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2 mars 2009

Profil du camp d’évaluation: Tristan Black

Par Mark Masters,
LCF.ca

Tristan Black se souvient de la première fois qu’il a assisté à un match de la LCF, pensant que l’ailier défensif des Tiger-Cats Joe Montford était le genre de joueur qu’il voudrait être.

«Je me souviens de l’avoir vu jouer et le gars était un animal,» a dit Balck. «Je l’ai vu torse nu et il était gigantesque. Les joueurs le respectaient et je me suis dit que c’est ce que je voulais dans ma carrière.»

La quête de Black vers l’acquisition d’un statut comparable à celui de Montford, une tâche imposante, se poursuivra au début mars, alors qu’il participera au camp d’évaluation de la LCF qui aura lieu à compter de vendredi à Toronto. À l’approche de l’événement, Black est considéré comme un choix de premier tour lors du prochain repêchage du circuit, qui aura lieu le 2 mai. Le secondeur de 6’3’’ et 243 livres originaire de Toronto a dit qu’il était content d’être classé parmi les meilleurs joueurs invités.

«C’est certain qu’il y a un peu de pression, mais c’est là que je suis à mon mieux. C’est aussi une source de motivation. S’ils disent que je suis si bon, ça doit être parce qu’il y a du vrai,» a dit Balck. «Je veux montrer à tout le monde pourquoi on prédit que je serai repêché si tôt.»

Il ne faut pas s’attendre à ce qu’il se dise nerveux à l’approche du camp. Après tout, si ça carrière de footballeur ne fonctionne pas, il veut être pompier. Voilà pour la gestion du stress.

«C’est quelque chose pour lequel je n’aurai pas de problème à me lever le matin… sachant que je dois affronter des situations de vie ou de mort. Je me dis que si tu ne vis pas sur le trait, tu prends trop de place. Être pompier nécessite une excellente forme physique et du travail d’équipe, c’est comme le football, et c’est un travail qui me permettrait d’aider les gens.»

Revenons plutôt au football, parce que la carrière de pompier va devoir attendre. Black est déterminé à jouer dans la LCF dans un futur rapproché. Il aura 25 ans en avril et il a amassé plusieurs excellentes évaluations au cours de sa carrière universitaire à Wayne State. Il a été partant lors de ses trois premières saisons dans cette école de Détroit membre de la Great Lakes Intercollegiate Athletic Conference (2e division de la NCAA).

«J’ai réalisé que ce n’était pas uniquement un sport quand je suis arrivé là,» a dit Black, qui a passé une saison à Saginaw Valley en 2005. «Ils investissent beaucoup plus dans leurs départements sportifs aux États-Unis et il s’agit de la vie des gens. Je voulais bien faire pour mes entraîneurs et mes coéquipiers parce qu’il y avait tellement de choses qui dépendaient de nos performances.»

Le secondeur a montré sa valeur sur le terrain. En 2008, alors qu’il était l’un des capitaines de l’équipe, il a été nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles de sa conférence et a reçu le titre de Ultimate Warrior (le guerrier ultime) de Wayne State, pour son travail exceptionnel en salle d’entraînement.

Cependant, c’est au Canada qu’il a fait ses premiers pas au football, à Central Tech Institute et dans une ligue d’été avec le Thunder de Scarborough. Il a aussi étudié au Collège Vanier à Montréal avant d’entrer à Wayne State.

«C’est ma mère qui m’avait inscrit la première fois et c’est elle qui allait me reconduire à mes entraînements et aux parties, mais je ne pense pas qu’elle croyait que je me rendrais si loin,» a dit Black.

Il semble bien que le football coule dans les veines de la famille Black. Everton, son cadet, porte l’uniforme des Bisons de l’Université du Manitoba.

«Il sera dans la LCF un jour, croyez-moi, il sera sur votre tableau de repêchage l’an prochain,» a dit Black. «Il amassera de bonnes statistiques cette année.»

Black indique que de jouer avec son frère dans la LCF serait un scénario idéal.

«Ce serait complètement fou. Aller aux entraînements ensemble, étudier l’adversaire ensemble… ce serait un rêve.»

Le secondeur sait que pour que ce rêve ce réalise, il devra impressionner au camp d’évaluation. Il espère que son âge et sa maturité lui permettront de relever le défi.

«Je joue depuis 13 ans et je pense que le leadership est un facteur important. Le fait que je ne joue pas au plus vieux est surement un avantage parce que j’ai plus d’expérience et de maturité que certains autres joueurs. D’une certaine façon, je suis d’une génération différente et cette expérience ne sera pas un choc pour moi.»

«Le cadre de l’événement ne me surprendra pas.»

Mark Masters est un journaliste pigiste de Toronto. Il a écrit sur la Ligue canadienne de football dans le National Post, le magazine Entreprise et le programme de match des Argonauts de Toronto.