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MONTRÉAL – Les Alouettes profitent présentement de leur première de trois semaines de congé en 2025.
Un peu comme la Bible avec J.C., il y a un avant DA et un après DA, la naissance de Jésus étant ici remplacée pas la blessure au quart-arrière Davis Alexander.
Alors que les Montréalais semblaient filer vers la gloire après trois rencontres, les deux défaites consécutives qu’ils viennent de subir en l’absence de leur général en attaque devraient leur avoir donné de quoi cogiter durant cette semaine de repos.
Question d’aider l’état-major des Alouettes à se faire une tête, voici cinq éléments à retenir après cinq matchs chez les Oiseaux en 2025.
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1. DAVIS ALEXANDER EST L’HOMME DE LA SITUATION

David Kirouac/LCF.ca
« À seulement 26 ans, Davis est l’avenir de cette concession », avait affirmé le directeur général Danny Maciocia après avoir octroyé un nouveau contrat de trois saisons à Alexander en novembre dernier.
Quelque huit mois plus tard, on peut dire que Maciocia ne s’est pas trompé en lui donnant les rênes de son attaque.
Toujours parfait dans la Ligue canadienne de football (LCF) avec une fiche de 7-0 en tant que partant, Alexander a semblé en contrôle de son attaque dès le premier match de la saison, le 6 juin. Le passeur de 26 ans distribue le ballon à tous ses receveurs de manière quasi équitable, et sa mobilité lui permet de réaliser des jeux même quand il doit sortir de sa pochette.
Deuxième dans la LCF avec un pourcentage de passes complétées de 75,6 %, il a déjà amassé 803 verges par la voie des airs et cinq passes de touché, contre seulement deux interceptions. Il a aussi ajouté 64 verges au sol.
On l’a vu depuis deux semaines : l’attaque des Alouettes n’est pas là même sans Alexander. Le vétéran McLeod Bethel-Thompson n’a pas la mobilité de son jeune homologue, et il semble indécis dans sa pochette.
Après la défaite de samedi dernier contre les Lions, l’entraineur-chef Jason Maas a confirmé qu’Alexander serait de retour à son poste pour le duel de la semaine 7 contre les Argonauts de Toronto, ce qui devrait rassurer les partisans montréalais. D’autant plus que c’est aussi lors de ce match qu’on pourrait assister au retour de Chad Kelly chez les Argos, si l’on en croit l’entraineur-chef Ryan Dinwiddie.
2. LE PIED DE TYSON VA BIEN
Blessé au pied, le receveur Tyson Philpot avait raté les neuf derniers matchs de son équipe en 2024, après avoir amassé un impressionnant total de 779 verges sur des réceptions et cinq touché lors de ses neuf premiers.
Son absence lors des deux matchs préparatoires en mai dernier avait attisé les discussions entourant son état de santé, mais on peut maintenant affirmer que Philpot a repris là où il l’avait laissé en 2024.
En cinq rencontres, il mène les Alouettes avec 24 réceptions, trois touchés et 139 verges après l’attrapé. Ses 284 verges sur des réceptions le placent au neuvième rang de la LCF à se chapitre.
Philpot est l’ultime couteau suisse de l’attaque montréalaise, dangereux autant en zones profondes qu’avec de courtes passes sur les flancs. Il a démontré toute son agilité lors de la semaine 5 quand il a attrapé une courte passe de McLeod Bethel-Thompson à la ligne d’engagement, avant de parcourir en milieu de terrain les 45 verges qui le séparaient de la zone des buts.
S’il maintient ce rythme jusqu’à la fin octobre, il sera assurément sur la courte liste des prétendants au titre de joueur canadien par excellence du circuit.
3. LES ALOUETTES GAGNENT LA BATAILLE DES REVIREMENTS
C’est un cliché au football, mais l’équipe qui remporte la bataille des revirements a de bonnes chances d’aussi remporter le match.
Après cinq semaines d’activités, les Alouettes sont premiers dans la LCF avec un différentiel de revirement de plus-6. Les hommes de l’entraineur-chef Jason Maas sont premiers au chapitre des interceptions (sept) et deuxième en ce qui a trait aux échappés provoqués (cinq). Ce qui est impressionnant quand on s’attarde aux interceptions, c’est que les trois paliers de la défense en ont réussi. Sur la ligne défensive, Lwal Uguak a réussi un larcin. Chez les secondeurs, Tyrice Beverette et Geoffrey Cantin-Arku ont contribué. Puis, dans la tertiaire, Kabion Ento, Lorenzo Burns et Wesley Sutton ont tous les trois intercepté les passeurs adverses.
Ces statistiques sont une bonne représentation de la sacro-sainte profondeur qu’on retrouve dans la défense des Alouettes.
Comme à son habitude, Beverette est partout sur le terrain, alors qu’il a provoqué deux des cinq échappés de Montréal jusqu’à présent cette année.
4. LA LIGNE DÉFENSIVE RÉPOND À L’APPEL
L’an dernier, les Alouettes avaient terminé sixièmes dans la LCF au chapitre des sacs, avec 34. Cette année, après cinq semaines, l’équipe pointe au deuxième rang de la Ligue à ce chapitre, avec 13.
L’arrivée du joueur de ligne défensive Shawn Oakman et la saison morte dont a bénéficié Lwal Uguak semblent porter fruit, mais c’est le travail du Canadien Isaac Adayemi-Berglund qui retient le plus l’attention. Le plaqueur défensif a déjà réussi trois sacs, bons pour le deuxième rang dans la LCF, en plus d’avoir recouvré deux échappés.
De son côté, Uguak est huitième dans la LCF pour les pressions appliquées sur le quart-arrière, avec 13.
Un autre élément qui s’est amélioré cette année est la défense contre le jeu au sol. En 2024, les Alouettes avaient connu des ratés dans cette facette du jeu, terminant huitièmes dans la LCF au chapitre des verges au sol allouées.
Les tranchées semblent beaucoup plus hermétiques en 2025, alors que les Montréalais pointent au deuxième rang de la LCF à ce sujet, avec une moyenne de seulement 74,0 verges au sol allouées par rencontre. Ils n’accordent que 4,3 verges par course, ce qui les place au premier rang à ce sujet.
5. UNE DÉFENSE CONTRE LA PASSE TROP PERMISSIVE
Si la défense contre le jeu au sol s’est améliorée, c’est cette fois-ci le jeu aérien qui donne des difficultés à l’unité défensive des Alouettes.
Montréal est l’équipe qui a accordé le plus de passes complétées en 2025, avec 119. Les quarts-arrière adverses complètent 70 % de leurs passes contre les Oiseaux. En comparaison, ce nombre descend à 58,6 % chez les Blue Bombers de Winnipeg, qui sont premiers à ce chapitre.
Outre les statistiques, ce sont les erreurs individuelles, voire mentales, qui semblent faire mal aux Alouettes. À plusieurs reprises cette saison, nous avons vu des joueurs défensifs en position de rabattre une passe ou de réaliser une interception qui ne parvenaient tout simplement pas à compléter le jeu. Le maraudeur Marc-Antoine Dequoy connait d’ailleurs un début de saison difficile, alors qu’il a été pris en défaut à quelques reprises sur de longs jeux couteux. Il demeure un joueur d’exception, et je suis convaincu qu’il saura retrouver le niveau de jeu qui lui a valu d’être nommé au sein de l’équipe d’étoiles de la LCF lors des deux dernières campagnes.