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19 novembre 2025

Les Alouettes n’auraient pas pu attendre qu’Alexander soit à 100 %

La Presse Canadienne

MONTRÉAL – Les Alouettes ne pouvaient attendre que le quart Davis Alexander soit remis à 100 % de sa blessure à l’ischiojambier gauche pour le réinsérer dans la formation s’ils espéraient participer aux éliminatoires.

C’est ce qu’a révélé mercredi le directeur général de la formation montréalaise, Danny Maciocia, lors du bilan de fin de saison de la direction des Oiseaux tenu dans le vestiaire de l’équipe, au Stade olympique.

«Si on avait voulu attendre qu’il soit à 100 %, la prochaine fois qu’on l’aurait vu, ça aurait été en 2026, au camp d’entraînement, a souligné Maciocia. On était conscient de tout ça. C’est certain qu’on voulait un quart-arrière le plus près possible de 100 %. Il était probablement à 80 %, mais il était motivé et il voulait jouer. Cette motivation a inspiré beaucoup de monde dans le vestiaire et c’est une des raisons principales pourquoi on a joué la Coupe Grey.

«Maintenant, nous avons le temps devant nous et il faut avoir un plan en place pour que Davis revienne au camp à 100 %. Une chose est sûre: on ne veut pas revivre ce qu’on a vécu cette année.»

Bien que la situation ne fût pas idéale, Maciocia a assuré que toutes les parties concernées étaient d’accord.

«On était ‘all-in’ avec Davis et il a produit jusqu’au dernier match. Il ne manquait pas grand-chose. Je pense qu’on a bien géré la situation avec Davis et notre équipe médicale et on est très satisfaits de là où on s’est rendus.»

Certains ont avancé que cette blessure pouvait être due à la trop grande masse musculaire prise par Alexander l’hiver dernier. L’entraîneur-chef Jason Maas, qui a été lui-même quart-arrière dans la LCF, assure qu’il n’en est rien.

«Non, il n’est pas trop costaud, a-t-il affirmé. La façon dont il a joué cette saison et les succès qu’il a connus sont des conséquences directes de l’entraînement qu’il a fait l’hiver dernier.»

Maas penchait plutôt vers une autre explication.

«Quand on vous demande d’être le quart-arrière no 1 pour la première fois, c’est naturel d’en faire trop, a rappelé Maas. Quand nous regardons la saison morte qui vient, nous allons nous asseoir avec lui et regarder tout ce qu’il a fait. On va regarder ce qui a fonctionné et ce qu’il pourrait faire différemment. À mon avis, c’est un résultat direct de surentraînement. C’est ce que plein de jeunes joueurs vivent. Ils font ce qu’ils jugent nécessaire de faire afin d’être prêts et ils croient souvent que plus ils en feront, plus ils seront prêts. Parfois, le repos est important. Il faut prévoir cela aussi.

«Je crois que c’est ce qui s’est passé dans le cas de Davis: il a travaillé un peu trop, car les attentes sont élevées et ses attentes sont élevées. Il veut être là pour son équipe, Montréal et l’organisation et il n’y a rien de mal à ça. Maintenant, c’est le temps d’apprendre et d’être meilleur. Je ne doute pas qu’il fasse tout en son pouvoir afin de revenir à 100 % au camp d’entraînement.»

Priorités

Sur le terrain, la priorité de Maciocia est de gagner un match de plus. Pour ce faire, il souhaite notamment dénicher un quart no 2 capable de gagner et de tenter de ramener le plus de joueurs possible du noyau du club.

Dans le cas d’un quart no 2, Maciocia a souligné que les Alouettes doivent trouver une façon de gagner des matchs et d’avoir une attaque productive sans Alexander, ce qu’ils n’ont été en mesure de faire que trois fois en 11 rencontres cette saison.

McLeod Bethel-Thompson, Caleb Evans et James Morgan ont tour à tour été utilisés comme partant, avec des succès mitigés. Des trois, seul Morgan a un contrat en poche pour l’an prochain.

«On peut le regarder de différentes façons, soit aller chercher un vétéran ou regarder les noms sur notre liste de protection, a dit Maciocia au sujet d’un éventuel substitut. On verra dans les prochains mois. Il faut un no 2 et un no 3.»

Parmi les joueurs autonomes qu’il a identifiés comme prioritaires, il a parlé du receveur Tyson Philpot.

«Philpot, c’est une priorité c’est sûr, parce que non seulement cette année [il a été bon], mais les dernières années aussi. Il ne faut pas oublier que c’est un joueur que nous avons repêché. La clé pour nous, c’est de nous asseoir avec son agent et lui et voir si on peut s’entendre avec eux dans les prochaines semaines, prochains mois. Tyson veut être à Montréal. Les Alouettes veulent l’avoir à Montréal. Maintenant, c’est une question de s’entendre sur un contrat.»

Le Canadien de 25 ans pourra se prévaloir de l’autonomie en février s’il ne signe pas une nouvelle entente avec le club d’ici là. Mardi, Philpot a clairement laissé entendre qu’il souhaitait faire partie des receveurs les mieux payés de la LCF.

«Si c’est top-20, oui, a répondu Maciocia. C’est un excellent receveur. Je n’ai pas besoin de dire à quel point on l’apprécie, les partisans, ses entraîneurs et ses coéquipiers: tout le monde veut le revoir à Montréal. On va faire tout notre possible pour le garder à Montréal.

«Je pense qu’il y a un fort désir de jouer à Montréal, de jouer avec Davis. C’est important pour nous de garder nos choix de première ronde. (…) Il est encore jeune, on veut le garder ici. Avec le groupe de receveurs qu’on a et notre quart, on pourrait connaître beaucoup de succès en attaque. Je suis assez confiant qu’on va le garder ici.»

Quel prix valent un quart no 2 digne de ce nom et une augmentation pour Tyson Philpot?

«Où ça devient un casse-tête, c’est que si tu paies un quart no 2 180 000, ou 200 000 $, tu vas aller chercher cette somme où? Est-ce que tu vas le chercher en te disant que peut-être Philpot ne sera pas de retour? (Pier-Olivier) Lestage? (Marc-Antoine) Dequoy? s’est questionné Maciocia. C’est là où ça devient intéressant.

«C’est pour ça que je vous dis que des discussions s’en viennent au cours des prochains jours. Nous allons identifier où sont nos priorités et combien ces joueurs vont coûter. C’est un casse-tête, mais c’est pourquoi nous sommes ici. On va aller chercher les solutions pour prendre les décisions.»