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10 juillet 2025

À quoi s’attendre du deuxième duel entre Rourke et Ford?

La Presse Canadienne/LCF.ca

TORONTO – Lors de la première semaine de la saison 2025 de la Ligue canadienne de football (LCF), un affrontement très attendu entre deux talentueux quarts-arrière canadiens n’a pas été à la hauteur des attentes.

Le spectacle sera-t-il plus spectaculaire lors de la semaine 6, alors que le partant des Lions de la Colombie-Britannique, Nathan Rourke, mènera son équipe sur le terrain contre Tre Ford et les Elks d’Edmonton, mais cette fois au stade du Commonwealth, dimanche soir?

De l’eau a coulé sous les ponts depuis le premier match, chaque quart-arrière et son équipe ayant connu des moments difficiles avant de remporter d’importantes victoires lors de la semaine 5.

Pour les Lions et les Elks, et pour leur quart-arrière respectif, la partie de dimanche sera une occasion de poursuivre le cheminement, individuel et collectif, vers la constance.

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Lors de la semaine 1, lorsque les Lions ont défait les Elks 31-14 au Save-On-Foods du BC Place, Rourke a fait mieux que Ford en cumulant 324 verges par la passe et en lançant trois passes de touché, tandis que Ford a terminé la soirée avec 178 verges par la passe et une interception.

Ford a dû faire face à quelques difficultés supplémentaires pour s’adapter à sa vie comme partant à temps plein, tandis que Rourke a vu son bon début de saison bouleversé, de deux façons, lors de la semaine 2.

Sa « kryptonite » – du moins, jusqu’à présent –, les Blue Bombers de Winnipeg, ont neutralisé Rourke et les Lions dans une victoire de 34-20, le quart-arrière de la Colombie-Britannique se blessant au passage aux muscles abdominaux obliques. Cette blessure l’a tenu à l’écart de la formation pendant deux matchs de suite, deux parties que les Lions ont perdues.

De retour comme partant et vainqueur à Montréal la semaine dernière, Rourke ressent peut-être encore un peu de douleur aux abdominaux obliques.

Mais il ne se sent assurément pas complètement à l’aise, comme c’est le cas pour tous les quarts-arrière cherchant à gagner en rythme semaine après semaine. La partie chaudement disputée de la semaine dernière à Montréal aura été un pas en avant important pour Rourke et pour ses coéquipiers, mais il sait que ce n’est pas fini.

« Je pense que ce n’est que le début », a déclaré Rourke au balado 1st and Now des Lions cette semaine. « On se concentre à construire les bases, ici, en début de saison. On essaie de comprendre qui nous sommes en tant qu’équipe. »

« On a les bases. On va devoir passer par des moments où on change des choses, où on commet des erreurs et où on tire des leçons. Je pense que notre attaque est à ce stade-ci actuellement. »

Ford et les Elks semblent être dans le même bateau, du moins, pour ce qui est de poser les fondations.

Après avoir amorcé la saison avec un bilan de 0-2, Edmonton a subi une autre défaite lors de son retour au jeu à la suite d’un congé au cours de la semaine 3, cette fois contre Winnipeg. Mais les Elks ont été compétitifs lors de ce match, puis ils ont poursuivi sur cette lancée avec la victoire de la semaine dernière contre Ottawa.

À tout le moins, Ford estime que lui et son équipe ne ressemblent en rien à l’équipe qui s’est fait écraser par les Lions lors de leur premier match de la saison.

« Complètement différents », a déclaré Ford après l’entraînement des siens, mercredi. « Surtout en attaque. »

« Je pense que nous avons suivi le plan de match à 98 % », a-t-il ajouté, faisant référence à la performance de l’attaque de son équipe lors de cette victoire contre le ROUGE et NOIR en fin de semaine dernière. « Lors de la semaine 1, nous étions probablement dans les 60 %. C’était donc difficile. »

Ford, c’est bien connu, est l’un des plus grands improvisateurs à avoir joué au poste de quart-arrière dans la LCF, sa carrière, pourtant encore jeune, étant parsemée d’exemples de passes complétées insensées et exceptionnelles, dans des situations où, chaque fois, il est parvenu, avec brio, à s’extirper d’une pochette en train de s’effondrer.


Lors de sa défaite de la semaine 1 en Colombie-Britannique, par exemple, il a maintenu un jeu en vie pendant 11 secondes avant de lancer une passe au demi offensif Justin Rankin dans les zones profondes.

Mais à mesure qu’il continue de croître dans son rôle de quart-arrière numéro un avec les Elks, Ford est appelé à diriger l’attaque davantage depuis sa pochette, de manière plus méthodique.

Et cette transition pourrait commencer à porter ses fruits.

La semaine dernière, Ford a affiché une cote d’efficacité du quart-arrière parfaite de 158,3, ne lançant que 17 passes, dont 15 réussies, pour 212 verges et deux touchés, sans aucune interception. Il n’a couru que deux fois, pour 14 verges.

On sent que les Elks et lui sont sur le point d’arriver à un stade où le jeune quart-arrière pourrait être prêt à fusionner tous ses talents en un seul et même joueur électrisant pour qui les verges abondent sur le terrain. Que ses propres fondations individuelles sont presque posées.

« Nous devons privilégier les processus et non les résultats », a déclaré Ford cette semaine, soulignant que le premier est essentiel au second. Il parlait de l’équipe dans son ensemble, mais il aurait tout aussi bien pu parler de lui-même.

« Il faut s’adapter, s’ajuster, continuer à avancer et faire confiance au processus », a-t-il ajouté.

Si tout cela implique de rester patient pour Ford, cela pourrait signifier l’inverse pour Rourke, qui semble s’ouvrir un peu plus au chaos de l’improvisation.

Rourke, plus passeur que coureur, mais toujours capable de mettre la pédale au plancher en cas de pépin, a véritablement démontré ses talents de coureur lors des trois matchs qu’il a disputés cette saison.

Il est en tête de tous les quarts-arrière en termes de verges au sol, avec 155. Il se classe même neuvième parmi tous les porteurs de ballon du circuit dans cette catégorie, derrière des demis offensifs. Il affiche une moyenne de 8,2 verges par course.

Selon Pro Football Focus (PFF), Rourke a improvisé 12 fois en 2025, soit une fois de moins que les meneurs de la Ligue, Dustin Crum d’Ottawa et Vernon Adams Jr. de Calgary.

« Nathan a fait du bon travail en sortant de la pochette, en se déplaçant et en prolongeant les jeux cette année », a noté le joueur de ligne défensive d’Edmonton Jake Ceresna, plus tôt cette semaine.

Il est donc intéressant de noter que Rourke pourrait enrichir son répertoire en multipliant les occasions d’improviser, tandis que Ford, lui, s’efforce de limiter les siennes.

Ne serait-il pas intéressant, alors, que ce soient les jambes de Rourke qui soient la clé d’une victoire des Lions, ou le bras de Ford qui mène les Elks à la victoire, dimanche?

Il serait étonnant que l’un ou l’autre de ces deux scénarios soit prédominant. Mais le deuxième duel entre ces deux quarts-arrière canadiens est intrigant, alors que ces deux-là pourraient bien mettre tout en œuvre pour un spectacle grandiose au stade du Commonwealth lors de la semaine 6.

D’après une chronique de Don Landry publiée sur CFL.ca.