3 raisons pour lesquelles les Elks sont bien positionnés pour une bonne saison en 2026
Jimmy Jeong/LCF.ca
TORONTO – Les choses ne se sont pas déroulées exactement comme Mark Kilam l’espérait en 2025.
Pour sa première année comme entraîneur-chef des Elks d’Edmonton, son équipe a connu un début de saison difficile (une victoire et six défaites), ce qui l’a handicapée pour le reste de la campagne. Malgré une séquence de six victoires et trois défaites à la fin de l’été et au début de l’automne, les Elks ont raté les éliminatoires pour une cinquième saison consécutive.
L’optimisme est toutefois de mise dans la capitale albertaine à l’aube de la deuxième année de Kilam à la barre des Elks.
« J’ai l’impression qu’en tant qu’équipe, nous avons enfin trouvé notre identité et la façon de la mettre en pratique en deuxième portion de calendrier », a déclaré Kilam à CFL.ca lors des réunions hivernales de la LCF à Calgary, la semaine dernière.
« Nous avons mal commencé la saison, nous étions donc à la poursuite des équipes pendant la majeure partie de celle-ci, mais nous avons adopté cette mentalité. Il nous incombe maintenant de connaître une excellente saison morte et un bon camp d’entraînement pour mieux démarrer la saison 2026. »
Voici trois raisons pour lesquelles Kilam et les Elks sont prêts à franchir une étape importante en 2026.
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UNE ANNÉE DERRIÈRE LA CRAVATE
Après avoir gravi les échelons pendant près de vingt ans avec les Stampeders de Calgary, Kilam a décroché son premier poste d’entraîneur-chef, amplement mérité, en décembre 2024. Et il faut bien l’avouer, l’adaptation à une nouvelle ville, un nouvel environnement, une nouvelle équipe et de nouvelles responsabilités a sans doute été intense.
Mais tout cela appartient désormais au passé, alors que Kilam entame sa deuxième année comme entraîneur-chef à Edmonton.
« Maintenant, je peux me concentrer sur d’autres aspects », a admis Kilam. « Je peux me concentrer sur la façon d’améliorer le camp d’entraînement. Je peux me concentrer sur la façon de structurer l’équipe d’entraîneurs grâce à nos visioconférences pendant la saison morte. »
« Quels seront nos messages clés? Comment allons-nous franchir une nouvelle étape? Comment allons-nous démarrer la saison plus forts? Voilà les choses sur lesquelles je peux me concentrer maintenant, au lieu d’essayer de tout mettre en place dès la première année. »
Comme on l’a constaté pour de nombreux entraîneurs par le passé, la première année à la barre d’un club consiste en grande partie à établir la culture, l’identité et les principes non négociables de l’équipe. Il faut aussi du temps pour que les nouveaux systèmes soient bien assimilés; Edmonton en a introduit trois en 2025. Avec ces bases désormais bien établies, les Elks sont bien placés pour poursuivre leur développement.
DE LA CERTITUDE AU POSTE DE QUART-ARRIÈRE
Tre Ford a amorcé la saison dernière comme quart-arrière partant, les Elks s’étant engagés à donner sa chance à ce choix de premier tour au repêchage de la LCF en 2022. Mais après un début de saison difficile (1-4), Edmonton a confié le ballon à Cody Fajardo à la fin juillet et n’a plus jamais regardé en arrière.
Fajardo a été partant lors de 13 matchs, totalisant 3408 verges par la passe et 14 passes de touché, avec un taux de passes complétées de 73,2 % – il a seulement devancé par le quart-arrière de la Saskatchewan, Trevor Harris.
« Notre attaque a été complètement transformée lorsqu’il a pris les rênes », a déclaré Kilam. « Et ce n’était pas qu’une question de temps. C’était perceptible à l’entraînement, en salle de réunion, et c’est l’effet global de son leadership et de son expérience qui a vraiment transcendé l’attaque. Nous sommes ravis de son retour avec nous en 2026. »
Fajardo a d’ailleurs signé une prolongation de contrat d’une saison au début décembre, ce qui garantit aux Elks une certaine certitude à la position de quart-arrière partant au début de leur camp d’entraînement. Vu la façon dont Fajardo a redressé la barre l’an dernier, il est évident qu’il est le choix de Kilam pour 2026.
« Personnellement, je me sens très proche de lui, parce qu’il est animé d’une rage de vaincre. Il a même joué au sein des unités spéciales à un moment de sa carrière. Je l’ai affronté, comme entraîneur, quand nous effectuions des dégagements. »
« C’est sa nature. Il est intelligent, il prend des décisions judicieuses. Il joue avec passion et il a une rage de vaincre que j’apprécie. L’avoir comme quart-arrière partant dès le début du camp d’entraînement sera, je pense, bénéfique pour l’équipe. »
UNE SOLIDE TERTIAIRE EN PLACE
L’excellent travail de la tertiaire d’Edmonton est passé un peu inaperçu l’an dernier. Certes, les Elks n’ont pas brillé dans de nombreuses statistiques défensives brutes. Mais les statistiques sous-jacentes révélaient une tout autre réalité.
Par exemple, les demis de coin J.J. Ross et Tyrell Ford ont terminé respectivement quatrième et sixième à leur position selon Pro Football Focus (PFF). Kilam sait que le fait d’avoir des joueurs de ce calibre déjà sous contrat pour 2026 est un excellent point de départ pour une défense qui a fait d’énormes progrès l’an dernier.
« On peut parler de toute la tertiaire, car nous avons eu des blessures et nous avons forcé certains joueurs à occuper des postes très exigeants. Nous les avons fait jouer en alternance et nous avons acquis une solide expérience avec ces jeunes joueurs. »
« Nous savions qui était Tyrell, mais J.J. n’a pas été retenu dans la formation active en début de saison. Cependant, il a continué à se distinguer à l’entraînement, et nous l’avons encouragé. Tout le monde a vu ce qu’il faisait et, finalement, lorsqu’il a eu sa chance, il l’a saisie. C’est tout à son honneur, et il n’a fait qu’effleurer le potentiel de ce qu’il peut devenir en tant que joueur de football. »