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17 avril 2026

Christian Veilleux : Le parcours en dents de scie d’un prodige

Georgia State Athletics

OTTAWA – Si vous suivez le football amateur canadien, le nom Christian Veilleux vous dit probablement quelque chose. Quart-arrière franco-ontarien prodige, celui-ci fait parler de lui depuis l’adolescence.

À seulement 15 ans, il recevait sa première offre pour jouer en division 1 de la NCAA. À 17 ans, il s’engageait avec la réputée Université Penn State, une bourse d’études « Full Ride » en poche. À ce stade-ci de sa carrière, plusieurs observateurs le croyaient destiné à un poste dans la NFL. À six pieds, quatre pouces et plus de 200 livres, il possédait certainement le physique de l’emploi.

Les années qui ont suivi se sont toutefois révélées plus ardues que prévu pour le natif d’Orléans, dans la région d’Ottawa. Après deux transferts d’université et plusieurs milliers de kilomètres parcourus, Veilleux s’est rendu à Edmonton, en mars dernier, pour prendre part au camp d’évaluation de la LCF, désireux de prouver qu’il est toujours le quart-arrière empli de promesses d’il y a quelques années.

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« J’ai vraiment aimé mes années à Penn State », mentionne d’entrée de jeu Veilleux, en entrevue avec LCF.ca. « Je me suis fait des amis que je vais garder pour la vie. Juste m’ajuster à l’école, ç’a pris sept ou huit mois. J’étais le troisième quart quand je suis arrivé, puis vers la moitié de la saison je suis devenu le deuxième. »

Veilleux a obtenu du temps de jeu en fin de campagne, complétant 16 de ses 26 passes pour 238 verges et trois touchés, dont un de Malick Meiga, receveur québécois lui aussi admissible au repêchage de la LCF cette année.

Après ses succès en fin de saison, Veilleux était confiant l’approche de l’an 2. Il était le numéro deux dans la hiérarchie de Penn State, et devait être le futur remplaçant du quart-arrière Sean Clifford, qui en était à sa dernière saison.

C’est à ce moment que le chemin de Veilleux, qui semblait tout tracé, a bifurqué dans une direction inattendue.

« Il y a un jeune, Drew Allar, qui est arrivé. Il avait beaucoup de hype derrière lui. Dès que je l’ai vu lancé, je me suis dit qu’il allait être dans la NFL un jour. Donc, j’étais le réserviste, mais j’allais être en compétition avec Drew. »

Georgia State Athletics

Au terme du camp d’entrainement, Veilleux a été relégué au troisième échelon de la hiérarchie, ses chances de voir du terrain diminuant ainsi grandement. C’est ainsi qu’il a pris la décision de faire son entrée dans le portail des transferts de la NCAA, se joignant peu de temps après aux Panthers de l’Université de Pittsburgh.

Veilleux a fait office de réserviste à son arrivée dans la ville de l’acier, mais il a obtenu son premier départ dès la semaine 7. Les choses se sont bien déroulées, mais, là encore, les dieux du football lui ont mis des bâtons dans les roues.

« Mon premier match comme partant c’était contre Louisville, qui étaient invaincus et classé numéro 15 dans tout le pays. On les a battus », raconte le quart-arrière, qui a récolté deux passes de touché dans la victoire. « On a plus gagné un autre match par la suite. Au dernier match, contre Syracuse, je me suis fait retirer de la partie. »

Au terme de cette campagne difficile, les Panthers ont engagé un nouveau coordonnateur offensif, et un nouveau quart-arrière s’est amené dans le giron de l’équipe. Encore une fois, Veilleux voyait sa fenêtre d’opportunité se refermer.

« Je ne voyais pas de futur pour moi là-bas. J’ai suivi les cours qu’il me restait, pour pouvoir obtenir mon diplôme. Après la session du printemps, je suis parti. Georgia State avait une bonne maitrise en immobilier commercial, et j’avais la chance d’arriver et d’être partant dès le départ. »

Veilleux a connu des hauts et des bas lors des deux dernières saisons en Géorgie, complétant 189 de ses 340 passes, pour 2402 verges, 15 touchés et 13 interceptions.

C’est ainsi que s’est conclue la carrière universitaire haute en couleur du passeur canadien.

Le conte de fées qu’on lui annonçait lorsqu’il a fait son entrée à l’Université Penn State ne s’est finalement jamais concrétisé, mais le principal intéressé ne regrette rien de son parcours, et il s’est présenté confiant et forme à Edmonton. Il a bien fait lors des tests individuels, réussissant notamment un temps de 4,13 secondes aux tests des changements de direction et un saut horizontal 10′ 1 1/8″.

« Je trouve que j’ai démontré que je pouvais m’adapter rapidement. J’ai eu beaucoup de plaisir et j’ai rencontré plusieurs gars », a-t-il réagi au terme de la deuxième journée de séances d’entrainement. »

Veilleux devra maintenant attendre le soir du repêchage, le 28 avril, pour savoir si une équipe de la LCF appellera son nom. D’ici là, il pourra s’affairer à ses préparatifs de mariage, lui qui s’est fiancé avec sa copine quelques jours avant le camp d’évaluation!