Kevin Sousa/LCF.ca
MONTRÉAL – Chaque année, on passe l’été à mentionner que la saison « est encore jeune ». Même lors de la fin de semaine de la fête du Travail OK Pneus, on dit que la vraie saison « ne fait que commencer ». Mais, inévitablement, le sprint final arrive un jour. Et ce jour est arrivé.
Dans l’Est, les Tiger-Cats n’ont besoin que d’une victoire lors de leurs deux derniers matchs (contre Calgary et contre Ottawa, les deux matchs à Hamilton) afin de s’assurer du premier rang de la division Est. Une défaite des Alouettes lors de l’un de leurs trois matchs restants ferait également le boulot pour Hamilton. Ce serait un titre tout à fait mérité pour les félins, eux qui affichent un dossier de 6-1 contre leurs rivaux de division, la meilleure fiche du groupe.
Montréal peut donc toujours espérer passer devant Hamilton au fil d’arrivée, mais la formation montréalaise est à tout le moins assurée d’accueillir un match éliminatoire au stade Percival-Molson. Et si ça passe par le deuxième rang de l’Est, c’est une équipe de l’Ouest qui « croisera » vers l’Est. Mais laquelle? C’est là que ça se complique!
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Pas moins de quatre équipes de l’Ouest sont candidates à faire un passage à Montréal (ou Hamilton).
Les Lions, l’unité offensive la plus productive de la Ligue canadienne de football (LCF) en 2025, sont actuellement sur une lancée avec quatre victoires consécutives. Nathan Rourke est le quart-arrière le plus « hot » de la LCF en ce moment, et il compte sur un groupe de receveurs qui donne des maux de tête à toutes les tertiaires de la Ligue. Il compte également sur une ligne à l’attaque extrêmement fiable, et son demi offensif, James Butler, a connu toute une saison, récoltant au moins 1000 verges au sol pour la troisième fois lors des quatre dernières campagnes. La défense de la Colombie-Britannique a connu plus de bas que de hauts en 2025, mais avec une attaque aussi dévastatrice, les Lions ne peuvent pas être comptés comme battus contre aucune équipe de la LCF.
Il y a quelques semaines à peine, les Stampeders étaient, à mes yeux, la meilleure équipe de l’Ouest. Ils ont battu les Roughriders de la Saskatchewan deux fois à deux moments distincts de la saison. Leur attaque faisait payer chaque erreur de l’équipe adverse, et leur défense, menée par un front défensif monstrueux, faisait faire des cauchemars aux lignes offensives adverses. Mais depuis que le joueur de ligne défensive Folarin Orimolade s’est déchiré le tendon d’Achilles, l’équipe n’est plus la même. Jumelons ça au fait que le quart-arrière Vernon Adams Jr. est ennuyé par une blessure au dos (même s’il joue), et on obtient une version pas mal moins optimale des Stamps. Calgary s’est incliné lors de ses quatre dernières parties par des écarts de 12, de 29, de 18 et de 14 points. Les hommes du directeur généal et entraîneur-chef Dave Dickenson affronteront les Elks d’Edmonton lors de leur dernier match de la saison. Si Calgary devait manquer les éliminatoires, ça représenterait toute une déception.
Les Blue Bombers de Winnipeg sont l’équipe la plus difficile à évaluer du lot. Pourquoi? Parce qu’ils ne sont jamais les mêmes d’une semaine à l’autre. Tantôt, le quart-arrière Zach Collaros se blesse, tantôt il joue un mauvais match… Puis tout d’un coup, comme la semaine dernière, il nous sort un match impeccable, digne du titre d’un joueur par excellence du circuit. Ce qui m’inquiète le plus dans le cas de cette équipe, c’est qu’elle aura besoin d’enfiler des matchs de qualité en éliminatoires pour se rendre jusqu’au bout. On dirait que j’ai de la difficulté à y croire. Winnipeg reste une équipe de vétérans avec un entraîneur-chef qui en a vu d’autres en Mike O’Shea. Rien n’est impossible dans cette ligue!
Et, finalement, les Elks. Qui l’eût cru! Ils sont encore en vie. Inutile de parler pour une millième fois de leur horrible début de saison et de ce que pourrait être la fiche de cette équipe si Cody Fajardo avait été le quart-arrière partant dès le début de la saison. On a vu du positif pour la première fois depuis longtemps au stade du Commonwealth. L’équipe présente un dossier supérieur à 0,500 (4-3) à la maison, donnant à tout le moins une occasion de se déplacer à ses partisans.
Lors de la semaine 21, les Stampeders seront à Edmonton pour y prendre la mesure des Elks. Ce match pourrait très bien déterminer qui accèdera à la dernière place en éliminatoires cette saison. Comme quoi, dans la LCF, ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini!