Yves Longpre?
Braidwood pourrait bien se révéler le meilleur premier choix au repêchage canadien de la LCF depuis longtemps.
Par Josh Bell-Webster,
(LCF.ca)
Les Eskimos d’Edmonton obtiennent rarement le premier choix du repêchage canadien de la LCF. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que l’organisation a participé aux éliminatoires pendant de 34 saisons de suite.
Une transaction avec les Tiger-Cats de Hamilton ont donné aux Eskimos le premier choix de l’encan amateur 2006. Edmonton a utilisé ce choix pour repêcher l’ailier défensif de Washington State Adam Braidwood.
Après une saison, on peut affirmer qu’il s’agit d’une bonne décision. Braidwood a joué 15 matches avec les Eskimos lors de sa saison recrue, dont dix comme partant au sein de la ligne défensive. Braidwood a totalisé 20 plaqués, dont quatre sacs, en plus de recouvrer un échappé qu’il a retourné pour un touché.
Ces performances lui ont valu le titre de recrue par excellence de l’équipe en 2006. Selon lui, il croit qu’il y a encore beaucoup de travail qui l’attend.
«Je pense que je dois travailler sur plusieurs points,» admet Braidwood. «J’ai commis plusieurs erreurs, particulièrement en début de saison et je ne prévois pas recommencé l’an prochain.»
«Je suis passé bien près d’atteindre mes objectifs, mais je dois m’améliorer à bien des aspects.»
Les attentes sont toujours élevées quand un joueur arrive au camp d’entraînement en tant que premier choix d’une organisation. Encore plus si ce joueur est le premier choix du repêchage. Braidwood en était conscient lorsqu’il a fait ses débuts.
«Si je ne l’étais pas, je suis convaincu que quelques vétérans m’en auraient parlé,» dit en riant Braidwood. «C’est évident qu’il y a toujours de l’engouement. C’est sûr que cela représente une pression supplémentaire. Ces choix ont beaucoup de valeur pour les équipes.»
«Il y avait de nombreuses recrues qui ont joué l’an dernier et qui ont eu de l’impact à travers la ligue. Tous ces premiers choix sont importants, c’est évident.»
En 2006, pour la première fois depuis la saison 1992, quatre des joueurs en nominations pour l’obtention du titre de recrue par excellence de la LCF ont été repêchés lors de la même saison: Braidwood, le botteur Luca Congi des Roughriders de la Saskatchewan, le receveur Arjei Franklin des Blue Bombers de Winnipeg et le secondeur et demi défensif Étienne Boulay des Alouettes. Boulay a été nommé recrue de l’année de la division Est. C’est sans compter les importantes contributions du secondeur des Lions de la Colombie-Britannique Jay Pottinger et du receveur Andy Fantuz et du secondeur Tristan Clovis des Roughriders.
Braidwood, un ancien de la conférence Pac-10, a vu plusieurs joueurs très talentueux lors de son passage à l’université. L’ailier défensif a joué contre les Trojans de USC lors de leur saison championne. Lorsqu’il a participé au camp d’évaluation de la LCF, il s’est dit impressionné par le talent des joueurs présents.
«J’ai participé à plusieurs camps d’évaluation,» dit Braidwood. «J’ai vu beaucoup de joueurs et l’an dernier, lorsque j’ai participé au camp, je me disais sans cesse qu’il y avait vraiment de bons joueurs sur place. Ce n’était pas de la petite bière ce camp-là. Il y avait de nombreux joueurs au talent exceptionnel l’an dernier.»
«Tu regardes des gars comme Boulay et Fantuz, ces gars-là sont très talentueux. Ils seront des joueurs d’impacts pendant longtemps dans la LCF.»
Braidwood a indiqué que la saison plus longue de la LCF a été l’un des facteurs auxquels il a dû s’adapter à titre de recrue.
«J’ai déjà joué avec la douleur auparavant,» explique Braidwood. «Je m’étais blessé à un coude lors de mon année senior. C’est le genre de petite chose qui devient difficile à supporter à mesure qu’on avance dans le calendrier. Il faut s’habituer à s’entraîner aussi souvent. Il y a deux fois plus de matches et tu affrontes constamment les mêmes équipes. Il faut se réévaluer après chaque match.»
Il y a plus de 910 joueurs admissibles au repêchage cette année et seulement 47 d’entre eux seront sélectionnés. Pour ceux qui seront repêchés, Braidwood averti que leur place au sein de la formation n’est pas garantie.
«On ne te donne rien,» explique Braidwood. «Ce n’est pas parce que tu es repêché et que tu participes au camp que tu es membre de l’équipe. Il faut gagner son poste.»
«La LCF est une ligue où la compétition est très, très forte. Ce n’est pas facile de se tailler un poste. Si je peux leur donner mon avis, entraînez-vous très fort et préparez-vous le mieux que vous pouvez et arrivez au camp d’entraînement prêt à travailler.»
Un avis que Braidwood doit lui-même suivre alors qu’il se prépare à sa deuxième saison.