Par Perry Lefko,
LCF.ca
Pendant la majorité de sa carrière universitaire, Chris Bauman a entendu les comparaisons entre lui et Jason Clermont.
Les deux joueurs sont passés par les Rams de l’Université de Régina. Les deux ont accumulé des statistiques impressionnantes. Les deux ont un gabarit imposant. Les deux portent le numéro 82.
Clermont est passé dans la LCF et s’est fait un nom avec les Lions de la Colombie-Britannique. Bauman espère obtenir une chance de se faire valoir chez les professionnels sous peu.
«Ils parlent toujours de lui (Clermont), que ce soit les receveurs ou les entraîneurs,» a dit Bauman. «Tout ce dont ils parlent lui est lié, ce qu’il fait. Il est venu nous rendre visite pour nous aider lors des entraînements et tout, donc, oui, nous entendons parler de lui tous les jours.»
Bauman est admissible au repêchage de la LCF le 2 mai prochain et, selon plusieurs observateurs, son nom devrait être prononcé au cours des premiers tours. Bauman a terminé premier de SIC l’an dernier avec 42 réceptions pour 923 verges et dix touchés, surpassant du même coup des records d’équipe (réceptions et verges sur des réceptions) établis par Clermont.
La différente majeure entre les deux receveurs, c’est que Bauman joue à l’extérieur, alors que Clermont a connu du succès à l’intérieur.
Bauman attribue ses succès de l’an dernier à une unité offensive qui a atteint son synchronisme, lui qui est devenu plus confiant alors qu’il a passé l’été avec le quart Teale Orban.
«Je savais que je devais connaître une bonne saison pour mousser ma candidature en vue du repêchage,» a dit Bauman. «Entre Teale et moi, la chimie a opéré.»
Le receveur a enregistré un temps de 4,68 secondes lors du sprint du 40 verges pendant le Camp d’évaluation Transglobe LCF 2007.
«C’était un temps un peu lent pour moi,» a-t-il ajouté. «J’ai couru un 4,48. Je pense que c’était le stress et la surface sur laquelle nous avons joué.»
Il a réussi un saut vertical sans impulsion de 37 pouces.
«Je pense que c’est une habileté naturelle,» indique-t-il.
Bauman s’est dit très fier de sa performance lors des duels, lui qui a capté huit des neuf passes lancées en sa direction.
«Je pense que c’est ce qui a fait que je me suis démarqué,» assure-t-il.
Lors du développé couché à 225 livres, il a réussi que deux répétitions.
«C’est quelque chose que je n’avais jamais vraiment fait. Je n’y avais jamais vraiment accordé d’importance,» a dit le receveur. «Je pensais même m’abstenir, mais je me suis dit que j’étais mieux de le faire. Je suis heureux de l’avoir fait. Depuis, je m’entraîne beaucoup à cela et je me suis amélioré. Les équipes professionnelles veulent le voir – c’est ce qu’elles ont dit – donc je me suis dit que je devais y consacrer des énergies. Cette nouvelle force va m’aider à me défaire de certains blocs chez les pros.»
«Je tente de prendre un peu de poids parce que je ne sais pas si je serai utilisé comme demi-inséré ou comme receveur éloigné,» a-t-il ajouté. «Je dois m’entraîner au bloc beaucoup plus, particulière contre des joueurs de ligne défensive, donc le développé couché va m’aider à ce chapitre.»
Présentement, il mesure 6’5’’ et pèse 220 livres.
Bauman vient d’une famille sportive. Son père, Dave, a joué au football et au basket-ball à l’Université de Brandon.
«Il mesurait tout juste six pieds, mais il pouvait dunker. Je pense que j’ai hérité de lui [en parlant de son saut vertical],» a dit Bauman. «Au basket-ball, il jouait comme garde et au football, comme receveur et botteur. Honnêtement, je ne savais pas qu’il avait joué au football aussi longtemps. Quand j’ai commencé à jouer, il m’amenait à l’extérieur pour s’entraîner, mais il m’a montré beaucoup plus de trucs à propos des bottés que de comment jouer au poste de receveur.»
La mère de Baumen, Diane, est marathonienne qui a participé au marathon de Boston.
Le receveur aimerait être repêché par n’importe quelle équipe, mais il a une petite préférence pour une équipe de l’Ouest. Né au Manitoba, il serait plus près de sa famille. Bauman a étudié à l’école secondaire à Brandon où il a joué au football à neuf joueurs et a décidé d’étudier à l’Université de Régina parce qu’il croyait qu’il aurait une meilleure chance de se développer dans le système offensif des Rams.
Perry Lefko est le directeur des communications de la LCF.