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4 août 2020

Rester positif est la clé pour Rasheed Bailey

Johany Jutras/CFL.ca

WINNIPEG – Son histoire a été tout sauf simple et prévisible. Et il a certainement vécu plus de bas que de hauts, plus de blessures que de joie.

Tant bien que mal, Rasheed Bailey est un éternel optimiste et c’est ce chapitre qu’il voulait écrire cette fois-ci, celui où il s’établissait non seulement comme un joueur régulier dans la Ligue canadienne de football (LCF) et avec les Blue Bombers de Winnipeg, mais aussi celui où il devenait une menace constante pour ses adversaires.

Alors que la pause est toujours en vigueur dans la LCF, la situation actuelle doit bien sûr affecter le produit de Philadelphie.

Libéré par les Eagles de Philadelphie, les Lions de la Colombie-Britannique, les Jaguars de Jacksonville, les Chargers de San Diego, les Browns de Cleveland et les Panthers de la Caroline avant d’apparaître sur le radar des Bombers au printemps dernier, au cours du camp des agents libres en Floride, Bailey a passé la majeure partie de la saison 2019 sur la formation d’entraînement des Bombers avant d’amorcer son premier match lors du Banjo Bowl.

À la fin de la campagne, il avait amorcé quatre matchs de saisons régulières – et les trois parties éliminatoires —, dans ce qui devait être un hommage à sa persévérance et à son éthique de travail.

« Ç’a été dur pour moi puisque je me sentais souvent à côté de mes pompes », a dit Bailey. « Je m’entraîne en ce moment comme si c’était mon année. Mais j’aurai 27 ans cette semaine et lorsque nous atteignons un certain âge, nous commençons à penser à notre futur, après la carrière de football. »

« Il y a beaucoup de défis à relever. Et dernièrement, la frustration augmente sans cesse. Je veux simplement savoir ce qui se passera puisque c’est difficile de s’entraîner lorsque nous ne savons rien. »

BlueBombers.com

« C’est difficile, puisque lorsque nous regardons mon histoire, chaque fois que j’ai l’air de prendre mon envol, que la situation est positive, la porte s’ouvre et hop, un autre défi. Je persévère toujours. Je continuerai la bataille. »

Les derniers paragraphes, en seulement 100 mots ou plus, résument assez bien Bailey. Il a eu sa première chance chez les pros avec les Eagles, dans sa ville natale, à la suite d’une carrière universitaire à Delaware Valley. Et depuis ce temps, il n’a jamais cessé de rêver à une carrière de football professionnel.

Son histoire est la cause de son surplus d’émotions lors des entrevues qui ont précédé son premier match au Banjo Bowl l’an dernier. C’est aussi pourquoi il était si excité d’être sur le terrain du McMahon Stadium en novembre dernier, lors de la conquête de la Coupe Grey.

Bon… Il ne faut surtout pas croire que Bailey se morfond, seul, dans son coin. Ces derniers temps, il s’entraîne beaucoup et il venait de terminer de diriger un camp d’entraînement de football, vendredi dernier, lorsque nous lui avons parlé. Et il continue de donner des discours de motivation.

« J’essaie de faire tout ce que je peux. C’est comme si nous faisions un pas de plus vers l’avant et ensuite, il faut encore attendre. Un autre pas. Encore dans l’attente. J’essaie de demeurer occupé », a dit Bailey. «Plus que tout, j’essaie de rester positif et sain d’esprit. »

« Si nous regardons de plus près tout ce qui se passe en ce moment… Tout est plus grand et gros que ce dont nous nous attendions. Je crois que c’est correct de juste prendre le temps de respirer un peu. Il y a des choses bien plus importantes. Je pense que quelque chose de bon s’en vient. »

« Lorsqu’on prend un pas de recul pour y penser, c’est juste ça la vie. Nous ne savons jamais ce qui viendra par la suite. Nous tentons de le savoir et de voir ce que la vie nous réservera. Mais tout ce que nous pouvons faire c’est attendre. »

D’après un article d’Ed Tait, paru sur CFL.ca