Montréal (LCFc.ca) – Le secondeur Jean-Nicolas Carrière des Argonauts de Toronto termine présentement ses études à l’Université McGill tout en s’entraînant en prévision de sa prochaine saison avec les Argonauts de Toronto, équipe qui l’a repêché en 2008.
À pareille date l’an dernier, il en était à peaufiner sa préparation en vue de sa participation au camp d’évaluation de la LCF, une fin de semaine de rencontres et de tests physiques organisée au profit des équipes à l’approche du repêchage.
«Recevoir cette nouvelle-là [l’invitation à participer au camp d’évaluation], c’est important, cela représente la prochaine étape,» a confié Carrière. «Dès que j’ai raccroché, je me suis tout de suite dit qu’il fallait que je m’entraîne. En regardant la liste des participants, il y avait des gars comme Samuel Giguère et Pierre-Luc Labbé. En constatant ça, je savais que je devais me pousser.»
En raison de son gabarit, Carrière savait que les équipes allaient vouloir le voir lors des entraînements des ailiers défensifs, sa position avec les Redmen, et comme secondeur. Parce que la polyvalence paie pour un joueur canadien.
«Dans ma tête, j’allais pratiquer aux deux positions, alors j’ai ajouté un peu de poids pour la position d’ailier défensif. Je voulais montrer ce que je pouvais faire aux deux positions. La polyvalence était à mon avantage. Après une saison, je réalise que j’étais un peu lourd pendant la saison et que cela nuisait à ma vitesse sur les unités spéciales.»
Comme une entrevue pour un emploi
«J’ai trouvé que les entraîneurs étaient très sympathiques. La LCF est une ligue qui est près de ses communautés et ça paraît jusque dans la manière dont les entraîneurs nous approchent,» a dit Carrière. «Je considérais que le camp d’évaluation était comme une grosse entrevue de trois jours pour un emploi, mais c’est quand même détendu.»
En plus des tests physiques, les joueurs rencontrent les dirigeants des équipes de la LCF. Certaines de ces rencontres sont formelles et planifiées en avance, alors que d’autres se font dans le couloir, au gré des rencontres.
«J’étais content d’être là. Ce n’est pas de rencontrer les entraîneurs ou les directeurs généraux qui est le plus stressant. Ce sont les autres joueurs qui me stressaient le plus que n’importe quoi d’autre. J’ai vu d’autres ailiers défensifs présents au camp qui était tellement plus gros que moi. Tu ne peux pas t’empêcher de te comparer. Tu vois les trucs sur papier. Et puis viens le dimanche avec les séances sur le terrain. C’est là que tu vois qu’il y a des spécimens physiques et des spécimens football.»
«J’ai eu trois entrevues, avec Edmonton, Saskatchewan et Toronto. Je rentre dans la salle de réunion, il y avait neuf gars! C’est stressant sur le coup. À la fin du weekend, je pensais qu’Edmonton et Saskatchewan avaient l’air les plus intéressés. Calgary m’avait approché le dimanche après mon 40 verges.»
Gérer l’attente
Une cinquantaine de joueurs participent à l’événement. Ils sont divisés en groupe, par position. Bien que tout soit fait pour assurer son bon déroulement, l’événement connait toujours des imprévus et la gestion de l’attente fait partie intégrante de la fin de semaine.
«La fin de semaine est comme un désordre organisé. Tu n’as jamais beaucoup de temps pour te préparer et te réchauffer, des fois il y a des délais. C’est difficile d’être prêt à temps pour performer,» explique Carrière. «L’important, c’est de faire ce que tu as à faire. Il ne faut pas perdre son temps avec les facteurs que tu ne contrôles pas.»
Selon le secondeur, les participants doivent mettre l’emphase sur la vitesse, puis sur la force. Et l’attitude.
«D’après moi, c’est le 40 verges qui compte plus que n’importe quoi. Probablement à cause du la grandeur du terrain. Le bench vient en deuxième. Ça et l’attitude. C’est une entrevue pour un emploi. Pendant la saison, certains entraîneurs des autres équipes se souvenaient de mes entrevues!»