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28 juillet 2021

Le football a de nouvelles significations pour l’attaque des Elks

GoElks.com

EDMONTON – Il y a 18 ans, un immensément bon quart-arrière arrière a mis les pieds sur la surface du stade du Commonwealth et a évalué ses options.

En fond de terrain, il apercevait des receveurs tels que Ed Hervey, Terry Vaughn, Jason Tucker et Winston October. S’il voulait remettre le ballon, le demi offensif Mike Pringle était à ses côtés, prêt à exploiter la brèche que lui avait créée un talentueux joueur de ligne offensive.

Ce quart-arrière, bien sûr, c’était Ricky Ray. Et Hervey, Vaughn, Tucker, October, Pringle et lui ne représentaient qu’une parcelle de tout la talent que l’on retrouvait à Edmonton en 2003. Les Elks ont gagné la Coupe Grey cette année-là, et cette édition de l’équipe est reconnue comme l’une des meilleures de son histoire.

Dix-huit ans plus tard, October est l’entraîneur des receveurs des Elks et le coordonnateur du jeu aérien du club. La distribution est évidemment différente aujourd’hui, mais lorsque l’on jette un œil aux noms au sein de la formation (Trevor Harris au poste de quart-arrière, Derel Walker, Greg Ellingson et Armanti Edwards aux postes de receveurs, James Wilder Jr. au poste de demi offensif et une ligne offensive qui, bien qu’éprouvée pendant le camp d’entraînement, possède une bonne profondeur), la comparaison semble naturelle.

Est-ce qu’on ressent un peu de 2003 dans cette édition 2021 des Elks d’Edmonton?

Trevor Harris pourrait compter sur certaines des meilleures cibles de sa carrière cette saison (GoElks.com)

« C’est un peu différent, mais quand on regarde l’expérience, oui, assurément », a dit October, qui occupait aussi un rôle de spécialiste des retours de botté avec Edmonton en 2003.

« Nous avions Pringle, Terry Vaughn et Ed, Jason Tucker et Ricky Ray, et la ligne offensive était plutôt solide. Quand on regarde des joueurs comme James Wilder et Derel Walker, Greg Ellingson et Armanti Edwards, on se dit : ‘‘Oui, OK. On a du potentiel.’’ Mais avoir du potentiel signifie que nous n’avons rien accompli encore. Il faut encore que nous développions notre cohésion, que nous nous assurions d’être là où nous devons être au moment où nous devons l’être, ce genre de trucs. »

Plusieurs choses doivent arriver pour que l’édition d’aujourd’hui des Elks accomplisse ce que l’édition d’il y a 18 ans a accompli. Tout ce que October, que l’entraîneur-chef Jaime Elizondo et que le reste de l’équipe peuvent faire en ce moment, c’est se concentrer sur le moment présent. Et avec une année sans football, c’est encore plus facile aux yeux d’October.

« C’est que n’avons presque pas eu la chance de vivre ça à nouveau », a dit October à propos de ce qui ressort le plus selon lui après deux semaines de camp d’entraînement.

« Ça fait combien, 17, 18 mois? Le simple fait d’aimer être ensemble… Je crois que nous avons plus de conversations là-dessus que sur nos schémas offensifs présentement. Nous apprenons à nous connaître et nous nous demandons : ‘‘Qu’aurions-nous fait si nous n’avions pas eu ceci? Que ferions-nous?’’ Il faut juste apprécier le fait que nous soyons de retour sur le terrain, et je crois qu’il y a là la fondation de notre motivation à jouer d’arrache-pied pour chacun de nos coéquipiers. »

« C’est à ça que ressemble notre camp d’entraînement, une appréciation du fait que la plupart d’entre nous pratiquent ce sport depuis que nous avons 11 ans. J’évolue dans le football depuis ma sixième année, et j’ai aujourd’hui 45 ans. J’ai tout fait dans le football. C’est pourquoi j’aime ce groupe. »

October voit un camp d’entraînement plus jovial que ceux des années passées. Les joueurs sont peut-être un peu plus ouverts aux conseils de leurs entraîneurs qu’ils ne l’étaient auparavant. C’est quelque chose à laquelle nous devrions tous pouvoir nous identifier à un certain degré. Avant mars 2020, il y avait tellement d’aspects de notre vie que nous ne pouvions pas nous empêcher de tenir pour acquis : aller chez un ami pour souper et regarder un match, partager un vestiaire avec vos amis pour s’entraîner, s’assoir coude à coude avec des inconnus dans un stade pour encourager votre équipe préférée, etc. Les bases de nos vies ont été bouleversées pendant près d’un an et demi, et nous ne commençons maintenant qu’à récupérer certains aspects. Au stade du Commonwealth, ça se voit sur le terrain tous les jours.

Ayant joint l’équipe la semaine dernière après sa quarantaine, Derel Walker pourrait avoir une monstrueuse saison en jouant avec Trevor Harris (GoElks.com)

« Nous en parlons tout le temps. Il y a des milliers de jeunes hommes qui aimeraient avoir l’opportunité de joueur professionnellement au football, et nous avons cette opportunité. Alors nous devons tous passer par là, travailler fort et donner notre meilleur effort », a dit October.

La comparaison à 2003 est flatteuse, mais October recule un peu moins loin dans ses souvenirs et croit que l’attaque des Elks en 2021 pourrait être similaire à celle d’Ottawa en 2018, alors qu’il en était à sa première année en tant qu’entraîneur des receveurs du ROUGE et NOIR. Il se souvient de l’impressionnante chimie de Harris avec Brad Sinopoli, Ellingson, R.J. Harris et Deontae Spencer. Ce groupe et celui d’Edmonton en 2003 avaient quelque chose en commun.

« Il n’y avait pas d’égo dans notre vestiaire », a-t-il dit.

« Quand un joueur ne courait pas le bon tracé, nous le corrigions tous. Quand il n’y a pas d’égo, c’est plus facile pour nous de jouer librement. Vous n’êtes pas inquiet de voir un autre joueur briller, parce que quand l’un brille, nous brillons tous. »

« Vous ne pouvez pas vivre à ces époques, mais vous pouvez les utiliser comme points de repère. Ensuite, vous vivez simplement dans le présent et vous vous épanouissez là où vous êtes en ce moment. »

Les Elks amorceront la saison 2021 avec une excellente attaque sur le papier, pleine de talent à chaque poste. Les joueurs auront 14 matchs pour trouver leur chemin et voir à quel point ils peuvent être bons ensemble. L’équipe de 2003 a endurci ses liens comme groupe lorsqu’elle a été bloquée à Toronto pendant la tristement célèbre panne d’électricité qui a ennuyé la ville pendant des jours. Sortir d’une pandémie, retrouver le football et apprécier les petites choses d’une manière qu’aucun de nous ne pouvait auparavant pourraient être les choses qui uniront l’édition actuelle.

« Avant tout, je suis fébrile de recommencer à jouer et à coacher et de bâtir cette camaraderie. »

« Je crois que c’est la partie la plus excitante en ce moment. Nous sommes tous excités en pensant au 7 août. »

D’après une chronique de Chris O’Leary publiée sur CFL.ca.