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15 janvier 2026

ROUGE et NOIR : À quoi ressemblera le début de l’ère Dinwiddie?

Kevin Sousa/LCF.ca

CALGARY — Ryan Dinwiddie aborde son mandat d’entraîneur-chef et de directeur général du ROUGE et NOIR d’Ottawa avec une vision claire des facteurs de succès dans la Ligue canadienne de football (LCF) et des zones d’amélioration de sa nouvelle équipe.

S’exprimant sur son quart-arrière, les attentes à court terme de l’organisation et l’importance de détenir le premier choix au total du repêchage 2026 de la LCF, le double champion de la Coupe Grey a su trouver un juste équilibre entre ambition et réalisme.

Bien qu’Ottawa n’en soit qu’aux balbutiements d’un plan à long terme, le message était clair : le ROUGE et NOIR ne mise pas sur la patience de façon passive.

Voici trois points clés de l’entretien de Dinwiddie avec LCF.ca lors des réunions hivernales à Calgary.

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TOUT COMMENCE AVEC LE QUART-ARRIÈRE, ET OTTAWA CROIT EN DRU BROWN 

 

Pour Dinwiddie, l’importance du poste de quart-arrière est capitale, surtout dans une ligue à neuf équipes où les joueurs capables de faire la différence sont rares.

Le ROUGE et NOIR croit que Dru Brown possède le potentiel pour devenir un quart-arrière partant gagnant, même si la question de sa durabilité demeure une tache à son dossier.

« Je pense que tout commence toujours par le quart-arrière. Dans une ligue à neuf équipes, il est difficile de trouver neuf joueurs de qualité capables de propulser une franchise vers le succès », a déclaré Dinwiddie. « Nous sommes convaincus que Dru peut nous faire gagner des matchs. Il nous appartient maintenant de tirer le meilleur de lui et de le garder en santé. Nous pensons qu’il a le talent nécessaire pour gagner, mais nous cherchons constamment à nous améliorer à cette position. Nous sommes très satisfaits de Dru, mais les blessures restent une préoccupation. Lorsqu’il reste en forme et que nous le protégeons bien, il joue de l’excellent football. J’ai donc hâte de passer plus de temps avec lui. »

La confiance est là, mais Dinwiddie demeure conscient que la profondeur et la protection des quarts-arrière demeurent des aspects cruciaux pour Ottawa, alors que l’équipe continue de bâtir son effectif.

RECONSTRUIRE NE SIGNIFIE PAS BAISSER LES ATTENTES LORS DE LA PREMIÈRE ANNÉE

Dinwiddie a déjà vécu cette situation, notamment lors de sa première saison à Toronto, en 2021, où le succès est arrivé plus vite que prévu.

Bien qu’il reconnaisse que la situation d’Ottawa est différente, il n’envisage pas de considérer 2026 comme une année de transition.

« Je crois que la progression à Toronto a été un peu plus rapide que prévu », a déclaré l’entraîneur-chef et directeur général. « J’ai eu la chance de compter sur l’année de la COVID, ce qui nous a donné deux ans pour bâtir notre équipe. Mais il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas y arriver dès la première année ici. Je dis à tout le monde que nous sommes en reconstruction, mais il n’y a aucune raison pour que notre objectif ne soit pas de participer aux éliminatoires. Le prochain objectif est de remporter la division, et le suivant, de gagner la Coupe Grey. »

Parallèlement, Dinwiddie a souligné l’importance de la pérennité, précisant que miser sur un succès temporaire au détriment de l’avenir n’est pas la stratégie. Selon lui, exigences élevées et vision à long terme ne sont pas incompatibles.

LE PREMIER CHOIX AU TOTAL : UNE QUESTION DE PATIENCE, DE PROFONDEUR ET D’IMPACT À LONG TERME 

 

Détenir le premier choix au total du repêchage 2026 de la LCF offre une grande flexibilité à Ottawa, mais Dinwiddie a mis en garde contre l’attente d’une contribution immédiate qui transformerait la franchise.

L’accent est plutôt mis sur la valeur à long terme, notamment sur la ligne offensive et au poste de receveur canadien.

« Il faut être réaliste », a déclaré Dinwiddie. « Imaginons que nous choisissions n’importe quel joueur au premier rang. Jouera-t-il immédiatement pour nous? Probablement pas, mais nous voulons qu’il s’impose à un moment donné de la saison et devienne un élément déterminant. On ne trouve pas de joueurs qui transforment une organisation dès la première année grâce au repêchage, mais ils le feront la deuxième ou la troisième année. »

Dinwiddie a également réitéré sa préférence pour les talents canadiens, en particulier au poste de receveur, tout en reconnaissant la rapidité avec laquelle les joueurs de ligne offensive sont sélectionnés en raison de la forte demande dans toute la Ligue. En fin de compte, Ottawa prévoit de rester flexible et de privilégier la valeur.

« Nous allons chercher le meilleur joueur disponible. »

Dans l’ensemble, les propos de Dinwiddie brossent le portrait d’une organisation qui comprend où elle en est dans son processus de reconstruction, mais qui refuse de rester passive. Le ROUGE et NOIR bâtit avec un objectif précis, en fixant des attentes claires à l’interne et en étant convaincus que la patience, alliée à l’urgence, est la formule gagnante pour ramener Ottawa parmi les prétendants aux éliminatoires.