Dominick Gravel/Montreal Alouettes
TORONTO – Dans la Ligue canadienne de football (LCF), il y a cinq formations qui pourraient remporter quelques victoires, lors des éliminatoires de la 107e Coupe Grey.
Vous n’avez qu’à choisir : Saskatchewan, Calgary, Winnipeg, Hamilton ou Montréal. Et nous pourrions affirmer que l’une de ces équipes pourrait aller jusqu’au bout.
Désolé Edmonton, mais vous n’êtes pas encore dans la conversation.
Oui, les Eskimos ont remporté deux de leurs trois derniers matchs, mais ce fut contre Ottawa et la Colombie-Britannique.
Vous souvenez-vous de la dernière fois que les Esks ont battu une équipe qui fait partie des matchs éliminatoires?
Hum… Lors de la semaine 1!!!
Ils ont remporté une victoire contre l’une des cinq formations faisant partie de la valse automnale. La victoire est survenue lors de la semaine 1, à Edmonton, contre Montréal.
Ils ont remporté sept de leurs huit victoires contre la Colombie-Britannique, Ottawa et Toronto.
Maintenant, nous n’affirmons pas que les Eskimos ne pourront pas remporter un ou des matchs, au cours des éliminatoires, mais il faudra commencer par avoir du succès contre les Roughriders de la Saskatchewan, lors des deux dernières semaines du calendrier régulier.
Ce sera la première fois que les deux rivaux de l’Ouest s’affronteront cette saison.
Les Eskimos sont assurés d’aller dans l’Est pour y jouer la demi-finale de division contre les Alouettes, alors ils devront utiliser les deux derniers matchs de leur calendrier régulier pour raffiner leur jeu. Du côté des Riders, le titre de l’Ouest est toujours en jeu.
Voici donc trois choses que les Eskimos devront montrer afin d’être considérés une menace dans les éliminatoires de novembre prochain.
LE RETOUR DE TREVOR
Les Eskimos ont tout de même un quart-arrière qui a déjà mené son équipe à la Coupe Grey et il est de retour dans la formation. Voici déjà un bon argument de succès en matchs éliminatoires 2019.
Mais Trevor Harris n’a pas joué depuis plus d’un mois. Lors des deux prochaines semaines, il devra prouver qu’il est toujours le quart-arrière dont tout le monde voyait remporter le titre de joueur par excellence de la LCF, avant sa blessure.
En effet, avant d’être sur la touche pour si longtemps, le pivot des Esks était en voie de réaliser une saison de 6000 verges de gains par la passe et il avait déjà 13 touchés à son actif et seulement deux interceptions. De plus, il n’avait subi que trois sacs du quart.
Au cours de la deuxième moitié de la saison, la ligne offensive des Eskimos a accordé 19 sacs du quart, ce qui nous amène à notre deuxième point.
LA LIGNE OFFENSIVE DEVRA ÊTRE DOMINANTE
Ce sera tout un test pour la ligne à l’attaque des Esks, au cours des deux prochaines semaines.
Trois sacs du quart accordés en première moitié de saison, pour 19 au cours des sept derniers matchs.
Et les Eskimos affronteront un front défensif de la Saskatchewan composé de Charleston Hughes, A.C. Leonard, Micah Johnson, en plus de voir arriver des secondeurs enragés, à la poursuite de leur quart.
Bien sûr, Logan Kilgore ne se débarrassait pas du ballon aussi rapidement que Harris, mais l’attaque au sol des Esks a, elle aussi, connu sa part de difficultés.
Lors de la première moitié de saison, les Eskimos ont cumulé cinq matchs d’au moins 100 verges de gains au sol, mais qu’un seul depuis le début de la deuxième partie de la campagne 2019. Cet exploit est survenu au cours de leur dernière victoire aux dépens des Lions, une des pires défenses au sol de la LCF.
Les Riders sont deuxièmes contre la course. Si les Esks sont en mesure de rééquilibrer leur attaque entre le jeu aérien de Harris et la course de C.J. Gable, ils se donneront des munitions non seulement pour battre les Riders, cette semaine et la semaine prochaine, mais pour avoir des chances de bien faire en matchs éliminatoires.
Prendre le contrôle de sa ligne de mêlée aidera quiconque à avoir du succès à long terme, lors des éliminatoires.
LA DISCIPLINE
Les Eskimos sont la formation la plus pénalisée de la Ligue, avec presque une avance de 200 verges de pénalités, au sommet de cette colonne de statistiques.
Ce qui semble être plus problématique en ce qui a trait au manque de discipline des Esks c’est qu’ils sont premiers dans trois types de pénalités que l’on pourrait qualifier d’égoïstes : conduite antisportive, rudesse et rudesse contre le quart-arrière.
Bien que tout entraîneur-chef veut voir du caractère en défense, trop souvent les Esks sont allés trop loin et ont creusé leur propre tombe.
Et la ligne est mince entre la victoire et la défaite, en matchs éliminatoires. Tous les détails comptent.
En terminant, si les Eskimos corrigent ces trois aspects, qu’ils sont en mesure de remporter ne serait-ce qu’un match face aux Roughriders, au cours des deux prochaines semaines, peut-être pourrait-il être envisageable de les voir à Calgary, au match de la Coupe Grey, le 24 novembre prochain.