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11 novembre 2025

3 raisons pour lesquelles Trevor Harris ou Davis Alexander mèneront leur équipe à la Coupe Grey

LCF.ca

WINNIPEG – Soyons honnêtes, peu importait quelles étaient les deux équipes qualifiées pour la 112e Coupe Grey après la finale de division ; on allait forcément assister à un affrontement exceptionnel.

On aurait pu voir s’affronter les deux joueurs nommés au titre de joueur par excellence, Bo Levi Mitchell contre Trevor Harris dans un duel de vétérans, ou encore Nathan Rourke contre Davis Alexander dans un duel de jeunes talents qui cherchent à remporter leur première Coupe Grey.

Tout était encore possible à l’approche du quatrième quart de leurs matchs respectifs, et voilà que nous nous retrouvons avec un duel opposant le jeune Davis Alexander au vétéran aguerri Trevor Harris.

Évidemment, un seul sortira vainqueur, mais voici trois raisons pour lesquelles nous croyons que chaque quart-arrière remportera la 112e Coupe Grey, dimanche.

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TREVOR HARRIS 

 

1. L’EXPÉRIENCE

Trevor Harris a tout vu et a affronté à plusieurs reprises le système complexe du coordonnateur défensif Noel Thorpe. Être un vétéran, c’est une chose, mais avoir accumulé autant d’expérience face à cette défense et disposer de points de repère concrets pour éclairer ses décisions pourrait être un facteur déterminant dans la victoire de Harris et des Roughriders dimanche soir.

2. PATIENCE

L’un des aspects les plus sous-estimés du jeu de Harris est la parfaite synchronisation entre ses pieds et son bras. Chaque répétition, on pourrait presque voir un chronomètre imaginaire défiler au-dessus de sa tête, tandis qu’il analyse la défense en temps réel et sait que sa stratégie de sortie sera mise en œuvre si aucun receveur n’est disponible à temps.

Grâce à sa vision et son lancer fiable et constant, Harris peut ralentir le jeu et trouver la meilleure option possible. C’est une forme de patience ; l’autre est sa compréhension du jeu, qui permet aux Roughriders de savoir quand prendre des risques et quand privilégier la passe la plus facile, attendant l’occasion de frapper au moment opportun, au lieu de forcer le jeu et de créer un jeu dommageable.

3. PRÉCISION

Il est précis. Tout simplement.

Quand Harris veut envoyer le ballon quelque part, il le fait avec la précision d’un archer olympique. Son toucher et son choix de trajectoire ont toujours été exceptionnels, ce qui explique en grande partie sa présence constante parmi les meilleurs de la LCF en termes de pourcentage de passes complétées. Cette année, il a mené la ligue avec 73,6 %, mais, ce qui est le plus impressionnant, c’est son taux de réussite de 53,8 % sur les passes de 20 verges ou plus. La moyenne de la LCF était de 44,3 %.

DAVIS ALEXANDER  

 

1. CONFIANCE

Aucun joueur, en attaque comme en défense, n’affiche autant d’assurance que Davis Alexander dans la LCF actuellement. Est-ce sain pour un quart-arrière d’être constamment « dans la face » de ses adversaires, de les provoquer et de signaler un premier essai après chaque gros jeu? Certains diront non, mais c’est sa façon d’être à ce stade de sa carrière, et les Alouettes l’ont bien compris. Comme l’a dit le commentateur de TSN Duane Forde samedi, lors de la finale de l’Est : « Jason Maas ne veut pas qu’il change juste pour qu’il puisse se fondre dans la masse. »

Alexander se démarque, et ses démonstrations ses sont plus qu’un simple numéro ; elles alimentent son jeu et sa prise de décision, ce qui nous amène à son deuxième atout pour la Coupe Grey.

2. INSTINCT

Parfois, il faut simplement tenter sa chance. Alexander semble le comprendre à un haut niveau, que ce soit grâce à son expérience comme remplaçant, à sa compréhension des fluctuations de la LCF, au temps passé avec Anthony Calvillo comme entraîneur des quarts-arrière, ou aux innombrables discussions sur le jeu avec l’entraîneur-chef Jason Maas.

Quelle que soit la raison, il est clair qu’il comprend la nécessité d’étirer les jeux, d’utiliser sa mobilité, de déstabiliser l’adversaire et de trouver une solution, quels que soient les obstacles qui se présentent chaque jeu.

La grande question avant la Coupe Grey est de savoir si la blessure aux ischiojambiers d’Alexander lui permettra de se déplacer et de jouer le football spectaculaire dont il a été capable cette saison, pour sa première saison complète comme partant.

3. PUISSANCE DU BRAS

Il est parfois pleinement difficile de prendre conscience de la pleine puissance d’un quart-arrière en contexte de match. Le jeu est rapide, et il est rare qu’on passeur puisse pleinement étaler toute la force de son bras.

C’est dans les séances d’échauffement que Davis Alexander peut pleinement se laisser aller. Il décoche des passes qui voyagent plus de 50 verges avec une facilité déconcertante. Si les Roughriders laissent du temps et de l’espace à Alexander, dimanche, celui-ci pourrait les surprendre avec des passes profondes.

D’après une de Marshall Ferguson publiée sur CFL.ca