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17 octobre 2008

Allen fera toujours partie de notre football

Par Jamie Stein
LCF.ca

Toronto (LCF.ca) -Élégamment vàªtu d’un veston rayé, d’une chemise blanche et d’une cravate à  pois mauves, Damon Allen s’est adressé à  une horde de journalistes pour la dernière fois à  titre de joueur de la Ligue canadienne de football.

Distingué, autant en dehors que sur le terrain, Damon a fait honneur à  sa réputation. Il a parlé devant les nombreux médias avec la classe et la dignité qui lui ont été reconnues pendant ces 23 années de carrière dans la LCF.

Le jadis quart de 157 livres natif de San Diego a fait beaucoup de chemin depuis son arrivée dans le circuit canadien avec Edmonton, endroit o๠ses coéquipiers l’avaient élu le joueur le plus apte à  mourir geler. Les conseils du receveur étoile Brian Kelly furent très simples : « Tu dois apprendre à  jouer dans d’extràªmes froideurs si tu veux avoir du survivre dans cette ligue. »

Allen a fait bien plus que simplement survivre dans notre ligue. Il a donné un nouveau sens au terme longévité. Ayant plus de vies qu’un chat, l’agile Allen a continué de défier toutes les lois de ce physique sport d’équipe qu’est le football. Chaque fois qu’il se joignait à  une nouvelle formation, les médias s’empressaient de clamer haut et fort la fin de sa carrière. Alors que les équipes défilaient et que les blessures s’accumulaient, l’âgé vétéran persévérait. C’est cette longue carrière dont Damon Allen est le plus fier.

Bien sûr, il ne faut pas oublier ses statistiques : quatre bagues de la Coupe Grey, 72 381 verges gagnées par la passe, 11 914 verges gagnées par la course, 5 158 passes complétées, 394 touchés marqués par la voie aérienne, etc.

S’appelant lui-màªme un « rat de gymnase », Allen était le premier à  arriver aux entraînements et l’un des derniers à  retourner chez lui. Il ne fallait pas le cacher, Allen était « tanné de se faire frapper par ces mastodontes de 300 livres. »

Le directeur général actuel des Argonauts, Adam Rita, a une relation particulière avec Allen. En 23 années de carrière, Allen et lui ont passé 13 saisons. Des six championnats de la Coupe Grey de Rita, trois ont été le résultat du travail acharné d’Allen (1993, 2000 et 2004).

« Je dois 50 % de mes bagues à  Damon Allen », s’est souvenu Rita, une larme à  l’Å“il.

Au-delà  des championnats, Rita croit que le moment significatif de la carrière de Damon Allen est survenu au début des années 1990, alors qu’il rendit chacune de ses dérobades quelque chose de magique à  regarder. Ses qualités athlétiques faisaient de Damon un quart redoutable, et il exécutait ses dérobades à  la perfection. La souplesse et la flexibilité d’Allen pouvaient transformer de petites courses en de longs gains.

Il serait possible d’écrire un livre, voire une encyclopédie, rempli des nombreuses histoires qui survinrent durant les 23 années de carrière de ce quart étoile. L’un de ces incroyables récits est survenu lors de la finale de la Coupe Grey en 2004. Damon a placé chacun de ses coéquipiers autour d’une pièce, puis les a regardé un à  un dans les yeux en leur disant : « Je joue cette partie pour toi. »

Les Argonauts ont remporté le match et Allen est reparti chez lui avec les honneurs de Joueur par excellence.

Ces coéquipiers ont toujours occupé une place importante dans sa vie. Bien qu’il ne s’ennuiera pas des rudes conditions dans lesquelles doivent travailler les quarts, Allen a admis qu’il trouvera difficile de ne plus cà´toyer ses coéquipiers sur une base régulière.

Pour un étranger, Allen pouvait sembler snob et désintéressé, mais, avec le temps, son attitude chaleureuse prenait rapidement le dessus. Nous n’avons qu’à  regarder ses relations avec la presse. Ce ne fut pas toujours rose, mais Allen a tenu à  se retirer en remerciant les médias pour l’excellent travail qu’ils font. Au plus profond de nous tous, nous savons qu’Allen s’ennuiera des questions des journalistes, et nous savons aussi que les reporters, tout comme les partisans, s’ennuieront du numéro 9.

Essayer de résumer toute la carrière de Damon Allen est impossible. Il n’y a aucun doute qu’il sera intronisé au Temple de la renommée du football canadien en tant que gagnant et champion. Il sera à  jamais remémoré comme le quart le plus productif et fera toujours partie de notre football.