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TORONTO – Kenny Lawler a appris sa leçon.
Après avoir remporté la Coupe Grey à deux reprises et avoir amassé plus de 1600 verges sur des réceptions en deux saisons avec les Blue Bombers de Winnipeg, le receveur originaire de Pomona, en Californie, croyait qu’il méritait plus d’argent que ce que les Blue Bombers étaient prêts à payer.
Ainsi, lorsque les Elks d’Edmonton ont proposé de faire de lui le joueur le mieux payé de la LCF – en excluant les quarts-arrière – en février 2022, Lawler a sauté sur l’occasion.
Sous Chris Jones, le nouvel entraîneur-chef et directeur général à Edmonton, les Elks ont terminé la saison avec une fiche de 4-14 en 2022. Lawler a terminé la saison avec des statistiques décentes et a été nommé joueur par excellence des Elks pour 2022, mais il n’a disputé que 12 matchs avant de se fracturer une clavicule.
« Je disais à tout le monde que je croyais être le meilleur receveur de la LCF », a expliqué Lawler. « Où j’en étais dans ma carrière, je devais être payé. »
« J’ai été payé, mais est-ce que ça valait le coup? Je suis la personne la plus compétitive que vous rencontrerez dans votre vie. En rétrospective, je ne pense pas vraiment que cela en valait la peine. »
Lors du premier jour de l’ouverture du marché des joueurs autonomes de la LCF, cette année, Lawler est retourné à Winnipeg, acceptant un contrat de deux ans.
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« C’est l’endroit où je me sens à la maison », a déclaré le joueur de 28 ans. « C’est là où j’ai commencé, où j’ai gagné le respect en tant que joueur, où j’ai remporté deux championnats. »
« C’est un endroit spécial quand on parle de football. La culture est incroyable. Je n’ai pas à remettre en question les motivations de qui que ce soit dans le vestiaire. L’équipe d’entraîneurs est super. C’était juste globalement le meilleur ajustement. Ce n’était pas vraiment une décision difficile à prendre. »
L’année loin de Winnipeg a aidé Lawler à réaliser que l’argent est important, mais que ce n’est pas toujours le meilleur critère afin de mesurer une carrière.
« Être bien payé, c’est très agréable », a-t-il expliqué. « Mais je crois vraiment que dans la LCF, ce que tu recherches avant tout, c’est l’héritage. Être celui dont le nom figure dans le stade avec les autres grands joueurs de l’organisation. Tu veux faire partie du Temple de la renommée du football canadien. »
« Je crois vraiment que la façon dont vous accomplissez cela consiste à rester avec un groupe de joueurs qui se donnent à fond. C’est ce que nous avons fait à Winnipeg. Nous avons tout fait pour remporter des championnats. L’héritage, pour moi, a commencé à Winnipeg. C’était amusant de pouvoir toucher un gros chèque de paie à Edmonton, mais en revenant à Winnipeg, c’est l’héritage de l’équipe qui doit primer. Les partisans vont se souvenir de moi avec l’uniforme en bleu et or. »
Lawler savait quand il a signé avec Edmonton que c’était une saison de reconstruction pour l’équipe. Ce à quoi il ne s’attendait pas, c’était un vestiaire qui connaîtrait le syndrome de la porte tournante en cours de saison. Un obstacle majeur à la création d’une chimie.
Lawler, un receveur de six pieds, trois pouces et 197 livres, a obtenu un poste au sein de l’équipe d’étoiles de la LCF en 2021 après avoir capté 64 passes pour 1014 verges et six touchés avec les Blue Bombers. Il a été amené à Edmonton pour produire au sein d’une équipe avec des quarts-arrière inexpérimentés et d’une formation en constante évolution.
« J’avais l’impression que les entraîneurs m’attribuaient un grand rôle », a-t-il déclaré. « Je vais là-bas et j’essaie de tout faire. Attraper le ballon, bloquer, marquer, obtenir des premiers essais, prolonger les séquences à l’attaque. »
« Obtenir beaucoup plus de temps de jeu et de répétitions, ça vient avec des conséquences. Parfois, tu te blesses, et c’est ce qui m’est arrivé. »
Lawler s’est cassé une clavicule en captant une passe de 33 verges le 1er octobre dans un revers de 25-18 contre les Alouettes de Montréal. Il a dû être opéré et n’a pas recommencé à s’entraîner avant janvier.
Bien qu’il ait raté six matchs, Lawler a été le meilleur receveur d’Edmonton avec 58 attrapés pour 894 verges et cinq touchés. Il a même a été nommé au sein de l’équipe d’étoiles de la division Ouest. Ses 199 verges après l’attrapé ont représenté un sommet en carrière.

Même si les victoires ont été rares pour Kenny Lawler et pour les Elks en 2022, le receveur étoile soutient qu’il a appris énormément de son séjour à Edmonton (Thomas Skrlj/LCF.ca)
Bien que les choses ne se soient pas passées comme il le souhaitait, Lawler a appris de son expérience à Edmonton.
« Je pense que cela m’a rendu plus fort », a-t-il dit. « Le simple fait d’être à Edmonton pendant un an, d’avoir à faire face à beaucoup de choses : blessures, entraîneurs, joueurs, etc. Cela a fait de moi un meilleur joueur. Un meilleur leader, une meilleure personne. »
De retour chez les Blue Bombers, Lawler a retrouvé le quart-arrière Zach Collaros, le joueur par excellence de la LCF au cours des deux dernières saisons. Collaros a le pedigree et l’expérience qui manquaient aux quarts-arrière d’Edmonton.
Les Blue Bombers auront également un groupe de receveurs qui comprend Dalton Schoen, le meilleur receveur de la LCF et la recrue par excellence de la Ligue l’an passé, Nic Demski, Rasheed Bailey et Drew Wolitarsky.
« Je pense que cette année, notre groupe a de quoi effrayer les défenses adverses », a déclaré Lawler. « L’expérience que nous avons à chaque poste. La continuité que nous avons au sein de l’équipe. On a des joueurs qui se connaissent, et qui jouent les uns pour les autres. »
Les Blue Bombers ressentent toujours la douleur de leur défaite surprise de 24-23 aux mains des Argonauts de Toronto l’an dernier lors du match de la Coupe Grey.
« Les joueurs ici, à Winnipeg, croient vraiment qu’il s’agit d’un travail inachevé », a confié Lawler. « Être à un jeu de gagner ce match, ça reste sur le cœur longtemps. »
« J’ai ressenti cette douleur, et je n’étais même pas là. Ç’a été difficile, mais c’est une bonne chose que ce soit arrivé, car maintenant, la motivation de tout le monde est encore plus grande. »
Lawler ne retourne pas à Winnipeg pour être simplement un figurant. Il veut contribuer au succès de l’équipe.
« Je veux fouler le terrain et prouver à tout le monde que Kenny Lawler est toujours un gagnant », a-t-il dit. « En fin de compte, la seule chose qui compte pour moi, c’est de gagner. »
« J’ai toujours l’impression d’avoir quelque chose à prouver. C’est ce qui me fait avancer en tant que joueur. Trouver un moyen de m’améliorer, d’avoir un avantage. Travailler d’arrache-pied, et regagner le respect de tous. »