Bourbonnais : La place des Alouettes en éliminatoires ne tient qu’à un fil
Simon Prelle/LCF.ca
MONTRÉAL – On dit souvent que les grandes équipes se lèvent lors des grands moments. Au plus fort d’une longue séquence de défaites, et de retour d’une semaine de congé qui était plus que nécessaire, on se serait attendu à une meilleure sortie de la part des Alouettes de Montréal. Surtout lors d’un match où le premier rang de la division Est était en jeu!
Et ce n’est pas comme si les occasions ne sont pas présentées.
À la mi-temps, même si le total des verges était largement en faveur de Hamilton, la marque n’était que de 13-9 en faveur des Tiger-Cats.
Dès la première séquence du match, Hamilton a traversé le terrain (73 verges) en cinq petits jeux, avant de voir le demi offensif Greg Bell être victime d’un échappé à la ligne d’une verge de Montréal.
À son retour sur le terrain, quelques minutes plus tard, le quart-arrière des Tiger-Cats, Bo Levi Mitchell, a décoché une mauvaise passe (on dirait que le ballon mouillé lui a glissé des mains) qui a été interceptée par le demi défensif Lorenzo Burns, offrant la possession aux Oiseaux à la ligne de 25 de Hamilton.
Deux revirements en deux séquences. Et combien de points est-ce que les Alouettes ont pu tricoter avec ces cadeaux? Seulement trois… Et à compter de 2 m 10 s au premier quart, Montréal n’a plus jamais mis les pieds dans la zone payante.
LIENS CONNEXES
» Le ROUGE et NOIR vient de l’arrière pour vaincre les Lions 34-33
» Les Tiger-Cats déplument les Alouettes 26-9
» Banjo Bowl : Les Roughriders gagnent 21-13 et balaient les Blue Bombers
» Les Elks surprennent les Stampeders et l’emportent 31-19
» Plus de nouvelles et de chroniques de la Ligue canadienne de football (LCF)
Comme je l’ai mentionné plus haut, en rentrant au vestiaire à la mi-temps, il y avait pourtant encore de l’espoir. Les Alouettes ne tiraient de l’arrière que par quatre points. On aurait pu croire que ce fait allait donner une dose d’énergie aux hommes de l’entraîneur-chef Jason Maas et leur permettre de se motiver afin de sortir plus fort au troisième quart. Mais ce n’est pas arrivé.
Montréal a enchainé cinq bottés de dégagement consécutifs, à la suite de séquences qui ont duré entre deux et trois jeux. S’en sont suivi une interception lancée par le quart-arrière James Morgan, ainsi qu’un échappé de ce même Morgan. Une demie digne de la catégorie « rien ne fonctionne ».
C’est dommage, parce qu’il existait un scénario dans lequel les Alouettes rentraient chez eux, samedi soir, avec les deux mains sur le volant, installés au premier rang de la division Est. Bon, ça prenait une improbable victoire par 19 points, mais ce scénario existait quand même!
À la place, on se réveille ce matin et la place de Montréal en éliminatoires ne tient que par charité chrétienne.
Dans le cou des Alouettes (5-7), on sent le souffle des Argonauts (4-8, bris d’égalité détenu par Montréal) et du ROUGE ET NOIR (5-7, seulement un match sur trois joué entre les deux clubs cette année). Lorsque le quart-arrière Davis Alexander s’est blessé (la deuxième fois), on disait que Montréal devait simplement garder la tête hors de l’eau. En ce moment, on est sur la pointe des pieds, et il n’y a que le nez qui dépasse. Et aucun sauveteur ne surveille la piscine.
TOUS LES ESPOIRS SONT PERMIS
Le reste de la 14e semaine d’activités dans la Ligue canadienne de football (LCF) a donné droit à toutes sortes de rebondissements.
Le ROUGE ET NOIR d’Ottawa est encore venu de l’arrière. Cette fois contre les Lions, avec un Dustin Crum fumant au poste de quart-arrière. Ce que ce match semble avoir donné tout un élan au vestiaire d’Ottawa, mais il a aussi servi de douche froide pour les Lions.
Depuis le début de la saison, j’ai espoir de voir la Colombie-Britannique s’améliorer et arrêter d’accorder des montagnes de points à ses adversaires. Pourtant, on est maintenant bien installé dans le mois de septembre, et la progression ne vient pas. Je suis inquiet pour cette équipe, qui pourtant marque beaucoup de points pratiquement chaque semaine.
Même Edmonton s’est permis une surprise en battant les Stampeders, l’équipe la plus « hot » de la LCF depuis quelque temps.
C’est fou comment cette équipe est beaucoup plus compétitive depuis que le quart-arrière Cody Fajardo est aux commandes de l’attaque. L’ancien joueur par excellence de la coupe Grey n’ajoute pas nécessairement des statistiques spectaculaires à sa fiche, mais il dégage une aura qui inspire ses coéquipiers et donne une chance à son équipe chaque semaine.
Au moment d’écrire ces lignes, tout est encore à jouer en vue des éliminatoires de la 112e Coupe Grey. Aucune équipe ne peut être prise à la légère présentement. Avec le sprint final qui cogne à la porte, il est temps de ressortir cette vieille phrase : « Que la meilleure équipe gagne! »