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15 mai 2014

Montréal heureux d’avoir choisi un Québécois au 1er tour

James Hajjar

LCF.ca
#RepêchageLCF

MONTRÉAL – Être aux côtés de son épouse après que celle-ci ait été attaquée par un requin n’a pas empêché Jim Popp de goûter à frénésie du repêchage de la LCF de mardi.

Même que la mésaventure de sa conjointe l’a peut-être inspiré.

« Je n’avais jamais vu quelque chose du genre… Ce fut un massacre », a confié Popp de sa résidence de la Caroline du Nord le matin suivant.

« Le nombre de transactions, les téléphones qui vibraient. Tu étais avec une équipe au bout du fil, une autre était en attente sur une deuxième ligne, des offres venaient de la droite et de la gauche. »

Après avoir refusé des offres afin de parler plus tôt, Popp a accepté de glisser d’un rang à la suite d’une transaction avec son ancien adjoint Marcel Desjardins du ROUGE et NOIR. Malgré tout, il a réussi à mettre la main sur « le joueur ».

David Foucault est un athlète de six pieds sept pouces et 310 livres qui représente tout un obstacle pour les joueurs de ligne offensive adverses.

Après seulement trois saisons à jouer au sein de la ligne offensive, Foucault, aux dires de l’ancien entraîneur-chef des Eskimos Danny Maciocia, est voué à une longue carrière.

Évidemment, c’est considérant que le bloqueur à gauche des Carabins de l’Université de Montréal ne s’entende pas avec une équipe de la NFL.

« C’est un risque calculé que nous avons pris, a admis Popp, qui pourra garder un œil sur Foucault aisément lors du mini camp des Panthers de la Caroline ce weekend, qui se déroule à 20 minutes de chez lui. Je vais voir si je peux me faufiler et l’épier un peu. Nous sommes à l’aise puisqu’il a grandi comme un partisan des Alouettes, il a toujours voulu endosser l’uniforme des Alouettes, et il vient de Montréal. Il était l’un des meilleurs de la cuvée de cette année, et nous savons que si ça ne fonctionne pas dans la NFL, il sera heureux de se joindre à notre équipe. »

Le fait que le cinquième choix au total du repêchage 2014 est un partisan de longue date des Alouettes et qu’il admire Anthony Calvillo est un bonus.

Avec la retraite d’Andrew Woodruff et de Scott Flory, les Alouettes ont encore le sentiment qu’ils pourront lui montrer à jouer comme garde, mais le plan pourrait ultimement être de le laisser jouer au poste de bloqueur – des postes qui appartiennent incontestablement à Josh Bourke et à Jeff Perrett, tous deux Canadiens.

Alors que la défense a été la force des Alouettes en 2013, le deuxième choix de l’équipe, le 10e au total, a été utilisé pour sélectionner Andrew Lue de l’Université Queen’s, un possible clone de Mike Edem.

« Il est très robuste, et il est capable de contrer les receveurs adverses, a dit Popp. Nous croyons qu’il pourra avoir un impact immédiat sur les unités spéciales, et que nous pourrons le faire jouer en alternance entre les positions de demi de coin et de demi défensif, ou encore comme secondeur. »

Trouver des perles au milieu des choix plus tardifs est une spécialité de Popp, et une fois de plus le seul directeur général qu’ont connu les Alouettes depuis leur retour à Montréal en 1996 est heureux de ses choix de troisième et de quatrième tour.

« Je le surnomme Quadzilla, a confié Popp, en riant, à propos de James Tuck, un produit de l’Université York. Il a des cuisses massives. Il pourrait jouer comme ailier défensif ou comme secondeur pour nous. »

« Je suis ravi à un point que je ne peux décrire, a avoué Tuck, quelques minutes après qu’un appel des Alouettes ait mis un terme à son écoute du repêchage sur le Web. Ricky Foley a été une inspiration pour moi, acceptant que je m’entraîne avec lui ce printemps, me montant quelques petits détails ici et là. »

Un partisan avoué des Argonauts par le passé, Tuck s’est également entraîné avec James Yurichuck.

« J’aspire à jouer comme lui. Il se démène à l’entraînement et sur le terrain, et j’aime penser que je suis un peu comme lui. »

Le vol annuel de Popp pourrait bien être son choix de troisième tour Jeff Finley de l’Université de Guelph.

« Il est le « Klassen » de ce repêchage, a insisté le directeur général. Michael Klassen a été capable d’élever son jeu d’un cran pour nous l’an dernier, et nous croyons vraiment que Finley pourra le faire aussi. »

En novembre dernier, Finley n’encouregeait pas les Alouettes lors de leur match éliminatoire contre les Tiger-Cats. Il a d’ailleurs rencontré plusieurs joueurs du club ontarien, dont Henry Burris.

L’athlète originaire de St. Catharines est un partisan de longue date de Hamilton, mais il se conformera rapidement à la culture des Alouettes, grâce à des anciens des Gryphons comme Ryan Bomben et Jake Piotrowski.

Popp a certainement été paléontologue dans une autre vie, puisqu’il n’a pas réussi à terminer le repêchage sans mettre la main sur un autre joueur des Dinos.

« C’est un honneur de me joindre aux Alouettes de l’Université de Calgary, a dit Mac Sarro, alors qu’il rejoindra Klassen, Edem et Steven Lumbala. Je sais que je peux collaborer dès l’an prochain sur les unités spéciales. J’aime frapper d’autres joueurs. J’aime travailler, frapper fort, courir vite, à la manière de joueurs comme Rob Cote et Nik Lewis des Stampeders de Calgary. »

Le plus gros défi de Sarro sera peut-être de convertir son père, un abonné de longue date aux matchs des Stampeders, et un ancien des Colts de Calgary.

« Mon père sera facile à convaincre », a assuré Sarro.

Au total, huit joueurs de six universités différentes font désormais partie de la grande famille des Alouettes.

D’après un texte de Rick Moffat publié sur le CFL.ca.