Jaime Stein
LCF.ca
Levez la main si vous pensiez qu’après six semaines de football, les Tiger-Cats de Hamilton auraient plus de points que n’importe quelle équipe de la division Ouest.
À moins d’être à l’emploi des Tiger-Cats de Hamilton, baissez la main.
Je ne pense pas que quiconque à l’exception des gens de « Steeltown » croyaient que les Ticats auraient plus de points que la division Ouest après six semaines. C’est une surprise qu’aucune équipe dans l’ouest n’affiche un dossier meilleur que 3-3, alors que la fiche de 4-2 des Ticats était plausible.
Bravo à Bob O’Billovich et Marcel Bellefeuille pour la nouvelle attitude qu’ils ont instaurée à Hamilton.
PROBLÈMES À LA LIGNE DES BUTS
Je n’aime pas ramener le sujet à chaque semaine, mais les Lions de la C.-B. doivent solutionner leur attaque à la ligne des buts rapidement. Amener leur quart substitut, Jarious Jackson, n’est pas une option. Il n’est pas échauffé. Ils ont Martell Mallett. Buck Pierce est agile. L’interception aux dépens de Jackson au premier quart contre les Riders n’était pas jolie à voir.
Les Argos ont également prouvé qu’ils doivent travailler sur leur attaque à la ligne des buts. Ils ont eu trois chances contre les Alouettes de Montréal et non pu trouver la faille à la ligne des buts. Ce qui a mené au premier blanchissage des Alouettes depuis 1976, le premier en 33 ans contre ces mêmes Argonauts.
Ne pas être capable de marquer à partir de la ligne des buts ne coûtent pas seulement des points. Ça tue le rythme. Il y a peu de jeux plus démoralisants au football que d’être arrêté à la ligne d’une verge. En plus, ça donne un regain de confiance à l’adeversaire.
POINTS OU EXPÉRIENCE
Toujours du côté de l’attaque des Argonauts à la ligne des buts; plusieurs partisans débattaient à savoir que les Argos auraient dû tenter un placement et prendre les points. Je crois que les Argos ont pris la bonne décision d’essayer de marquer le touché. La seule chose qu’un touché aurait permis de faire aurait été d’empêcher le blanchissage. À la fin, c’est sans conséquence. Les Argos ont besoin de mettre en marche leur attaque et d’essayer pour un touché était la meilleure façon de gagner de l’expérience. Bart Andrus a pris la bonne décision.
FOOTBALL…POUR VRAI
Le nom de la recrue James Yurichuk n’apparaît pas sur la feuille de pointage lors du match de vendredi avec une passe, mais son botté du ballon échappé par le spécialiste des retours Gerran Walker a mené à un touché des Lions. Le dribble est une règle unique à la LCF et le secondeur, un produit de l’Université Bishop’s, a démontré le sang-froid d’un vétéran en renvoyant le ballon plus loin, qui a été récupéré par O’Neil Wilson, qui a couru dans la zone des buts pour le touché qui permettait aux Lions de prendre les devants à la mi-temps.
Un addenda à cette histoire… Jason Arakgi, le premier joueur à toucher le ballon pour les Lions, était hors-jeu sur le jeu, puisqu’il était devant le ballon lorsque Yurichuk l’a botté. Malgré tout, c’était un jeu très bien pensé par Yurichuk.
LE TRAVAIL DE BAGG
Rob Bagg a connu un match mémorable vendredi soir à Vancouver. Le produit de Queen’s (alerte : j’ai un parti pris, car tout comme Clime et Cuthbert de TSN, j’ai un lien avec Queen’s, car j’ai décrit les parties des Gaels) a inscrit deux touchés sur cinq attrapés, pour des gains de 120 verges.
Bagg a réalisé un des plus beaux attrapés que j’ai vu dans ma vie. C’est arrivé lors de la demi-finale de l’OUA, entre Queen’s et Laurier. Queen’s tirait de l’arrière. C’était deux et long pour les Gaels. Le quart Tommy Denison a reculé et cherchait un receveur. Alors que la pression était forte, Denison a lancé le ballon au centre, vers un Bagg en pleine course. Bagg a effectué l’attrapé, avant de se faire rouler dessus. Un des plus gros plaqués que j’ai jamais vu. Bagg est demeuré étendu sur le gazon du Richardson Stadium, sans bouger, mais n’a jamais laissé aller le ballon. Il a éventuellement eu de l’aide pour quitter le terrain, mais son attrapé à permis aux Gaels de poursuivre leur poussée et de marquer un peu plus tard.
Malheureusement, Queen’s a perdu le match sur une des fins de match les plus bizarres dans l’histoire de SIC – mais c’est une autre histoire pour une autre journée. À noter, les joueurs de la LCF Bryan Crawford (Toronto) et Ian Logan (Winnipeg) jouaient également dans ce match.
LE CAPITAINE KIRK
Pour continuer avec mon parti pris… Bob O’Billovich était familier avec le joueur de ligne défensive Mat Kirk, lorsque la paire était en C.-B. Lorsque Kirk est devenu disponible durant l’entre-saison, Obie l’a amené avec les Ticats. Samedi, Kirk a forcé les Eskimos à commettre des pénalités importantes par sa ténacité. Toutefois, sa plus contribution a été de réussir un sac du quart contre Ricky Ray sur la dernière poussée offensive des Eskimos, étouffant du même coup la dernière tentative d’Edmonton de créer l’égalité. Les Ticats ont remporté la victoire par une faible marge et amélioré leur fiche à 4-2.
CAHOON A DE LA CLASSE
Un des aspects les plus intéressants de la LCF est son histoire. Cette année, nous célébrons les années 1960, dont quelques-uns des plus grands receveurs de tous les temps. De temps en temps, il est important de se faire rappeler de l’excellence dont nous sommes témoins de nos jours. Ben Cahoon en est un exemple parfait. Dans 30 ans, nous célébrerons les années 2000 et Cahoon sera sûrement l’un des joueurs des Alouettes que les partisans vont honorer. Cahoon a franchi le cap des 12 000 verges de gain par la passe vendredi soir et il continue de le faire avec classe et humilité. Cahoon est un excellent modèle à suivre pour les jeunes joueurs de football et nous devrions prendre un moment pour reconnaître sa contribution au sport de nos jours.
COURS RECRUE, COURS
Bien que la confrontation entre Avon Cobourne et Jamal Robertson ait alimenté toutes les conversations lors de la semaine #6, une autre confrontation de demis offensifs prend de l’ampleur. Martell Mallett de la C.-B. et DeAndra’ Cobb de Hamilton sont en feu dernièrement et les deux ont monté dans l’organigramme de leur équipe respective. Avec leurs styles agressifs, il sera intéressant de voir si les deux peuvent conserver leur rythme pour la totalité de la saison.
IL SE FAIT APPELER « OLD SCHOOL »
Toujours &agra
ve; propos de Cobb, il s’est fait surnommé « Old School » par ses coéquipiers de la ligne offensive. Le nom n’est pas une référence à son style de jeu agressif, mais plutôt dû au fait qu’il est un des rares joueurs de talent dans la LCF à jouer sans gants. Le demi recrue préfère porter le ballon les mains nues.
EST-CE DES HUÉES QUE J’ENTENDS?
Vous ne pouvez faire autrement que d’aimer les partisans de Hamilton. Lors de la semaine #1, ils ont pris Arland Bruce III en grippe pour son hommage à Michael Jackson. Mais ces huées se sont transformées en Bruuuuuuuuce, et maintenant le numéro 4 est devenu leur joueur favori. Aucun autre groupe de partisans a une relation amour-haine aussi distincte entre ses joueurs et ceux de l’adversaire. Demandez simplement à Mike O’Shea.
UN INSTANT
Pas une bonne semaine pour Patrick Kabongo des Eskimos. Il a été pris trois fois à retenir, samedi soir contre les Tiger-Cats de Hamilton. Une de ces pénalités ont eu comme résultat d’annuler le touché de Graeme Bell. Les Eskimos ont perdu par un touché.
TOUT UN BLOC
Quel bloc de Yvenson Bernard de Winnipeg, aux dépens de Tray Blackmon de Calgary, au troisième quart de la partie de samedi, pour ainsi ouvrir la voie pour quelques verges de plus à Fred Reid. C’est toujours divertissant de voir ce genre d’effort de plus. En plus, Ed Tait du Winnipeg Free Press nous apprend que Bernard est un bon gars.
LES ÉTOILES DE LA SEMAINE #6
***** Alexis Serna : Oui, vous avez bien vu Alexis Serna réussir un placement de 54 verges samedi soir. Tant mieux pour lui, après toute les difficultés qu’il a rencontrées l’an dernier, et c’est plaisant de voir l’ancien d’Oregon State connaître du succès en 2009.
**** Eric Wilson : Le joueur de ligne défensive des Alouettes (il joue également sur la ligne offensive) a enregistré son premier touché en carrière, sur une passe d’Adrian McPherson. Bonne idée d’utiliser des jeux créatifs qui impliquent l’un des gros bonhommes.
*** Brent Johnson : La fierté de Kingston (Ont.) fut la fierté de la LCF vendredi soir, aidant les Lions de la C.-B. à l’emporter. « Nous n’en pouvons plus de perdre, » a dit l’ailier défensif des Lions. Je suis persuadé que les quarts des Riders n’en pouvaient plus de voir Johnson.
** Nik Lewis : À sa sixième saison dans la LCF, Lewis a franchi le cap des 6 000 verges de gain par la passe, à la suite de sa performance lors de la semaine #6. Un rythme qui pourrait lui permettre de rejoindre les meilleurs. En plus, Lewis doit recevoir des éloges pour interagir avec les partisans. Ses concours pour récompenser ceux qui le suivent sur Twitter (@nike118) sont divertissants.
* Jermain McElveen : il a amassé trois sacs du quart, pour mener la ligne défensive des Alouettes qui a dominé les Argonauts de Toronto, en route vers le premier blanchissage de l’équipe en 33 ans.