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REGINA – La Saskatchewan a toujours eu un lien fort avec l’Aviation royale canadienne.
La principale raison est la base des Forces canadiennes Moose Jaw, domicile d’un escadron de démonstration aérienne (Snowbirds), qui a épaté les foules du monde entier pendant près de 50 ans.
En 2009, il semblait approprié de surnommer le quatuor de receveurs canadiens évoluant avec les Riders d’« Aviation royale canadienne », alors qu’Andy Fantuz, Chris Getzlaf, Rob Bagg et Jason Clermont étaient les têtes d’affiche du groupe de receveurs à la disposition du quart-arrière Darian Durant.
Deux de ses membres, Fantuz et Getzlaf, ont récemment été annoncés comme les nouveaux membres du Temple de la renommée des Roughriders.
Il était donc approprié de voir deux receveurs canadiens mener l’équipe au chapitre des verges sur des réceptions la semaine dernière, alors que l’équipe remportait une troisième victoire en autant de parties pour amorcer son calendrier régulier.
L’actuel groupe de receveurs des Riders procure un sentiment de nostalgie chez bon nombre de partisans du club, ceux-ci voyant une version 2.0 de l’ « Aviation royale canadienne » au sein du groupe de receveurs assemblé par le directeur général Jeremy O’Day.
Les Riders ont sélectionné plusieurs receveurs canadiens lors des trois derniers repêchages, dont Justin McInnis et Brayden Lenius en 2019, Kian Schaffer-Baker en 2020 et Terrell Jana en 2021.
En plus de ces quatre jeunes hommes, les Riders ont mis sous contrat le joueur autonome Jake Harty il y a quelques saisons pour pourvoir le départ du dernier membre de l’ «Aviation royale canadienne » originales, Rob Bagg.
Puis il y a le produit de l’Université de Regina Mitchell Picton, qui a attendu longtemps avant de pouvoir contribuer aux succès de l’équipe de sa ville natale, qui l’a repêché en 2017. Picton a finalement marqué un premier touché il y a deux semaines, et il espère s’avérer un vol choisi au cinquième tour, tout comme Getzlaf, qui avait été un choix de cinquième tour lors du repêchage de la LCF.
Jusqu’à présent, la vedette du nouveau groupe de receveurs canadiens est Brayden Lenius. Il a capté toutes les passes décochées dans sa direction, et il ne retrouve qu’à quelques verges de Kyran Moore pour le premier rang de l’équipe en ce qui a trait aux verges sur des réceptions.
L’autre receveur canadien le plus impressionnant a été Picton. Tout au long du camp d’entraînement, l’entraîneur-chef Craig Dickenson a louangé son éthique de travail et sa capacité à s’adapter à une nouvelle unité offensive. Picton a marqué son premier touché en carrière il y a deux semaines.
La recrue Schaffer-Baker a connu d’excellents débuts dans la LCF en captant quatre passes pour 64 verges dans la victoire des siens la semaine dernière.
Une autre recrue, Jana, a aussi capté son premier attrapé en carrière, les Riders démontrant toute l’étendue de leur talent chez leurs receveurs canadiens.
Et on attend toujours de voir si Justin McInnis pourra se dénicher un poste au sein de la formation partante. Blessé pendant le camp d’entraînement, le choix de premier tour au repêchage de 2019 espère pouvoir démontrer aux entraîneurs qu’il est entièrement rétabli de sa blessure à l’aine et qu’il peut contribuer aux succès de son club sur le terrain. Les attentes envers McInnis étaient les plus élevées, considérant qu’il avait été un choix de premier tour. Il a capté 10 passes pour 149 verges à sa première saison, mais il n’a été utilisé que sporadiquement en 2019, alors que l’équipe n’employait qu’un seul receveur canadien partant, Cory Watson.

Kian Schaffer-Baker a effectué ses débuts dans la LCF dans la victoire des Roughriders aux dépens du ROUGE et NOIR lors de la semaine 3 (Riderville.com)
Cette année, nous verrons combien de jeunes receveurs pourront prendre leur envol et devenir les prochains grands receveurs canadiens, pas seulement en Saskatchewan, mais dans toute la LCF.
APPUYER LES PRODUITS LOCAUX
Un autre aspect intéressant de cette équipe affichant un dossier de 3-0 est le nombre de joueurs locaux se retrouvant au sein de la formation composée par O’Day.
Lors de la semaine 1, la ligne offensive a employé quatre partants natifs de la Saskatchewan : Brett Boyko, Logan Ferland, Dan Clark et Evan Johnson.
Et ce groupe est privé des services de l’un de ses meilleurs joueurs de ligne offensive, Brendon LaBatte.
Chez les receveurs, Picton et Lenius ont tous les deux vu le jour en Saskatchewan.
Et puis il y a le botteur Jon Ryan, qui émerveille les foules grâce à ses excellents dégagements, et le spécialiste des longues remises Jorgen Hus, à qui l’on ne donne pas suffisamment de crédit pour ses remises rapides qui permettent à Ryan d’effectuer d’aussi bons bottés.
La dernière fois que les Riders ont employé autant de joueurs locaux remonte à 2013, alors que LaBatte, Ben Heenan, Getzlaf, Clark, Zack Evans, Neal Hughes, Scott McHenry, Graig Newman, Paul Woldu et Levi Steinhauer ont tous inscrit leur nom sur la Coupe Grey. Oui, il y avait 10 joueurs de la Saskatchewan au sein de la formation des Riders lors du match de championnat de 2013.
ET QU’EN EST-IL DE LA DÉFENSE?
Avec toute la flexibilité que les Riders possèdent en attaque en raison de leur profondeur chez ses joueurs nationaux, l’équipe pourrait n’employer que des partants américains en défense si elle le voulait.
Mais elle ne le fait pas.
Améliorant la flexibilité des Riders, Micah Teitz remplace admirablement bien le secondeur étoile Cameron Judge depuis le début de la campagne. Teitz mène son équipe au chapitre des plaqués (16) et des jeux défensifs (22). Il a patiemment attendu sa chance de briller, et tous les points d’interrogation qu’il y avait en amont de la saison à propos de la position de secondeur du côté court n’ont plus lieu d’être.
Puis il y a Mike Edem, qui est devenu un maraudeur du calibre d’un joueur étoile et un meneur au sein de la tertiaire.
En plus, Makana Henry et Charbel Dabire sont capables d’occuper des rôles de partants à l’intérieur de la ligne défensive, et ils font un travail admirable dans un système de rotation dessiné par le coordonnateur Jason Shivers afin de conserver ses joueurs les plus frais et dispos possible.
Généralement, l’équipe avec les meilleurs joueurs nationaux est celle qui se retrouve au sommet du classement et qui a le plus de chances de remporter la Coupe Grey. Si l’on se fie à cette tendance, l’édition 2021 des Roughriders est plus qu’une simple prétendante aux grands honneurs, grâce, entre autres, au travail acharné qu’a déployé Jeremy O’Day pour bâtir une formation remplie de très bons joueurs canadiens.