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14 mars 2011

Faibish: Un autre Turner fait tourner les têtes

Bert Faibish
LCF.ca

Encore une fois cette année, le nom Turner était sur toutes les lèvres à la conclusion du Camp d’évaluation de la LCF. L’an dernier, on faisait référence au receveur de l’Université Bishop’s Steven Turner. Ce dernier a livré des performances hors du commun, le propulsant du même coup au haut des tableaux de repêchage des équipes du circuit.

Cette année, on parle plutôt de son cousin, Junior. Et ce dernier n’a jamais vraiment été très loin derrière de son cousin.

«Il a toujours été une année en avant de moi, donc il a toujours établi les standards et je dois au moins l’égaler,» a dit Junior. «Cela à toujours été quelque chose qui me motivait parce que je savais que je devais aussi livrer la marchandise.»

Évidemment, pouvoir compter sur quelqu’un qui a déjà passé à travers le processus des trois jours de tests, d’entrevues et d’exercices sur le terrain aide grandement à la préparation.

«Il m’a simplement dit de m’en remettre à ce que je connais et de faire confiance à mon entraînement,» a dit Junior. «Nous nous sommes entraînés au même endroit, il m’a dit de relaxer, d’être moi-même et de continuer de faire ce que j’ai fait et qui m’a permis de décrocher une invitation au camp d’évaluation.»

Les conseils de Steve ont certainement porté fruits parce que Junior s’est classé parmi les meilleurs de son groupe dans chaque catégorie. Les 23 répétitions enregistrées au développé couché et son saut vertical de 37 pouces l’ont classé avec les meilleurs. Son saut vertical de 10 pi 1 po est étonnant pour un joueur de ligne défensive. En fait, ce résultat à longtemps été la meilleure performance de l’épreuve, un saut qui n’a pas été battu par les demis ou les secondeurs. Il aura fallu attendre Anthony Parker pour voire la marque tombée, par six pouces.

Pour Turner, le concept même de gagner sa vie en jouant au football n’en est pas un qu’il considérait jusqu’à ce qu’il réalise que des écoles étaient intéressées à lui à la fin de son secondaire.

«Je ne pensais même pas jouer au football après le secondaire, mais après ma dernière année, j’ai reçu des lettres de la part de certaines écoles qui avaient de l’intérêt. Depuis, je me concentre sur le football. Je rêve de jouer au football dans la LCF et le camp d’évaluation est ce qui se rapproche le plus de ce rêve.»

Selon lui, le fait d’avoir étudié dans une université de petite taille ne rend pas les choses plus difficiles. Au contraire.

«Aller à Bishop’s, c’est comme faire partie de la famille,» explique Junior. «Parce que nous sommes moins, les cours sont plus personnalisés et il est possible d’établir une bonne relation avec les professeurs. Tu n’es pas juste un numéro.»

Peu importe les raisons, il semble bien que Bishop’s a trouvé la façon de former des candidats intéressants pour les équipes de la LCF. L’an dernier, c’était Steven Turner et Shawn Gore, le premier ayant été repêché par Toronto et le dernier s’est mérité un essai avec les Packers de Green Bay avant de rejoindre les Lions de la Colombie-Britannique.

Mais une personne en particulier pourrait bien expliquer tous ces succès…

«Coach Blugh est la raison qui explique notre degré de préparation quand vient le temps d’événements comme le Camp d’évaluation,» explique Turner. «C’est le point culminant d’un processus qui a duré quatre ans et dès le premier jour, il m’a dit que j’avais le potentiel de jouer au football chez les pros. Il m’a enseigné que cela exigerait beaucoup de travail et d’engagement. Je dois le remercier pour m’avoir formé et d’avoir amélioré ma compréhension du jeu.»

Le cousin Steven en sera à son deuxième camp avec les Argos cette année et Junior attend patiemment d’entendre son nom prononcé lors du prochain repêchage. Mais cela ne s’arrête pas là pour la famille Turner.

«Mon petit frère vient d’annoncer qu’il se joindrait au programme de football de l’Université Wilfrid-Laurier, les attentes sont grandes,» explique Junior.

Prochain chapitre de l’histoire : Camp d’évaluation 2015 de la LCF…