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25 mars 2014

Le receveur Alexander Fox soutient être un vrai de vrai

Pawel Dwulit/CFL.ca

Jeff Krever
#CampLCF
#CFLCombine

Le cœur sur une manche et le logo de la LCF rasé sur la tête, Alexander Fox a démontré aux attentifs spectateurs présents au camp d’évaluation du weekend dernier à Toronto qu’il pouvait aisément compenser son petit physique par son énorme passion.

Le receveur de l’Université Bishop’s a passé la fin de semaine à tenter de convaincre les recruteurs, les directeurs généraux et les entraîneurs qu’il peut connaître du succès dans la LCF, malgré ses cinq pieds et huit pouces. Il s’agit d’une situation courante pour plusieurs des meilleurs receveurs universitaires, mais Fox croit avoir un avantage : sa persistance.

« Je suis un vrai de vrai, a soutenu Fox samedi, après la première journée de tests. Je l’ai démontré avec mes statistiques l’an dernier, mes coéquipiers et mes entraîneurs me respectent beaucoup – si vous leur demandez, ils vous diront qui est le meilleur receveur au Canada. »

« Nous avons beaucoup de joueurs talentueux dans SIC et au repêchage il y aura beaucoup de bons receveurs disponibles… Mais je crois être le meilleur, et je suis ici pour le prouver. »

Il a commencé avec le tout premier test, menant tous les receveurs au développé couché avec 24 répétitions, un chiffre respectable même chez les secondeurs et les joueurs de ligne offensive. Un total qui a semblé impressionner tout le monde, sauf le principal intéressé.

Fox croit qu’il aurait dû en faire au moins 27.

« Je suis très déçu, mais ça fait partie de la vie. Si je me compare aux autres receveurs, je pourrais être fier de mon résultat. Mais je suis quelqu’un qui ne se compare qu’à lui-même – je ne peux jamais être satisfait de ce que j’accomplis. »

Le passé ne favorise pas Fox, considérant que la dernière fois qu’un receveur de moins de six pieds a été repêché au premier tour fut en 2008, alors que Samuel Giguère a été sélectionné par les Tiger-Cats. Cependant, même ce dernier mesurait un petit peu moins de cinq pieds onze pouces.

Bien qu’en 2013 il ait été le premier receveur en trois ans à éclipser la marque des 1000 verges sur des réceptions, son type de joueurs ne semble pas être convoité.

Le plus récent receveur a avoir été repêché au premier tour, Shamawd Chambers, joueur de six pieds et trois pouces devenu analyse le temps du camp d’évaluation du weekend dernier, soutient que les petits receveurs comme Fox sont des plus en plus difficiles à trouver.

« Quand un joueur au physique impressionnant est capable de faire ce qu’un petit joueur peut faire, ça fait mal aux plus petits joueurs, a indiqué Chambers. Mais personne ne peut lui enlever ses 24 répétitions au développé couché, et il semble avoir une confiance inébranlable envers ses capacités. Je crois qu’il va continuer de dégager cette confiance et de prouver qu’il a raison d’être ici, et je suis curieux de voir ce qu’il nous réserve parce qu’il semble être un compétiteur, quelque chose d’essentiel pour connaître du succès dans notre ligue. »

La confiance, insiste Chambers, demeure la clé. L’un des meilleurs receveurs de la LCF au cours des quatre dernières saisons est le demi inséré des Argonauts de Toronto Chad Owens, qui lui aussi mesure cinq pieds et huit pouces.

Owens encaisse les coups match après match en raison de son style de jeu exubérant, et son attitude le poussant à ne jamais abandonner chaque fois qu’il touche au ballon lui a mérité le titre de Joueur par excellence en 2012 – la même année où il a aidé les Argonauts à remporter la 100e Coupe Grey.

Fox souligne qu’il n’aime pas se comparer à quiconque, car il veut obtenir sa propre réputation, mais s’il devait choisir un joueur duquel s’inspirer, ce serait Owens.

« Je prends exemple sur les vétérans, et, évidemment, il y a une tonne de choses que je dois encore apprendre, a-t-il déclaré. Peut-être un joueur comme Chad Owens : il a un grand cœur, il joue de manière robuste et athlétique, il veut briser les plaqués, il obtient des verges après l’attrapé, et je crois que je joue un peu de la même façon. »

Chambers a dit que si Fox veut réellement ressembler à Owens, il pourrait bien défier les statistiques et transposer son succès connu au sein de SIC au prochain niveau. Plus important encore, il devra canaliser le même esprit de compétition et de détermination pour briser tous les éventuels obstacles.

« Chad est un joueur unique dans notre ligue, et plusieurs joueurs qui ont son gabarit jouent avec une pression supplémentaire sur les épaules – ils sont très, très compétitifs, a indiqué Chambers. Si Alexander est capable de joueur de la même manière, pourquoi pas? »

« Tu dois être capable de te comparer à quelqu’un d’autre, et je ne connais aucun meilleur joueur à qui se comparer que Chad Owens. »

Entre temps, Fox va continuer de faire tout en son possible pour prouver qu’il mérite une chance chez les professionnels. Comme il l’a démontré au développé couché, n’importe quel résultat ne sera jamais suffisant – il est son propre plus grand compétiteur.

« Je ne suis pas heureux en faisant mieux que le prochain joueur, je dois faire mieux que moi-même, a-t-il déclaré. Si je devais jouer une autre année au sein de SIC, atteindre 1000 verges ne serait pas suffisant. Je l’ai fait cette année et ce n’est pas suffisant – oui, c’était le meilleur résultat dans la ligue, mais ce n’était pas suffisant. »

« Maintenant je veux atteindre le prochain niveau, et je dois être meilleur jour après jour, a-t-il continué. Chaque semaine, je dois être en mesure de mieux réussir cette répétition, je dois réussir cet attrapé, je dois accomplir les choses qui me permettront de m’améliorer. »

« Donc je crois que je serai le genre de joueur qui s’améliorera avec le temps, et je crois que je suis un joueur qui sera bon en partant. »

Fox a terminé la fin de semaine avec un bon temps au sprint sur 40 verges, soit un chrono de 4,653 secondes, ce qui lui a permis de se classer parmi les meilleurs à sa position cette année. Depuis 2003, le temps moyen d’un receveur au sprint sur 40 verges est de 4,86 secondes, alors que le chrono moyen du 20 % des meilleurs temps est de 4,69 secondes – deux marques que Fox a été en mesure de battre.

Son temps de 7,38 secondes à l’épreuve 3-cônes a également été l’un des meilleurs à sa position. Par contre, il n’a pas été en mesure d’enregistrer un résultat au test des changements de direction.