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10 septembre 2025
MONTRÉAL – La défensive des Alouettes de Montréal ne connaît pas une mauvaise campagne. Mais elle connaît assurément, depuis trois rencontres, un passage à vide inquiétant, particulièrement contre le jeu au sol.
Au cours de ses trois dernières sorties, contre les Lions de la Colombie-Britannique, les Blue Bombers de Winnipeg et les Tiger-Cats de Hamilton, la troupe du coordonnateur défensif Noel Thorpe a concédé 491, 419 et 425 verges aux attaques adverses, respectivement.
Les statistiques contre le jeu au sol sont encore plus significatives. Après avoir accordé un total respectable de 114 verges aux Lions, la défensive des Alouettes a — littéralement — été piétinée pour 176 et 234 verges au sol à ses deux derniers matchs, alors que Brady Oliveira (137 verges) et Greg Bell (156) se sont moqués des Oiseaux.
«C’est certain que c’est une défensive d’équipe. Noel choisit les jeux, mais il faut ensuite les exécuter, a expliqué l’entraîneur-chef Jason Maas après un entraînement des Alouettes (5-7) au stade Hébert de Saint-Léonard. Il faut être conscient des espaces qu’on laisse sur le terrain. Pour stopper l’attaque au sol, il faut être conscient des espaces laissés libres sur le terrain. Je ne crois pas que nous l’avons été sur chacun des jeux.
«Les équipes peuvent facilement exploiter cela. Quand elles mettent le ballon au sol et trouvent ces espaces, les gains seront importants. Maintenant, d’en être conscients, de bien plaquer, ça aide. Mais ça commence avec la gestion de ces espaces. Noel en très conscient et nous travaillons très fort là-dessus. (…) C’est clair que les équipes vont courir contre nous: ça fonctionne présentement», a-t-il admis.
Vrai que des joueurs comme Sean Lemon et Mustafa Johnson ont été ajoutés à la formation sur le tard cette saison. Mais l’équipe a tous les éléments pour retrouver son niveau d’excellence des dernières saisons.
«Il faut gagner les batailles sur la ligne de mêlée. Je dis souvent qu’il faut les gagner à l’attaque, mais il faut le faire en défense aussi, a noté le directeur général Danny Maciocia plus tôt cette semaine. Mustafa Johnson est de retour, c’était son premier match (contre Hamilton). C’est certain que ça va prendre quelques matchs avant de revoir le Johnson qu’on connaît, mais les autres joueurs doivent prendre le relais. Il faut dominer la ligne de mêlée pour effectuer des jeux et pour limiter les gains sur les premiers essais. (…) C’est là qu’on va connaître du succès.»
«Je pense que les gars sont prêts à jouer, a déclaré le secondeur Geoffrey Cantin-Arku. Je pense qu’en groupe, la synchronisation n’est peut-être pas où elle devrait être, mais il n’y a aucun doute dans ma tête que Mustafa est prêt, et Sean, on savait qu’après un an à la maison, on ne pouvait pas s’attendre à des performances étoiles dès le départ. On a tout ce qu’il faut pour gagner, reste à aller le faire.»
Pour sa part, le demi défensif Tyrice Beverette, toujours succinct, a résumé en une phrase ce qui cloche avec la défensive des Oiseaux.
«On doit jouer de façon collective. Il y a des choses qu’on fait bien individuellement, mais on doit se ressaisir collectivement», a-t-il dit.
Et le plus tôt sera le mieux, car les Roughriders de la Saskatchewan (10-2) et leur jeu au sol attendront les Alouettes de pied ferme ce samedi, à Regina.
L’attaque au sol des Riders vient au deuxième rang du circuit avec une moyenne de 22 courses par rencontre. Leur excellent demi, A.J. Ouellette, vient au troisième rang du circuit Johnston avec 852 verges et cinq touchés en 169 courses.
«C’est une équipe qui joue bien dans les trois phases de jeu, mais leur attaque, menée par un quart (Trevor Harris) qui s’en va droit au Temple de la renommée, et leur jeu au sol, sont particulièrement excellents», a rappelé Maas.
On saura si les Alouettes ont trouvé des solutions à compter de 19h, samedi.