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3 août 2025

Bethel-Thompson : « C’est fou, c’est inexplicable et inacceptable. »

John Kenney/LCF.ca

MONTRÉAL – Rarement le vestiaire des Alouettes a-t-il été aussi silencieux après une rencontre au cours des trois dernières années.

Assommés, les joueurs semblaient tous contempler avec stupeur les 60 minutes de football qu’ils venaient de disputer. Même les membres des médias, d’habitude si loquaces, avaient l’air de marcher sur des œufs.

C’est que les Alouettes venaient de peut-être offrir la pire performance depuis le début de l’air Jason Maas. Muselés du premier au dernier coup de sifflet par des Roughriders plus intenses et plus concis dans leurs actions, les Montréalais ont finalement baissé pavillon par la marque de 34-6, les six points provenant du pied du botteur José Maltos Díaz.

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Les blessures auraient-elles fini par rattraper l’équipe? Alors que Davis Alexander, Tyson Philpot et Austin Mack manquaient entre autres déjà à l’appel, c’est aussi Marc-Antoine Dequoy et Justin Lawrence qui sont tombés au combat en première demie. Sans oublier les changements à la tertiaire qu’a engendrés l’absence des demis défensifs Najee Murray et Kabion Ento.

On a beau louanger la profondeur de la formation des Alouettes, force est d’admettre que c’est une équipe affaiblie qui a conclu la rencontre, samedi soir.

Malgré tout, Maas a refusé d’invoquer les blessures comme raison de la contreperformance lorsqu’il a été questionné à ce sujet après la rencontre.

« Les blessures font partie du sport. Parfois, elles sont plus dures à surmonter. Tu ne veux jamais commencer un match en perdant des joueurs clés, mais il faut trouver des moyens de pousser, et nous ne l’avons pas fait ce soir. Les blessures ne seront jamais une excuse; nous avons beaucoup de fierté au sein de ce vestiaire, peu importe qui embarque sur le terrain », a résumé l’entraineur-chef, calme et posé en dépit de la situation.

Oui, les blessures n’ont certainement pas aidé la cause des Alouettes, mais l’incapacité de l’attaque à générer quoi que ce soit au cours des quatre quarts de jeu ne peut qu’être uniquement expliquée par les absents.

 

Le quart-arrière McLeod Bethel-Thompson a été limité à 126 verges par la passe en 26 tentatives, en plus d’être victime d’une interception. Au total, l’unité offensive n’a généré que 169 verges d’attaque nette, et elle n’a jamais dépassé la ligne de 45 verges des Riders.

« Ce fut un match difficile. Je ne me rappelle pas la dernière fois où l’attaque et moi avons été aussi désynchronisés », a admis Bethel-Thompson. « Nous étions bien préparés, nous savions ce qu’ils voulaient faire, nous n’avons tout simplement pas exécuté. C’est une performance très décevante. »

Cette performance survient pourtant après un match, lors de la semaine 8, au cours duquel Bethel-Thompson et l’attaque avaient semblé trouver leur erre d’aller.

Le principal intéressé s’explique mal comment les choses ont été diamétralement différentes cette semaine.

« C’est fou, c’est inexplicable et inacceptable. C’est l’une des pires performances auxquelles j’ai pris part », a-t-il confié.

Le vétéran est dur envers lui-même, mais il n’est pas le seul à blâmer pour la défaite.

La ligne à l’attaque a semblé débordée par la ligne défensive des Riders durant une bonne partie de la rencontre, ne laissant pas le temps suffisant à MBT pour bien effectuer ses lectures.

Même quand Caleb Evans a été lancé dans la mêlée, au troisième quart, pour tenter de provoquer une étincelle, la défense de la Saskatchewan a étouffé toute tentative de remontée.

« Nous voulions créer quelque chose, mais ce n’est pas venu. Donc nous sommes retournés avec Bethel », a expliqué Maas. « Ce sont mes décisions; la première était simplement pour créer une étincelle. Ensuite, je voulais que Bethel finisse le match pour essayer de retrouver un peu de sa confiance. Le football peut être un sport très dur mentalement, mais je sais qu’il possède assez de fortitude. »

DES CHANGEMENTS À L’HORIZON?

Les Alouettes n’auront pas à attendre trop longtemps pour tenter de faire oublier la défaite, puisqu’ils accueilleront le quart-arrière Cody Fajardo et les Elks d’Edmonton dès vendredi prochain, dans un match qui promet d’être émotif pour les deux formations.

Pourraient-ont assister à un changement au poste de quart-arrière pour la rencontre? Samedi soir, Jason Maas a refusé de s’avancer à ce sujet.

« Il est trop tôt pour parler de ça. Nous évaluerons nos gars en début de semaine, puis nous prendrons une décision. Je dirais probablement pas, non, mais je préfère ne pas penser à ça pour le moment. »

Pour ce qui est de Marc-Antoine Dequoy, qui se déplaçait sans aide après la rencontre, Maas a indiqué que de plus amples évaluations allaient être nécessaires pour saisir la gravité de la blessure.

Le maraudeur est un pilier défensif, et son absence contre les Elks serait un autre coup dur pour les Alouettes, qui doivent déjà se débrouiller sans leur quart-arrière numéro un et leurs deux meilleurs receveurs de passe.