent un nouvel espoir après cinq saisons sans participation aux éliminatoires.

Au cours des deux prochaines semaines, les Elks affronteront les Roughriders de la Saskatchewan, champions en titre de la Coupe Grey, à l’étranger puis à domicile, dans deux matchs cruciaux qui serviront de véritables tests.

La semaine d’après? Les Elks se rendront à Montréal.

Ainsi, de grands défis attendent les Elks dans cette période intermédiaire, avec comme point culminant le traditionnel affrontement de la fin de semaine de la fête du Travail OK Pneus, à Calgary.

Ils auront l’occasion de transformer leur optimisme en une véritable conviction.

TRE FORD : L’EFFET MILANOVICH


Nous connaissons tous l’histoire du quart-arrière ultra-athlétique des Tiger-Cats.

Une ascension fulgurante jusqu’au poste de partant à Edmonton, suivie d’une chute la saison dernière, avant de signer un contrat à Hamilton comme joueur autonome durant la saison morte.

Tout au long de ce parcours, des performances prometteuses, suivies de reculs.

Maintenant, avec une nouvelle chance de s’imposer comme quart-arrière partant chez les Tiger-Cats, Tre Ford réussira-t-il à la saisir?

Lors de la victoire de Hamilton contre Toronto lors de la semaine 7, le quart-arrière de 28 ans nous a rappelé à quel point son talent est exceptionnel, esquivant les plaqués des Argonauts pour accumuler 109 verges au sol, dont plusieurs après des esquives spectaculaires.

Mais qu’en est-il du reste?

Les difficultés rencontrées par Ford par le passé n’étaient pas liées à sa capacité à courir avec le ballon, mais plutôt à son jeu aérien constant; à sa lecture du jeu et à ses réflexes.

Il sera intéressant de voir ce qu’il deviendra sous la tutelle de Scott Milanovich, entraîneur-chef des Tiger-Cats et expert reconnu des quarts-arrière, qui a récemment mené le vétéran Bo Levi Mitchell à un niveau où il jouait sans doute le meilleur football de sa carrière.

Milanovich possède un impressionnant historique en tant qu’entraîneur de quarts-arrière.

Pourra-t-il ajouter Ford à sa feuille de route?

IL EST TEMPS DE SE RELEVER


La Coupe Grey n’a jamais été remportée en milieu de saison. Mais une équipe peut la perdre durant cette période si elle ne fait pas attention.

Quatre clubs doivent absolument redresser la barre lors des six prochains matchs, prendre des mesures pour rester dans la course aux éliminatoires et, idéalement, commencer à monter en puissance d’ici la fin de ce tiers de saison.

Le ROUGE et NOIR d’Ottawa (0-6) est l’équipe qui a le plus besoin de passer à la vitesse supérieure. Selon le point de vue, ils ont été soit à deux doigts de trouver leur rythme, soit désespérément incapables d’y arriver.

Les Lions de la Colombie-Britannique (1-4) et les Argonauts de Toronto (2-4) ont pleinement profité de leur « été de l’Odyssée », passant le premier tiers de la saison loin de leur terrain habituel. Dans ce prochain tiers de la campagne, les deux équipes joueront enfin à domicile : les Lions accueilleront les Argonauts ce samedi au BC Place, et Toronto retournera au BMO Field, après une semaine de congé, lors de la semaine 10.

Il sera intéressant de voir ce que le quart-arrière Chase Brice pourra apporter aux Lions, puisqu’il remplace Nathan Rourke, blessé à l’épaule et absent pour une durée indéterminée.

Les Stampeders de Calgary (2-4) se sont tout juste insérés dans ce groupe, mais les voici, derrière la Saskatchewan, Edmonton et Winnipeg, après avoir perdu deux matchs serrés contre les redoutables Alouettes de Montréal.

Qui réussira à trouver son rythme dans cette période cruciale de la saison?

COMBIEN DE TEMPS ÇA VA DURER?


C’est incroyable que non pas un, mais deux quarts-arrière partants aient réussi à atteindre ce stade de la saison sans la moindre interception.

À eux deux, Davis Alexander (216) de Montréal et Vernon Adams Jr. (182) de Calgary ont lancé un total de 398 passes cette saison, sans la moindre interception.

Pas une seule mauvaise décision (enfin, aucune qui ait été coûteuse), pas une seule passe improbable qui rebondit des mains d’un receveur pour atterrir dans les bras d’un joueur défensif qui rôdait à proximité. Rien!

Alexander a lancé 45 passes de plus de 20 verges. Adams? 28.

Un passage de la sorte sans interception peut vraiment améliorer l’indice d’efficacité d’un quart-arrière. Adams est en tête des quarts-arrière actifs avec 125,9, tandis qu’Alexander se classe deuxième avec 120,5.

Il y a de fortes chances que l’un ou l’autre, voire les deux, voient l’une de leurs passes être interceptées lors des six prochains matchs. Mais, en attendant, ces incroyables séries seront suivies de près.

Ces deux joueurs parviendront-ils à conserver leur invincibilité durant le deuxième tiers de la campagne?

D’après une chronique de Don Landry publiée sur CFL.ca.