MONTRÉAL – Les Alouettes de Montréal ont sauté sur la pelouse du Princess Auto Stadium de Winnipeg avec un seul souhait : ne perdre aucun soldat lors d’une rencontre dans laquelle ils n’avaient pratiquement rien à perdre.
En fait, dès que les Tiger-Cats de Hamilton ont remporté leur duel contre le ROUGE et NOIR d’Ottawa, vendredi, l’entraîneur-chef Jason Maas a changé son fusil d’épaule en donnant le départ au quart-arrière McLeod Bethel-Thompson plutôt qu’à Davis Alexander. Bonne décision.
Malheureusement, une équipe ne peut pas amener 150 joueurs sur la route. C’est donc dire que des joueurs qu’on aurait pu aimer voir se reposer ont dû prendre part à la rencontre. Ce qui devait arriver arriva. Les joueurs de ligne défensive Mustafa Johnson et Lwal Uguak sont tombés au combat. Idem pour le joueur de ligne offensive Jesse Gibbon et le demi offensif Stevie Scott.
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On ne connait pas encore les détails quant à la gravité de ces blessures, mais juste l’idée de perdre trois joueurs dans les tranchées et un (autre) porteur de ballon est un mauvais présage en vue des éliminatoires.
Je refuse de commenter la partie en tant que telle.
Selon moi, aucune conclusion ne peut en être tirée, étant donné le nombre de joueurs clés absents pour Winnipeg. Toutefois, les faireparts ont été échangés et les deux équipes vont se retrouver sur la surface synthétique du stade Percival-Molson ce samedi à 14 h HE (RDS). Cette fois, les partants seront tous là, et l’enjeu sera énorme : un billet pour Hamilton et un rendez-vous avec les Tiger-Cats, champions de l’Est en saison régulière pour la première fois depuis 2019.
D’ailleurs, ces mêmes Tiger-Cats ont dû battre le ROUGE et NOIR la fin de semaine dernière afin de s’assurer le premier rang de leur division.
Disons qu’ils sont les seuls à s’être présentés à ce match. De l’autre côté, Ottawa semblait déjà avoir la tête en vacances. L’équipe ne s’est pas présentée. Après une participation surprise aux éliminatoires en 2024, Ottawa est revenu à ses vieilles habitudes, ne remportant que quatre matchs cette année, dont un seul contre les équipes de l’Est, en plus de s’incliner lors de ses six dernières rencontres.
Sans surprise, c’est l’entraîneur-chef Bob Dyce qui a payé la facture. Après deux saisons et demie, le message ne passait plus (a-t-il vraiment déjà passé?). Le règne de Dyce aura été synonyme d’une relation toxique avec l’indiscipline, un problème qui est revenu tout au long de cette aventure.

Ethan Cairns/LCF.ca
Dyce a eu ses torts comme entraîneur, mais je ne peux toutefois pas l’envoyer seul sous l’autobus.
Qu’est-ce qui se passe au chapitre du recrutement à Ottawa? Pourquoi est-ce qu’aucune solution n’a été trouvée au poste de quart-arrière depuis le départ de Trevor Harris après la saison 2018? Plus grave encore : où est le talent canadien? Qui sont les joueurs étoiles étiquetés à la feuille d’érable dans cette équipe?
Autrefois, le regretté Don Matthews disait toujours que le chemin de la victoire dans la Ligue canadienne de football (LCF) passait par un bon quart-arrière et par un bon contingent de joueurs canadiens.
Ottawa ne remplit aucun de ces critères. Le directeur général Shawn Burke a eu plus de chance que son entraîneur-chef en évitant le couperet. Il a toutefois intérêt à connaître toute une saison morte s’il souhaite conserver son emploi à long terme.