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5 mars 2026

Alouettes : David Brown assumera un nouveau rôle, afin d’assurer la continuité

La Presse Canadienne

MONTRÉAL – Même en apportant des changements, Jason Maas aime qu’il y ait une certaine continuité. La promotion de David Brown au poste d’entraîneur des joueurs de ligne à l’attaque s’inscrit parfaitement dans cette mouvance.

Maas aime bien garder le même groupe d’entraîneurs année après année. Mais le départ de Greg Quick, qui a accepté le poste de coordonnateur en défense des Argonauts de Toronto, et la retraite de Luc Brodeur-Jourdain l’ont forcé à revoir ses plans. Si le poste de Quick a été comblé par quelqu’un de l’extérieur en A.J. Gass, Maas et Maciocia n’ont pas eu à chercher bien loin pour remplacer ‘LBJ’.

«David a fait tout un travail depuis que nous l’avons embauché il y a deux ans. C’est une éponge, il est très intelligent», a noté l’entraîneur-chef des Alouettes de Montréal lors d’une rencontre avec les médias montréalais dans le vestiaire de l’équipe, au Stade olympique, jeudi.

«Sa transition de joueur à entraîneur s’est faite sans heurt. J’en donne beaucoup de crédit à Luc, qui a vécu la même chose avant lui. Il est prêt pour cette opportunité», a ajouté Maas.

«Pourquoi on irait à l’externe?, s’est demandé Maciocia quand il a su que Brodeur-Jourdain devait renoncer à son poste pour des raisons familiales. Nous avions le candidat parfait sous la main.»

Brown, un jeune entraîneur de 31 ans, était ce candidat idéal. Arrivé chez les Alouettes comme joueur de ligne, il a passé la majeure partie de la saison 2023 sur les lignes de côté à soigner une deuxième sérieuse blessure à un genou. C’est à ce moment que le désir de devenir entraîneur s’est vraiment développé chez lui.

«Quand je jouais, j’ai toujours pensé que j’allais retourner à la maison, à London (en Ontario), pour devenir un enseignant et donner un coup de main à mon alma mater, l’Université Western, a raconté Brown. Mais mes entraîneurs me disaient toujours que je devrais devenir un entraîneur.

«Quand je me suis blessé au genou, j’allais retourner chez moi. Mais Danny m’a alors demandé pourquoi je n’aiderais pas ici. Il m’a dit que, de la façon dont je me préparais comme joueur, je ferais un bon entraîneur. C’est comme ça que ç’a commencé. Tout le monde autour de moi me disait que j’allais être bon. Quand je m’y suis vraiment mis, j’ai adoré ça. C’est le meilleur ‘job’ au monde», a-t-il assuré.

Brown ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Brodeur-Jourdain, qui lui a montré tout ce qu’il savait du métier.

«Dès que je me suis mis en tête de devenir un entraîneur, Luc n’a pas cessé de partager tout ce qu’il a pu avec moi. Ç’a été comme ça les trois années que nous avons travaillé ensemble. C’est mon plus grand mentor dans cette profession», a reconnu Brown.

L’âge n’est qu’un nombre

Ni Maas ni Maciocia n’est inquiet du jeune âge de Brown, dont quelques-uns de ses ouailles seront plus âgés que lui cette saison.

«Ça dépend comment on voit ça. Dans la NFL, il y a des entraîneurs-chefs de 32, 33 ans, a noté Maciocia. Pour moi, l’âge ne veut rien dire. Quand on a amené (le coordonnateur des unités spéciales et l’adjoint à l’entraîneur-chef) Byron Archambault, ç’a bien été.

«On regarde la contribution de David et sa progression dans les deux dernières années, de la façon dont il enseigne. Même à 31 ans, tu vois en lui un entraîneur établi et très compétent. (…) Ses plus grandes forces sont qu’il est travaillant et qu’il sait comment communiquer avec les joueurs. Je pense qu’il a tout un avenir dans le ‘coaching’. Je vois un coordonnateur en lui.»

Aux yeux de Maas, Brown méritait cette opportunité.

«Vous ne savez jamais de quelle expérience vous aurez besoin. Mais de quelle façon vous obtiendrez cette expérience? Il faut que quelqu’un vous donne l’opportunité. Et ce n’est pas comme s’il allait faire ces choses-là pour la première fois; il a déjà tout fait cela avec Luc au cours des dernières années. Je pense qu’ils ont très bien travaillé ensemble et que David a acquis beaucoup d’expérience. Puis, les jours de match, ce sera la même chose. Plusieurs des choses dont il devra s’acquitter cette saison, il les a déjà faites dans le passé.»

Quant à la venue de Gass, le nouvel entraîneur des secondeurs a travaillé avec Maciocia chez les Eskimos d’Edmonton. Une garantie suffisante pour que Maas lui octroie sa confiance.

«Nous avons des standards de qualité. La première chose que nous faisons en amenant de nouvelles personnes est de s’assurer qu’ils entrent dans le moule, qu’ils s’insèrent dans la culture que nous avons développée ici, a souligné Maas. Avec A.J. et Dom (NDLR: Domenico Manno, arrivé en 2021 comme adjoint à l’équipement et qui sera maintenant assistant en attaque), on sait ce qu’on obtient, même chose pour Dave, qui transitionne vers un nouveau rôle. Ces gars comprennent ce qu’on veut.

«Chaque année, on tente de retenir le plus de gens possible. (…) Idéalement, nous aurions gardé tout le monde, mais il y a des opportunités qui s’offrent à certains et, pour d’autres, la vie les rattrape et ils doivent modifier leurs plans, a ajouté l’entraîneur. On leur souhaite la meilleure des chances et on tente de trouver les meilleures personnes pour les remplacer.»

Ainsi, Maciocia et lui sont convaincus d’avoir déniché les perles recherchées.