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15 novembre 2025

Emilus prêt à jouer un rôle-clé pour les Riders face au club de sa ville natale

Thomas Skrlj/LCF.ca

WINNIPEG – Sam Emilus a connu des hauts et des bas cette année. Il doit maintenant relever le défi de performer sur la plus grande scène qui soit.

Le receveur des Roughriders de la Saskatchewan s’est remis de deux blessures différentes pour retrouver son niveau de 2024, année lors de laquelle il avait accumulé plus de 1000 verges par la voie des airs.

Emilus devrait être l’homme de la situation pour la Saskatchewan lors du match de la Coupe Grey dimanche contre les Alouettes de Montréal, surtout que le receveur vedette KeeSean Johnson sera au rancart en raison d’une blessure.

«Il y a eu des hauts et des bas, surtout pour moi personnellement», a mentionné Emilus, 28 ans. «Je me suis blessé tôt en saison (à la cheville), puis à nouveau en milieu de saison (à un genou). Ce fut une saison vraiment difficile, tant sur le plan physique que mental.»

Le natif de Montréal a tout de même capté 37 passes pour des gains de 588 verges et deux touchés en sept rencontres.

«Malgré les blessures qu’il a subies cette année, il a continué à se battre, à prendre les bonnes décisions pour lui-même, à penser à l’équipe à long terme et à s’asseoir avec les entraîneurs (pour récupérer)», a souligné le quart-arrière des Roughriders, Trevor Harris.

«Ce gars-là est un futur membre du Temple de la renommée, et c’est un honneur de jouer à ses côtés. Les gens ne comprennent pas ce qu’il fait, à part ce que tout le monde voit quand il attrape des passes et remonte le terrain. Il a des moments forts incroyables, ses mains sont comme un étau. Il bloque comme un joueur de ligne offensive. C’est une bête.»

Emilus, qui a mené tous les receveurs avec neuf réceptions pour 100 verges et deux touchés lors de la victoire 24-21 de la Saskatchewan contre les Lions de la Colombie-Britannique en finale de l’Ouest, a déclaré que l’ensemble du groupe de receveurs avait partagé les honneurs tout au long de l’année.

«Notre groupe de receveurs est vraiment altruiste et nous savons tous que le ballon doit être partagé», a-t-il déclaré. «Les receveurs veulent simplement bien jouer et montrer à tout le monde ce dont ils sont capables. »

Emilus a également rendu hommage à Harris pour les succès que lui et ses coéquipiers receveurs ont obtenus.

«Il est spécial», a-t-il déclaré.

«Les gens pourraient penser que son âge (39 ans) va le ralentir, mais en réalité, il fait toujours quelque chose de spécial, que ce soit grâce à son quotient intellectuel ou à autre chose. Il place le ballon exactement là où il faut pour arriver aux résultats espérés.»

Ce sera également spécial de jouer contre les Alouettes.

«C’est ma ville natale, a rappelé Emilus. J’ai grandi en les regardant jouer quand j’étais jeune. C’est la première Coupe Grey à laquelle je participe, donc, évidemment, c’est spécial. Et je sais ce que nous devons faire pour gagner ce match.»

Mais ça ne sera pas facile.

«Ce sera assurément une bagarre, a affirmé Emilus. Les deux équipes jouent très bien en ce moment. C’est la meilleure équipe de l’Est, c’est la meilleure équipe de l’Ouest. Nous n’avons donc qu’à lacer nos souliers à crampons et jouer un bon match.»

La perspective de remporter la Coupe Grey sur le terrain des Blue Bombers de Winnipeg, les grands rivaux des Roughriders, ajoute à l’intrigue.

«Nous connaissons la rivalité qui existe entre nous et les Bombers, et nous avons à cœur de remporter la victoire sur leur terrain. C’est notre objectif, et cela nous motive énormément», a affirmé Emilus.

Alors qu’Emilus a grandi à Montréal, le retourneur de bottés des Roughriders, Mario Alford, a joué pour les Alouettes avant d’être échangé à la Saskatchewan en 2022 contre un choix de sixième ronde en 2023.

Mais Alford a tenté de minimiser l’aspect revanche à la veille du match.

«C’est du passé», a déclaré l’athlète de 34 ans. «Mais j’y pense toujours, si vous comprenez ce que je veux dire. Ils m’ont échangé, mais peu importe, j’ai tourné la page. Je veux juste jouer pour gagner.

«Dans un match aussi important, ce serait spécial de gagner, point final, a-t-il ajouté. Mais contre eux, c’est sûr. Mais je n’ai aucune rancune. Cela fait partie du métier, après tout.»