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27 avril 2023

Trevor Harris : « J’ai l’impression d’avoir beaucoup à prouver cette année »

Kevin Sousa/LCF.ca

TORONTO – Trevor Harris veut en faire moins, mais mieux cette saison.

Harris est un passeur naturel. En 161 matchs dans la Ligue canadienne de football (LCF), il a amassé 28 610 verges et 154 touchés par la passe. Il a cumulé plus de 4000 verges par la passe lors de quatre de ses cinq dernières saisons. Il a fait partie de deux équipes championnes de la Coupe Grey, il a nommé au sein de l’équipe d’étoiles de la division Est en 2016, et il a mené la LCF avec 33 passes de touché en 2015.

Ce sont des statistiques très impressionnantes, mais à sa première année en tant que quart-arrière des Roughriders de la Saskatchewan, le joueur de 36 ans de Waldo, Ohio, croit que la qualité sera plus importante que la quantité.

« Les statistiques sont quelque chose que les gens regardent pour comparer », a récemment déclaré l’ancien quart-arrière des Alouettes de Montréal. « Vraiment, l’important, c’est de bien gérer le match. Il existe un moyen d’amasser 220 verges et deux ou trois touchés par la passe et de jouer un bien meilleur match que si vous cumulez 400 verges. »

« Il faut vous assurer de garder votre équipe sur le terrain, et de la placer dans des situations favorables. Il ne s’agit pas vraiment d’avoir les bonnes ou les meilleures statistiques. Il s’agit de jouer un type de football le plus efficace possible. »

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Harris, un athlète de six pieds, trois pouces et 212 livres, a tenu parole la saison dernière avec les Alouettes. En 15 départs, il a récolté plus de 350 verges par la passe deux fois, et plus de 400 verges par la passe une seule fois. Le plus de passes de touché qu’il a décochées lors d’un même match? Trois.

Harris a tout de même terminé la saison au troisième rang des quarts-arrière de la LCF avec 4157 verges et 20 touchés par la passe. Son taux de passes complétées de 71,6 % était le troisième meilleur de la Ligue, et ses 331 passes complétées représentaient le deuxième meilleur total du circuit.

« Je sais que je suis capable de plus », a déclaré Harris. « Mais ce n’est vraiment pas ce qui est important. »

« Il s’agit d’être efficace avec le ballon, de prendre ce que les défenses vous donnent, de vérifier les jeux qui ne sont pas là et de comprendre quand c’est le bon moment pour décocher ces passes dans les zones profondes. »

Harris a fait allusion au quart-arrière Zach Collaros, qui a amassé plus de 300 verges par la passe seulement trois fois l’an dernier, tout en menant les Blue Bombers de Winnipeg à une fiche de 15-3 et à leur troisième participation consécutive au match de la Coupe Grey. Collaros a lancé quatre passes de touché dans un match à deux reprises l’an dernier, mais n’a cumulé que 270 verges dans l’un et que 296 dans l’autre.

« Il met son équipe en position de gagner chaque semaine », a déclaré Harris. « Les Blue Bombers ne se sont jamais fait déclasser; ils ont toujours eu une chance de gagner. »

« En tant que quart-arrière, vous voulez donner de l’espoir à votre équipe, en la plaçant en position de gagner chaque semaine. »

Avec Cody Fajardo comme quart-arrière l’an dernier, les Roughriders ont commencé la saison avec une fiche de 4-1, mais ils ont perdu leurs sept derniers matchs pour terminer l’année avec un dossier 6-12, ratant les éliminatoires pour la première fois en quatre ans.

À Montréal, Harris a connu une saison à l’opposé de celle de Fajardo en Saskatchewan.

Les Alouettes n’ont compté que deux victoires à leurs huit premiers matchs, avant de renverser la vapeur pour terminer au deuxième rang de la division Est avec une fiche de 9-9. Les Montréalais ont remporté un premier match éliminatoire depuis 2014 lors de la demi-finale de l’Est, avant de s’incliner contre Toronto lors de la finale de l’Est.

À la fin de 2022, Fajardo et les Roughriders savaient qu’il était temps pour du changement. Le jour de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, Fajardo a conclu un accord de deux ans avec Montréal. Cela a ouvert la porte à Harris pour s’entendre avec les Roughriders.

Harris s’est dit excité de se retrouver en Saskatchewan.

« En 2015, je me souviens avoir dit à ma femme qu’un jour je serais le quart-arrière des Roughriders », a-t-il confié. « Vous pouvez juste sentir à quel point le football est important ici, et à quel point l’organisation est professionnelle. »

« Ma femme et moi avons tous les deux grandi dans de petites villes. Il y a une atmosphère de petite ville à Regina, mais le football y est super important, et le football l’est tout autant pour moi. C’était quelque chose qui m’attirait, parce que j’avais l’impression que cela correspondait à ma personnalité. »

Harris ne s’attend pas à ce qu’il y ait que du beau temps en Saskatchewan. Il comprend qu’il sera scruté minutieusement par l’ensemble des partisans de la province, qui raffole de football.

« Les critiques s’en viennent », a-t-il dit. « Je sais ce que veut la base de partisans des Roughriders. Je suis honoré d’être en Saskatchewan et d’avoir l’opportunité d’être leur quart-arrière. »

« Je savoure la pression et la situation qui se présente à moi. J’entends toutes les critiques, ça ne me dérange pas. »


 
Le receveur Jake Wieneke, qui est devenu joueur autonome l’hiver dernier, effectuera lui aussi un séjour en Saskatchewan à la suite d’un passage à Montréal. L’athlète de six pieds, quatre pouces et 215 livres de Maple Grove, au Minnesota, a été nommé au sein de l’équipe d’étoiles de la LCF en 2021 grâce à une saison de 56 attrapés pour 898 verges et 11 touchés. Il a aussi été élu recrue par excellence de la division Est en 2019.

En plus d’être coéquipiers à Montréal, Harris et Wieneke sont devenus des amis proches.

« C’est l’une des meilleures personnes que j’ai eu la chance de rencontrer », a déclaré Harris. « J’admire Jake de bien des façons. C’est l’un des meilleurs joueurs de football que j’ai côtoyé. »

Même avant le début officiel du marché des joueurs autonomes, Wieneke disait aux gens que lui et Harris aboutiraient en Saskatchewan.

« Je me disais « De quoi tu parles? » », a dit Harris. « Il était plus ou moins tout simplement en train d’exprimer un souhait. »

Harris sait que jouer en Saskatchewan peut être très risqué, mais aussi très gratifiant. Aidez les Roughriders à remporter la Coupe Grey, et on se souviendra de vous comme l’un des grands de l’organisation, comme les quarts-arrière Ron Lancaster, Darian Durant et Kent Austin.

« J’ai l’impression d’avoir beaucoup à prouver cette année », a-t-il déclaré. « J’ai l’impression que c’est le plus que j’aurai à prouver de ma carrière. Nous serons prêts à livrer la marchandise en équipe. »

« Avec cette responsabilité, vous devez être prêt pour les éloges et les critiques, et vous devez rester concentré sur ce qui est vraiment en jeu et ce qui compte. Ce qui nous permettra d’atteindre nos objectifs, c’est de nous concentrer sur la chimie au sein de l’équipe et de nous assurer que nous faisons de notre mieux les uns pour les autres afin de mettre le meilleur produit sur le terrain. »

D’après une chronique de Jim Morris publiée sur CFL.ca.