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22 juillet 2025

Bowman au cœur des succès de la ligne défensive des Stamps

Stampeders de Calgary

CALGARY – John Bowman avait du pain sur la planche lorsqu’il s’est joint au Stampeders de Calgary à titre d’entraineur de la ligne défensive durant la plus récente saison morte.

L’ancienne gloire des Alouettes, qui avait passé les trois dernières saisons au sein du personnel d’entraineurs des Lions de la Colombie-Britannique, se joignait à une équipe en reconstruction, qui avait conclu la dernière saison avec une fiche de 5-12-1. Lors de la première édition de l’état des forces de la Ligue canadienne de football (LCF) en février, les Stamps pointaient d’ailleurs au neuvième et dernier rang de celui-ci.

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Bowman s’est vu mettre en charge d’une ligne défensive peu expérimentée, après les départs des vétérans Mike Rose, Julian Howsare et James Vaughters. Pour pallier ce manque d’expérience, Bowman et son unité ont préféré ne pas attendre jusqu’au camp d’entrainement pour se mettre au boulot.

« Dès l’hiver, nous avions des rencontres d’unité hebdomadaires », explique-t-il au bout du fil. « Au camp d’entrainement, nous ne sommes pas partis de zéro, tout le monde avait une compréhension de notre plan de match. Nous ne serions pas aussi avancés si nous avions entamé notre travail au début du camp seulement. »

Cette stratégie semble porter ses fruits, puisque les Stampeders trônent présentement au sommet du classement général de la LCF, avec une fiche de 5-1. Sur la ligne défensive, les jeunes joueurs comme Jaylon Hutchings (quatre sacs) et Clarence Hicks (trois sacs) jouent déjà comme des vétérans.

Huctchings s’était joint aux Stampeders en octobre dernier. À seulement six pieds, il ne possède pas nécessaire le gabarit typique d’un plaqueur défensif, mais Bowman explique que c’est son éthique de travail qui le différencie.

« Il m’appelait chaque jour durant la saison morte », dévoile l’entraineur. « Il était affamé et attentif. Il s’est très bien préparé pour la charge de travail des 18 matchs, des semaines courtes. En raison de son gabarit, il s’est toujours senti comme s’il avait quelque chose à prouver; c’est ce qu’on voit cette année. »

Pour l’aider en ce qui a trait à l’encadrement de ces jeunes joueurs, Bowman peut compter sur le vétéran Folarin Orimolade, qui effectue son retour à Calgary après un passage de deux saisons à Toronto. Au sein de cette ligne défensive jeune et peu expérimentée, Bowman bénéficie grandement de la présence de celui-ci que l’on surnomme « Flo ».

« Tous les entraineurs aimeraient avoir une extension d’eux-mêmes sur le terrain; un joueur qui peut être le meneur. Flo est ce gars pour nous. Il ne se soucie pas des statistiques, il veut simplement gagner. Quand tu comptes sur un gars comme ça, tu es bien parti. »

Malgré tous les nouveaux venus et le manque d’expérience, la défense des Stampeders est dominante depuis le début de la saison. Elle est première au chapitre des points alloués (111) et des touchés offensifs alloués (sept).

« Nous nous attendions à cela. Plusieurs personnes autour de la Ligue sont surprises, mais pas nous », résume Bowman.

CONTRE MONTRÉAL, CALGARY PRÉVOIT EN AVOIR PLEIN LES BRAS 

Stampeders de Calgary

Le match de jeudi soir contre les Alouettes aurait pu prendre des allures de rencontre au sommet entre deux des meilleurs clubs de la LCF, mais l’absence du quart-arrière Davis Alexander chez les Montréalais vient grandement changer la donne.

Sans leur meneur en attaque, les visiteurs seront maintenant les négligés contre les Stampeders.

« (Alexander) est plus athlétique, (McLeod Bethel-Thompson) préfère sa pochette. En tant que ligne défensive, on se soucie de la ligne à l’attaque et de nos assignations. Nous ne voyons pas MBT d’une manière différente d’Alexander. Si on ne fait pas notre boulot, peu importe qui est le quart-arrière, on ne sera pas en mesure de freiner l’attaque. »

« C’est une équipe qui utilise beaucoup de mouvements », poursuit Bowman. « Ils le font bien, ils ont gagné la Coupe Grey il y a deux ans. Nous allons en avoir plein les bras jeudi. »

De l’autre côté des tranchées, un visage bien familier pour Bowman a la charge de la ligne offensive des Alouettes. En effet, Luc Brodeur-Jourdain et lui ont été coéquipiers pendant dix ans avec les Alouettes.

La bataille des tranchées revêt-elle une importance particulière quand on se mesure à un vieil ami?

« Luc, c’est un bon chum! Il a fait du très bon travail avec leur ligne offensive depuis quelques saisons. Il n’y aura pas de duel entre nous deux, on est rendu trop vieux pour ça! Nous laissons les joueurs effectuer le travail. On va prendre de nos nouvelles avant le match, puis on va redevenir des adversaires après le botté d’envoi. »