By Francis Dupont,
MontrealAlouettes.com
Montréal – Il y a à peine 10 ans, Steve Charbonneau terminait ses études en administration à l’Université du New Hampshire. À sa dernière année avec les Wildcats dans les rangs universitaires, Charbonneau commençait à préparer son après-carrière. « Dans ma tête, le football c’était terminé, c’était évident que je commençais à regarder sur le marché du travail. »
À la fin de la saison de football, il est invité à un camp des espoirs de la LCF à Calgary où il s’attire plusieurs regards, ce qui le laisse croire que sa carrière au football pourrait se continuer. Il s’attend donc à être repêché par une équipe de la Ligue canadienne de football.
Quelques semaines passent et c’est enfin le jour du repêchage. Charbonneau reçoit un coup de fil sur son cellulaire : c’est Jim Popp qui appelle pour lui dire qu’il est repêché en 1ère ronde (6e au total), par les Alouettes de Montréal.
« Premièrement, je m’attendais à partir assez tôt car le camp des recrues à Calgary avait bien été, mais pas en première ronde et je dois dire que ce fût toute une surprise car je ne savais pas que les Alouettes étaient revenus dans la LCF! À cette époque, la publicité du circuit était plus discrète et les matches n’étaient pas sur le Réseau des Sports. Il y avait seulement du football sur CBC. »
Avec du recul, il est content d’avoir débuté sa carrière à Montréal. « En ce moment, je peux voir les deux évolutions. En 1997, les Alouettes n’existaient presque pas au niveau communautaire et on attirait à peine 4 000 personnes par match. 10 ans plus tard, le Stade Percival-Molson est à salle comble à tous les matches et les Alouettes sont omniprésents dans le marché montréalais. C’est le jour et la nuit, » croit Charbonneau.
Selon lui, les jeunes peuvent maintenant aspirer à une carrière professionnelle à Montréal. « Il reste encore du travail à faire mais le football va dans la bonne direction. D’autant plus que les Alouettes gagnent depuis 10 ans alors les jeunes rêvent d’être repêchés par les Alouettes. »
À ses premiers pas dans le circuit en 1997, Charbonneau a trimé dur avec les Michael Soles et les Jock Climie pour charmer le peuple québécois qui ne connaissait pas bien le football canadien. Aujourd’hui, l’histoire est différente. « Je regarde des gars comme Matthieu Proulx, Étienne Boulay et Patrick Dorvélus, ce sont trois athlètes fiers de jouer à Montréal devant leur public. Ils participent à toutes les promotions du club, c’est évident que les jeunes footballeurs les regardent aller en les enviant. »
Le 2 mai prochain, lors du repêchage de la LCF, plusieurs athlètes vont se mettre à rêver d’endosser l’uniforme montréalais. Après les chemins tracés des pionniers il y a plus d’une décennie, d’autres footballeurs aspirent à leur tour, à écrire d’autres beaux chapitres de l’histoire des Alouettes.