Menu
24 mars 2014

La valeur de Ménard au repêchage ne peut qu’augmenter

Pawel Dwulit/CFL.ca

Jeff Krever
LCF.ca

#CampLCF
#CFLCombine

David Ménard était déçu de ne pas voir son nom sur la liste des 15 meilleurs espoirs du Bureau de recrutement de la LCF, et, samedi, il a exprimé sa frustration au test du développé couché.

Originaire de Chicoutimi, au Québec, Ménard a réussi 33 répétitions de 225 livres, soit plus que n’importe quel autre participant du camp d’évaluation, une performance qui devrait améliorer sa valeur à l’approche du repêchage de mai prochain – et un effort qui a attiré l’œil des recruteurs et des directeurs généraux.

« J’essaie de ne pas y penser, parce que je suis perfectionniste, et parce que je déteste terminer deuxième, a souligné Ménard lorsqu’on lui a demandé de commenter son exclusion de la liste des meilleurs espoirs. N’étant pas dans le top 15, non seulement je ne suis pas deuxième, mais, en plus, je ne suis pas considéré parmi les 15 meilleurs, une situation qui me fâche un peu. »

« Mais j’essaie de repousser le tout et de ne pas y penser. Je me concentre à prouver aux recruteurs qu’ils avaient tort à propos de moi, et que je devrais être parmi les meilleurs espoirs. »

Ménard a démontré son comportement fougueux à la fois pendant et après le premier gros test de la fin de semaine, un tempérament qui devrait lui servir alors que les neuf équipes de la LCF obtiennent un premier coup d’œil sur les espoirs en dehors d’un environnement de match.

Le coordonnateur défensif des Alouettes de Montréal, Noel Thorpe, a entraîné Ménard lorsqu’il était entraîneur pour les Carabins de l’Université de Montréal, et il a vu le côté compétitif de David, un aspect que d’autres n’ont pas encore vu.

« Il est un joueur qui, dans le vestiaire et dans les salles de réunion, demande beaucoup de lui-même et de ses coéquipiers, mais il est un joueur qui prêche par l’exemple sur le terrain, a indiqué Thorpe à la suite du test du développé couché. Quand tu regardes les jeux auxquels il participe, quand tu regardes ce qu’il fait sur un terrain, il est un joueur rempli de fougue. »

À ce jour, le parcours de Ménard a été plutôt conventionnel. Comme le mentionne son ancien entraîneur, il a grandi dans une petite ville du Québec, il a joué au football collégial puis il a choisi de joindre les rangs de l’Université de Montréal. Sous les ordres de Thorpe, il est devenu un morceau important de la défense des Carabins.

En 2013, le joueur de ligne défensive s’est classé au sixième rang de SIC avec huit sacs en huit matchs. N’ayant pas pu participer au Défi Est-Ouest de cette année en raison d’une blessure à l’épaule, Ménard n’avait que le weekend du camp d’évaluation pour laisser une impression positive avant le repêchage.

Le test du développé couché fut un bon début, mais d’autres aspects viendront influencer l’opinion des recruteurs.

D’importance similaire était la deuxième journée de tests du camp d’évaluation, où Ménard a eu la chance de prouver qu’il pouvait à la fois jouer à l’intérieur et à l’extérieur de la ligne défensive lors d’exercices à un contre un.

Dimanche, il a été opposé individuellement à certains des meilleurs joueurs de ligne offensive du pays, et il n’a pas été déclassé, démontrant à la fois de la vitesse et de la puissance pour se défaire de ses couvreurs et se rendre au quart adverse.

Les épreuves des changements de direction et 3-cônes ont permis aux recruteurs d’évaluer son jeu de pied, son impulsion et ses changements de direction. Il a enregistré un temps de 7,84 à l’épreuve 3-cônes et un temps de 4,47 au test des changements de direction, des résultats lui permettant de se classer parmi les meilleurs de sa position.

En dehors de ces données, ce sont ses séquences vidéos qui en diront long sur lui.

« Une grosse partie de notre évaluation repose sur les bandes vidéos, a indiqué Thorpe. Le camp d’évaluation nous permet de rencontrer ces jeunes en personne, de leur poser des questions, d’apprendre à les connaître et de comprendre leur personnalité et leur caractère un peu plus. »

Évidemment, Thorpe, contrairement aux autres équipes, a l’avantage d’en connaître déjà beaucoup sur son ancien joueur de ligne défensive, puisqu’il l’a entraîné.

« J’en sais peut-être plus que les autres clubs sur qui il est et sur ce dont il est capable, a poursuivi Thorpe, qui en sera à une deuxième saison comme coordonnateur défensif des Alouettes en 2014. Il a joué au sein d’un système défensif qui est très similaire à celui que nous avons en place présentement. Donc s’il devait être repêché par notre équipe, sa courbe d’apprentissage sera possiblement moins abrupte que s’il devait jouer pour une autre formation. »

Pendant ce temps, Ménard ne se préoccupe pas de l’équipe qui pourrait le repêcher en mai, du moins, pas ce weekend. Cette fin de semaine, il avait pour objectif de faire tourner des têtes et d’envoyer un message à tous les recruteurs.

« Je suis fort, alors je vais leur démontrer que je peux jouer contre de gros joueurs, et que je peux être plus fort que les gros joueurs. Mais je crois que les dépisteurs trouvent que je ne suis pas assez rapide. Je vais leur démontrer que je peux jouer avec puissance, mais aussi avec rapidité », a conclu Ménard.