MONTRÉAL – À moins d’un revirement inattendu de dernière minute, les projecteurs seront de nouveau tournés vers Cody Fajardo dans le rôle de quart partant des Alouettes de Montréal dès dimanche. En attendant, Fajardo et l’entraîneur-chef Jason Maas n’ont pas oublié de mettre en lumière la qualité du travail de celui qui a dirigé l’attaque montréalaise avec brio pendant trois matchs et une demie.
Fajardo sera de retour à titre de meneur de jeu des Alouettes (9-1-0) face aux Elks d’Edmonton (3-7-0) dimanche soir au stade Percival-Molson.
Sa mission sera non seulement de contribuer à freiner la séquence de trois victoires de la formation albertaine, mais aussi de poursuivre le travail accompli par Davis Alexander, qui a joué un rôle vital dans les quatre gains des Alouettes pendant l’absence de Fajardo en raison d’une blessure à une cuisse.
«Il est arrivé et a fait un travail extraordinaire en réalisant ce qui était inattendu et en faisant paraître confortable ce qui était inconfortable», a décrit Fajardo au sujet d’Alexander après la séance d’entraînement des Alouettes, tenue par un temps presque automnal mercredi après-midi à Saint-Léonard.
«Je lui ai même dit que j’étais pas mal jaloux de la manière qu’il a fait paraître les choses faciles, surtout compte tenu du fait qu’il est un jeune quart sans une longue expérience. Je lui ai dit qu’il m’avait fallu cinq ou six ans pour donner l’impression que c’était aussi facile», a ajouté Fajardo.
Quelques minutes plus tôt, Maas avait aussi exprimé son admiration du travail d’Alexander au cours des quatre dernières semaines.
«La chose la plus importante que Davis a accomplie, ç’a été de diriger l’attaque de manière efficace, de jouer à l’intérieur de ses limites, de faire les jeux qui devaient être faits. Il possède un bel arsenal d’habiletés individuelles. Et comme je l’ai déjà dit, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui sont plus compétitifs que lui et qui se préparent (comme lui)», a déclaré Maas.
«Nos attentes se résumaient à le voir jouer à l’intérieur de ses limites et à l’intérieur de notre cadre offensif, et il a fait ça extrêmement bien. Et c’est impressionnant compte tenu du peu d’expérience qu’il avait lorsqu’il s’est présenté pour ces matchs. Je lui lève mon chapeau. Il est un bien meilleur quart-arrière maintenant, quatre semaines après cette expérience, qu’il ne l’était avant. Et nous savions déjà qu’il était pas mal bon», a renchéri l’entraîneur-chef des Alouettes.
Fajardo était bien sûr enchanté de reprendre sa place à titre de quart numéro un d’une formation qu’il avait menée à cinq victoires consécutives avant de se blesser contre les Argonauts de Toronto le 11 juillet.
Ce match est le seul que les Alouettes ont perdu jusqu’à maintenant en 2024.
«Oui, ç’a été difficile, mais c’était la chose intelligente à faire», a reconnu Fajardo en parlant de la durée de son inactivité.
«C’est probablement le plus grand nombre de parties que j’ai manquées pendant ma carrière. C’est certain que ça fait mal de demeurer sur les lignes de côté, mais quand votre équipe gagne quatre matchs pendant que vous êtes absent, c’est agréable car ça vous empêche de vouloir précipiter votre retour. Vous pouvez revenir à votre propre cadence, quand vous vous sentez bien.»
Fajardo estime que sa principale appréhension, à l’approche du match de dimanche, est davantage liée à l’assurance qu’il sera en pleine forme et qu’il pourra performer à la hauteur de ses attentes que d’entrer dans le tempo du match.
Or, le simple fait d’avoir revêtu l’uniforme vendredi dernier en Saskatchewan, même s’il n’a pas joué, lui a rendu service.
«Le fait de participer aux activités d’avant-match, d’être en uniforme pour le match, de sentir que vous n’êtes qu’à un seul jeu d’aller sur le terrain, ça aide mentalement», a-t-il estimé.