Noah Sidel
LCF.ca
En regardant le joueur de ligne défensive des Carabins de l’Université de Montréal Gregory Alexandre, on se dit qu’il ressemble étrangement à une version canadienne de DeVone Claybrooks, le joueur de ligne défensive des Stampeders de Calgary. Gros, rapide, tenace.
Alexandre pourrait bien jouer un rôle semblable à celui de Claybrooks au sein d’une équipe de la LCF. La plus grande différence entre les deux est certainement son statut de joueur canadien, un aspect très intéressant quand vient le temps pour les entraîneurs de composer avec le ratio.
Avec ses 6 pi 2 po et 285 livres, l’ancien Carabin espère faire bonne impression auprès des recruteurs de la Ligue canadienne de football lors du Camp d’évaluation.
«Quand j’ai reçu l’appel, j’étais très content parce que j’ai travaillé fort toute ma vie pour avoir cette chance de démontrer ce que je peux faire. J’ai vraiment hâte de montrer mes qualités et mon éthique de travail devant les entraîneurs et les dépisteurs de la LCF», a dit le joueur de ligne.
Considéré comme l’un des meilleurs joueurs disponibles cette année pour le repêchage, Alexandre possède un parcours très intéressant au sein de SIC.
Recrue par excellence en défense chez les Carabins en 2007, il a été nommé au sein de l’équipe d’étoile de la Conférence Québec pour la première fois, un titre qu’il récoltera au cours des trois années suivantes. En 2009, il a été nommé au sein de l’équipe d’étoiles nationale.
«Je pense que je suis invité au camp d’évaluation parce que je travaille fort et que j’ai bien joué lors du Défi Est-Ouest», explique Alexandre. «Je crois aussi que mes quatre saisons étoiles avec les Carabins n’ont pas été si mal», ajoute le jeune joueur avec confiance, une légère touche d’arrogance dans la voix.
On ne lui en voudra pas. Après tout, il a récolté 96 plaqués et établi un record d’équipe avec 19 sacs.
Mais revenons à l’éthique de travail, un sujet qui revient souvent lorsqu’on discute avec l’athlète. Alexandre fait remarquer que plusieurs de ses héros sont des joueurs qui ont toujours eu le cœur à l’ouvrage et qui ont joué au-delà de leur talent plutôt que des gars extrêmement talentueux, mais sans passion.
«L’équipe qui me repêchera obtiendra un joueur qui travaille fort et qui amène de l’enthousiasme. Je suis un gars d’équipe et je suis du genre à tout donner pour mes coéquipiers pour gagner», explique-t-il.
«Celui qui m’a le plus inspiré est probablement (l’ancien demi de la LCF) Mike Pringle parce qu’à ses débuts dans la ligue, il n’a pas joué beaucoup. Mais il a travaillé fort pour être le meilleur à sa position et et il est devenu l’une des, sinon le meilleur, demi de l’histoire de la LCF».