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20 juillet 2026

Bourbonnais : Le chemin vers la victoire a été encore une fois rocailleux pour Montréal

Leah Hennel/LCF.ca

MONTRÉAL – Le dicton veut qu’il soit difficile de battre la même équipe deux semaines de suite dans la LCF. Donc chapeau aux Alouettes, puisque c’est exactement ce qu’ils viennent de faire aux dépens des Stampeders de Calgary, une équipe que j’estime hautement en ce début de saison.

Toutefois, le chemin vers la victoire a été, encore une fois, rocailleux.

En avance 22-0 avec 1 m 33 s à jouer en première demie, le match semblait déjà terminer. Calgary cumulait à ce moment quatre petits premiers essais et n’avait confié le ballon à Dedrick Mills, son demi offensif étoile, qu’à cinq reprises pour des courses.

C’est lors de la dernière possession des Stamps en première demie que le vent s’est mis à tourner.

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Calgary a inscrit un placement dans les derniers instants de la première demie, en plus de marquer un touché pour lancer le troisième quart. Montréal a été victime d’une double trempette, ou « double dip » pour les intimes. Si le malaise n’était pas aussi flagrant que lorsque cette pratique est opérée autour d’une assiette de crudités, reste que c’était l’étincelle nécessaire pour relancer la formation de Dave Dickinson.

En deuxième demie, Calgary a fait un meilleur boulot en remettant le ballon à outrance à Dedrick Mills, qui a été le moteur de l’attaque.

Mais si les Stamps ont pu croire en leurs chances de gagner jusqu’à la toute fin, ce n’est pas seulement en raison de la tenue incroyable de son porteur de ballon. C’est aussi parce que les Alouettes leur ont ouvert la porte. Rapidement, on peut penser au revirement sur essai causé par une faufilade ratée par Travis Theis et l’attaque montréalaise à sa propre ligne de 15. L’exécution n’a tout simplement pas été au rendez-vous.

Il faudrait toutefois être lunatique pour critiquer le choix de jeu. La décision a été de faire confiance à la meilleure unité de l’équipe, l’attaque, plutôt que de dégager le ballon et de mettre le sort de l’équipe entre les mains d’une défense qui venait d’accorder trois touchés en quatre séquences. Évidemment, ça serait facile de critiquer ce choix une fois le résultat du jeu connu, mais vous commencez à me connaître, ce n’est pas mon genre.

Ajoutez à ces erreurs les cafouillages sur les retours de botté (vivement le retour au jeu de Devonte Dedmon!), le converti raté à la toute fin et le botté d’envoi envoyé au fond de la zone des buts par José Maltos Diaz, qui a donné un positionnement avantageux aux Stampeders pour leur dernière séquence.

Finalement, c’est une bête erreur de protection de ballon d’Erik Brooks qui aura permis aux Alouettes de mettre fin au débat. Comme on dit, ce n’est pas comment, mais combien, et les Alouettes ont maintenant un dossier de 5-1.

LA VENGEANCE EST DOUCE 

Patrick Doyle/LCF.ca

Quel était l’événement sportif le plus attendu dimanche? Un tournoi de soccer jouait apparemment sa grande finale quelque part aux États-Unis. Personnellement, j’étais plus intéressé par ce qui se passait au nord de la frontière, à Ottawa plus précisément!

Trois semaines après avoir été échangé du ROUGE et NOIR aux Blue Bombers, Dru Brown voulait obtenir sa revanche sur Ryan Dinwiddie, qui lui a préféré Jake Maier comme quart-arrière partant au camp d’entraînement. Malgré un début de match difficile, Brown a orchestré une remontée de 17 points pour forcer la prolongation et finalement l’emporter dans la première séance de barrage de l’histoire de la LCF.

S’il est vrai que la vengeance est un plat qui se mange froid, je parie qu’on a seulement servi des sandwichs et des craquelins à Brown sur le vol de retour.

Avec ce résultat, Ottawa présente un dossier de 0-6. Les éliminatoires ne sont maintenant plus qu’un rêve loufoque pour cette équipe, malheureusement.

DURS COUPS POUR LES LIONS ET LES ARGOS

La Colombie-Britannique et Toronto se sont chacun pris une claque au visage en fin de semaine.

Les Lions ont perdu les services de leur quart-arrière vedette, Nathan Rourke, dès leur première séquence à l’attaque. L’épaule gauche semble être la zone touchée. On ignore pour l’instant combien de temps Rourke sera tenu à l’extérieur du terrain, mais avec une fiche de 1-4, la Colombie-Britannique est déjà en retard sur ses rivaux de l’Ouest.

Les Argonauts, eux, n’ont qu’eux-mêmes à blâmer. La défense torontoise a encore prouvé qu’elle était une passoire en accordant 327 verges d’attaque au quart-arrière Tre Ford, qui, je dois l’avouer, a su tirer son épingle du jeu à quelques reprises.

La vraie tragédie réside toutefois sur les deux bottés de précision ratés par le botteur de Toronto Lirim Hajrullahu, dont celui pour la victoire sur 31 verges lors des dernières secondes du match.

Les Argonauts n’ont pas su profiter du mauvais début de saison d’Ottawa et de la blessure à Bo Levi Mitchell (Hamilton) pour s’imposer comme la deuxième meilleure équipe de l’Est.

La preuve est encore faite que les Alouettes pourraient ne jamais être réellement ennuyés au sein de leur division.