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14 octobre 2025

Les Alouettes s’en sont tirés à bon compte face au Rouge et Noir

Minas Panagiotakis/LCF.ca

MONTRÉAL — Oui, les Alouettes de Montréal ont conclu leur saison à domicile par une victoire de 30-10 devant une salle comble aux dépens du Rouge et Noir d’Ottawa, lundi après-midi. Mais ce match est loin d’avoir été parfait.

C’est notamment le cas de l’attaque, qui a laissé beaucoup de points sur le terrain. Des 30 points des Alouettes, six sont dus à un botté bloqué et récupéré par Marc-Antoine Dequoy, tandis que Jose Maltos-Diaz en a produit 17 à l’aide de cinq placements et deux transformations. Joseph Zema a aussi récolté un simple.

Seul Austin Mack, avec un attrapé spectaculaire sur une passe de 47 verges de Davis Alexander, a permis à l’attaque d’inscrire un touché. Il y a notamment une séquence où en raison d’une pénalité d’extrême inconduite infligée au Rouge et Noir, les Alouettes ont amorcé leur possession à la ligne de 20 des visiteurs. Résultat: trois maigres points.

«Nous avons laissé des points sur le terrain, c’est clair, a admis Mack, qui a capté cinq passes pour 87 verges. La bonne nouvelle est que nous jouons contre ces gars (samedi). On pourra revoir ce qui n’a pas fonctionné cette semaine.»

«Ce sont des choses que nous devons corriger à l’interne. Nous nous tirons parfois dans le pied. Pour ma part, j’ai échappé un ballon dans la zone des buts qui aurait dû être un touché», a ajouté Tyler Snead, un brin sévère sur l’évaluation de ce jeu, sur lequel il a tout donné, plongeant avant de toucher du bout des doigts le ballon lancé un peu trop loin par Alexander.

Le quart des Alouettes, malgré une récolte de 240 verges en 23 passes réussies sur 30 tentatives, n’était d’ailleurs pas satisfait de sa performance.

«Je n’ai pas très bien joué. C’est probablement le pire match de ma carrière, a-t-il laissé tomber. On n’y peut rien. Je n’ai pas à être Superman chaque fois. Heureusement, nous avons la meilleure défense et les meilleures unités spéciales.

«J’ai laissé des trucs sur le terrain, j’ai raté des lancers. J’aurais pu en faire plus pour permettre à certaines séries de se poursuivre», a-t-il ajouté.

Son entraîneur avait toutefois une lecture différente de sa performance.

«Est-ce que Davis peut mieux jouer? Absolument. Il y a plein de trucs que je crois qu’il peut mieux faire, mais j’ai aimé de la façon dont il a mené notre équipe et qu’il veut être parfait chaque jeu. Il ne l’a pas été, mais il nous a quand même mené à la victoire», a souligné Jason Maas.

«Il n’est pas aussi constant qu’il voudrait l’être, mais c’est aussi pourquoi je voulais qu’il revienne pour ces matchs, a ajouté l’entraîneur. Il n’a pas joué tant que ça, il n’a pas des années d’expérience dans cette ligue. Chaque fois qu’on regarde des jeux sur les lignes de côté, je lui dis que ce sont autant d’occasions d’acquérir de l’expérience. (…) Nous affrontons encore le Rouge et Noir (samedi), alors chacun des jeux qu’il a effectués vont l’aider pour cette rencontre. Chaque répétition qu’il prend le rend meilleur.»

Maas a cependant admis que son club avait manqué d’opportunisme.

«Nous nous sommes souvent retrouvés dans des occasions de deuxième essai avec deux ou trois verges à franchir et nous n’avons pas été en mesure d’exécuter suffisamment, ce qui fait que nous n’avons pas pu rester plus longtemps sur le terrain, a expliqué Maas. Il y a des longs jeux que nous n’avons pas réussis. Nous apprenons de cela.

«Suis-je déçu? Oui, j’aimerais qu’on marque chaque fois. Mais nous avons aussi inscrit des points et nous avons protégé le ballon et notre quart. Nous n’avons subi aucun sac et commis aucun revirement. C’est de cette façon qu’on gagne des matchs. Nous devons faire les jeux qui nous sont offerts et quand nous aurons visionné ce match, nous saurons apporter les correctifs.»

Même si l’entraîneur trouvait que son club avait joué une bonne rencontre dans les trois phases de jeu, la défense contre le jeu au sol a tout de même permis 121 verges au sol au Rouge et Noir, pas exactement une puissance de la ligue en la matière.

«Il faut corriger ça. Le jeu au sol est très important dans la Ligue canadienne. Quand on va arriver contre des équipes de haut de classement, va falloir arrêter ça», a très justement analysé le maraudeur Marc-Antoine Dequoy.

«Je suis confiant, mais il ne faut pas tomber dans le piège de la complaisance, a-t-il ajouté. La solution c’est d’en vouloir plus. On est content de ce qu’on a fait, mais on en veut plus. Tu ne peux pas en tant qu’athlète être heureux de ce qui vient d’arriver. (…) Notre série de cinq revers nous a rappelé qu’à n’importe quel moment, tout peut changer. On chérit ce qu’on a, mais on sait qu’on a du travail à faire.»

Ce travail commencera jeudi, quand les Alouettes (9-7) profiteront de leur seul entraînement de la semaine avant la rencontre de samedi, contre le Rouge et Noir (4-12) à Ottawa. Les Oiseaux concluront leur saison le 25 octobre, en rendant visite aux Blue Bombers (8-8) à Winnipeg.