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26 février 2009

Souvenirs du camp d’évaluation : Jonathan Lapointe

Montréal (LCF.ca) – Il y a un an, Jonathan Lapointe espérait troquer son uniforme bleu et blanc des Carabins de l’Université de Montréal pour celui d’une équipe de la LCF.

«Une équipe au Nunavut, sur une banquise, aurait fait l’affaire,» a dit Lapointe lors d’un récent entretien avec LCF.ca. Avant d’être repêché par les Stampeders de Calgary, au 6e tour (48e choix au total) en 2008, Lapointe s’est présenté au camp d’évaluation de la LCF afin de démontrer son savoir-faire.

«J’étais vraiment content quand j’ai reçu l’invitation. C’est une motivation de plus pour t’entraîner. Tu veux performer pendant le camp, bien paraître pour le repêchage,» a dit celui qui a signé un contrat avec les Alouettes en décembre dernier après avoir passé toute la saison au sein de l’équipe d’entraînement des champions de la Coupe Grey.

«Je savais que Toronto avait un certain intérêt parce qu’ils avaient demandé des extraits vidéo de moi pendant la saison. J’avais aussi participé à un camp avec les Alouettes avant Noël et on m’avait demandé d’exécuter des répétitions de plus avec certains adversaires choisis par eux.»

Pour le camp d’évaluation, les joueurs invités, sélectionnés par les équipes de la LCF, doivent se soumettre à une série de tests. Les résultats enregistrés permettent de comparer les joueurs et, parfois, de constater leur progression au fil du temps.

Après une saison dans la LCF, Lapointe n’est pas prêt à dire que sa préparation physique est bien différente qu’à l’époque où il espérait impressionner les recruteurs du circuit.

«Je ne dirais pas que mon entraînement a vraiment changé. C’est un peu plus spécifique au football. Je fais quatre à cinq séances de gym, trois courses et un ou deux matchs de squash,» a expliqué le demi. «C’est vraiment bon pour le cardio et cela travaille les déplacements latéraux et les courtes accélérations. Les mouvements s’appliquent bien au football.»

Confiant et peu nerveux

Lapointe est arrivé au camp peu nerveux et confiant en raison de tout le travail effectué à l’entraînement.

«J’avais fait un peu de visualisation pour les tests. Cela c’est bien passé dans mon cas, j’ai quitté Toronto la tête tranquille, mais de voir tous les dirigeants de la LCF sur place, ça fait grandir les yeux quand tu t’installes pour un test,» a reconnu l’ancien des Élans du Cégep FX-Garneau.

«Le seul test où j’ai été nerveux, c’était le bench. C’est le test qui cassait la glace. Je sentais mon pouls dans mon cou,» a dit Lapointe. Et il a une recommandation à faire aux Carabins Mathieu Brossard et Jonathan Pierre-Étienne qui participeront à l’événement cette année.

«C’est la plus grosse barre de l’histoire. C’est moins confortable. Je leur ai dit de bencher avec la plus grosse barre qu’ils pourront trouver!»

Faire appel aux anciens

Tout comme d’autres avant lui, Lapointe c’est tourné vers les anciens Carabins qui avaient participé au camp pour aider à sa préparation.

«J’avais parlé aux anciens avant d’y aller. Tu ne penses pas que c’est ça avant d’y être. Tu ne peux pas vraiment te préparer à tout. Il faut bloquer tout cela, sinon la pression et le stress vont avoir raison de toi,» a dit Lapointe.

«Zone d’inconfort, c’est ce qui décrit le mieux la fin de semaine. Il faut gérer l’horaire et l’attente. Tu arrives pour ton test, tu es réchauffé, puis il y a de l’attente, tu redeviens froid. Ça peut être un peu énervant, mais il ne faut pas penser à ça, il ne faut pas s’en faire.»

Comme d’autres, Lapointe a réalisé que la performance aux tests n’était que l’un des aspects étudiés par les équipes pendant la fin de semaine.

«Si tu es là, c’est parce que tu as atteint un autre niveau. C’est là que tu le réalises. Tu es évalué à tous les aspects. On regarde tes réactions. Tu deviens un professionnel, il faut être conscient de l’image que tu projettes,» a conclu le demi.