Kevin Sousa/LCF.ca
MONTRÉAL – Le premier week-end d’activités de la saison 2026 a été à la hauteur des attentes.
Tous les matchs se sont terminés par une seule possession d’écart; deux d’entre eux se sont conclus sur un botté de précision victorieux, dont un en prolongation. Ajoutez à ça plusieurs jeux spectaculaires. Bref, belle façon de donner le ton!
Les Alouettes et les Tiger-Cats avaient l’honneur de lancer les hostilités jeudi soir à Hamilton. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça été un drôle de match pour Montréal.
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C’est l’indiscipline qui a donné le ton à cette rencontre. Les Alouettes ont été pénalisés 10 fois pour 113 verges de pénalité en première demie, dont un appel de 45 verges contre Lorenzo Burns sur la toute première séquence du match. Ces chiffres ne sont pas acceptables. Bien que ça se soit replacé en deuxième demie, c’est une facette qu’il faudra garder à l’œil au cours des prochaines semaines, question de voir si une tendance s’installera.
La troupe de Jason Maas nous a démontré qu’elle faisait preuve du même caractère qu’au cours des dernières saisons en comblant des retards de 10 et 14 points, en plus de créer l’égalité en fin de match avant de l’emporter en prolongation.
Quelques joueurs se sont mérité un collant dans leur cahier à la suite de leur performance, Davis Alexander en tête de ligne. En l’espace de quelques minutes, il a perdu son demi offensif partant (Travis Theis, qui était lui-même là en remplacement de Stevie Scott), un de ses meilleurs receveurs (Cole Spieker) et son joueur de centre (Justin Lawrence).
Malgré tout, il a gardé son sang-froid et a livré une performance digne de sa réputation. Plus de 300 verges par la passe, deux touchés et, surtout, aucun revirement. J’ai aimé voir un Alexander qui ne forçait pas les passes profondes inutilement et qui n’a pratiquement pas couru avec le ballon (une seule course), la dernière remarque en lien avec son historique médical, bien sûr.
Le numéro 10 a enfilé toute une passe à Tyler Snead au deuxième quart pour sa première passe de touché de la saison. Sur sa deuxième passe de touché, il a offert un excellent placement de ballon à Tyson Philpot, qui peut déjà poser sa candidature pour l’attrapé de l’année! Le quart-arrière des Alouettes a maintenant remporté les 12 premiers départs de sa carrière en saison régulière et il est une inspiration pour ses coéquipiers. Certains d’entre eux m’ont même envoyé des messages après le match pour vanter son aura.
L’autre héros du match était beaucoup moins attendu. Intégré tranquillement à l’alignement en 2025, Robert Kennedy n’avait rien d’une vedette avant cette rencontre. Pourtant, c’est lui qui a été la bougie d’allumage des Alouettes en deuxième demie. Alors que Hamilton menait par 14 et avait la possession du ballon près du mi-terrain, Kennedy a intercepté l’offrande de Bo Levi Mitchell et a terminé sa course dans la zone des buts avec un touché. Comme si ce n’était pas assez, c’est Kennedy qui a provoqué l’échappé de Keric Wheatfall en prolongation, offrant la chance à Jose Maltos-Diaz de réussir le placement victorieux.
Un premier match, ce n’est pas toujours chic, et les Alouettes l’ont bien compris. Malgré une sortie remplie de hauts et de bas, c’est la victoire qui compte et Montréal est allé la chercher sur le terrain d’un adversaire qui devrait être impliqué dans la course pour le 1er rang dans l’Est jusqu’à la toute fin.
TROP TÔT POUR PANIQUER À OTTAWA?
Les partisans du ROUGE et NOIR se sont fait faire toutes sortes de promesses durant la saison morte. L’arrivée de Ryan Dinwiddie en tant qu’entraîneur-chef et directeur général devait amener un vent de changement et de renouveau au sein de cette organisation qui, je le rappelle, n’a participé qu’une seule fois aux éliminatoires depuis 2019.

Chris Tanouye/LCF.ca
Je ne suis pas en train d’appuyer sur le bouton panique. Pas après un seul match. Mais celui-ci m’a déçu, quand même. Samedi, lors de la visite des Elks d’Edmonton, Ottawa a été déclassé. Disputé dans un déluge, le match a commencé tranquillement pour les deux équipes.
Puis il y a eu cette tentative de faufilade du quart du nouveau venu Max Duggan, qui a échappé le ballon, ouvrant la porte à Edmonton. Le jeu a tellement été un échec flagrant que Dinwiddie n’a même pas osé réutiliser la faufilade du match. Ça ne pourra pas rester comme ça. La faufilade du quart est un jeu de base du football canadien. Aucune équipe ne peut aspirer à quoi que ce soit si ce jeu sort du cahier de l’entraîneur. S’en sont suivi d’autres revirements qui ont permis aux Elks de mettre le match hors de portée. Ottawa a tenté une remontée tardive, mais trop peu trop tard.
Comment a été Jake Maier à son premier départ comme quart-arrière avec le ROUGE et NOIR? J’ai envie de dire qu’il a été fidèle à ce qu’il était à l’époque où il était le partant à Calgary : limité. Je comprends que c’est un premier match avec une nouvelle équipe et que les conditions météo étaient minables, mais reste que Maier est incapable d’être menaçant dans les zones profondes et qu’il a beaucoup de mal à s’adapter quand le jeu ne débute pas comme prévu. À vrai dire, samedi, Ottawa était incapable d’enchainer des jeux positifs consécutifs.
Comme mentionné plus haut, attendons avant d’appuyer sur le bouton panique. La saison est encore jeune, mais je commence déjà à penser que Dru Brown pourrait obtenir du temps de jeu plus tôt que tard.