Finales de division : 4 leçons à tirer des affrontements en saison régulière
Arthur Ward/CFL.ca
TORONTO — Les finales de division sont arrivées, et avec une place pour la 112e Coupe Grey en jeu, l’intrigue est à son comble.
Deux excellents quarts-arrière s’affronteront à Hamilton, alors que deux prétendants dans l’Ouest veulent mettre fin à de longues disettes. Les deux rencontres de la prochaine fin de semaine sont chargées d’histoires à suivre et offrent quelques leçons tirées des affrontements en saison régulière entre les clubs en compétition.
LCF.ca analyse donc aujourd’hui ce que les duels en saison régulière entre Montréal et Hamilton, ainsi que ceux entre la Colombie-Britannique et la Saskatchewan, peuvent nous apprendre à l’approche des finales de division de samedi dans la Ligue canadienne de football (LCF).
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Alouettes de Montréal c. Tiger-Cats de Hamilton
Samedi 8 novembre | 15 h HE | RDS
1. FINALEMENT UN DUEL À FORCES ÉGALES

Minas Panagiotakis/LCF.ca
Il n’y a aucun doute sur la domination des Tiger-Cats dans cette rivalité durant la saison régulière. Ils ont remporté les matchs des semaines 4 et 14, le quart-arrière des Alouettes Davis Alexander brillant chaque fois par son absence en raison de blessures.
Le quart-arrière de Hamilton Bo Levi Mitchell, quant à lui, a complété 25 de ses 31 passes pour 247 verges et deux touchés lors de la semaine 4, mais il a connu une performance moins convaincante lors du match de la semaine 14, complétant 19 de ses 28 passes pour 191 verges et une interception. McLeod Bethel-Thompson et James Morgan ont été les quarts-arrière partants des Montréalais en l’absence d’Alexander.
La donne pourrait complètement changer en fin de semaine. Alexander, qui compte maintenant une séquence de 12 victoires (11 en saison régulière, une en éliminatoires) et qui n’a jamais connu la défaite comme partant dans la LCF, fera face à Mitchell, avec une place à la 112e Coupe Grey en jeu.
L’expérience de Mitchell en éliminatoires est inégalée, avec plusieurs participations à la Coupe Grey et plusieurs départs en finale de division. Mais le sang-froid et la confiance d’Alexander ont été les piliers du parcours de Montréal tout au long de la saison. C’est un véritable contraste entre deux quarts-arrière : l’expérience contre la jeunesse, le savoir-faire du vétéran contre l’assurance d’un jeune invaincu.
Hamilton sait ce que c’est que de battre les Alouettes sans Alexander. Samedi, ce sera la première fois que les Tiger-Cats affronteront l’artillerie lourde des Montréalais, ce qui représente un tout autre défi.
2. ÉVITER LES REVIREMENTS
S’il y a un aspect qui a fait basculer la série en saison régulière, ce sont les revirements. Montréal a perdu le ballon sept fois contre Hamilton, notamment des échappés et des interceptions coûteuses qui ont fait basculer le positionnement sur le terrain et le momentum.
La défense des Tiger-Cats excelle dans ces moments-là. Le demi défensif Jamal Peters, le maraudeur Stavros Katsantonis et le secondeur Devin Veresuk sont les fers de lance d’une unité défensive qui exploite les erreurs et les transforme en points. Peters a intercepté une passe lors de chacun de ses deux matchs contre Montréal en 2025.
On a également vu Winnipeg combler un déficit au troisième quart la semaine dernière grâce à des revirements; cette semaine, les Alouettes ne peuvent pas se permettre que cela se reproduise. Face à une équipe de Hamilton qui exploite la moindre erreur, la gestion du ballon fera la différence entre une place au match de la Coupe Grey et une longue saison morte.
Lions de la Colombie-Britannique c. Roughriders de la Saskatchewan
Samedi 8 novembre | 18 h 30 | RDS
1. L’EFFECTIF COMPLET DES ROUGHRIDERS EST REDOUTBALE

Matt Smith/LCF.ca
Les Roughriders ont remporté deux de leurs trois matchs contre les Lions cette saison, dont des victoires lors des semaines 4 et 7, avant de reposer leurs partants habituels lors de leur défaite de la semaine 21. Avec un effectif complet, la Saskatchewan a démontré sa capacité à remporter la guerre des tranchées et à dicter le rythme des matchs.
A.J. Ouellette y est pour beaucoup. Le vétéran demi offensif a cumulé plus de 200 verges au sol total lors des deux victoires et a constamment mis la défense de la Colombie-Britannique sous pression. Lorsque Ouellette court bien dès le début du match, il ouvre la voie au quart-arrière Trevor Harris et à l’attaque aérienne des Roughriders.
Mais ce n’est pas tout. Les Roughriders ont également été la seule équipe à empêcher les Lions de marquer au moins 20 points cette saison. Cependant, la victoire de la Saskatchewan (37-18) lors de la semaine 4 a été obtenue alors que Rourke ne se retrouvait pas aux commandes de l’attaque des Lions. Samedi, les deux équipes pourront compter sur leurs gros canons pour la finale de l’Ouest.
Les Lions possèdent la puissance offensive, mais la Saskatchewan mise sur l’équilibre, et lorsque les partants jouent, cet équilibre s’avère difficile à perturber.
2. NE SOUS-ESTIMEZ PAS TREVOR HARRIS DANS UN DUEL EXPLOSIF
Le match de la semaine 7 a prouvé que la Saskatchewan n’a pas besoin de gagner des matchs serrés et physiques. Dans l’un des duels les plus divertissants de la saison, Nathan Rourke a accumulé 337 verges par la passe et a lancé trois passes de touché, mais il a tout de même perdu.
En effet, Harris a répliqué avec 395 verges par la passe et trois passes de touché, dominant Rourke dans un duel intense qui a démontré sa capacité à rivaliser avec n’importe quel quart-arrière de la Ligue.
Les Roughriders pourraient bien vouloir s’appuyer à nouveau sur Ouellette, mais pour atteindre la 112e Coupe Grey, Harris devra réaliser une autre performance aérienne digne de mention. Les Lions peuvent marquer rapidement et souvent, et la meilleure chance de la Saskatchewan réside peut-être dans le fait de rivaliser avec eux, ce dont la formation de l’entraîneur-chef Corey Mace est plus que capable.