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10 mars 2007

Souvenirs de camp 2006: Étienne Boulay

Par Olivier Poulin
LCF.ca

Montréal (LCF.ca) – Bien que la majorité des joueurs invités au camp d’évaluation de la LCF ont évolué avec une équipe d’une université canadienne, certains participants ont passé les dernières années aux États-Unis. Et les règlements y sont différents. Cela fut le cas du polyvalent joueur des Alouettes de Montréal, Étienne Boulay, qui a passé six ans au sud de la frontière, les quatre dernières dans la NCAA.

Cependant, la préparation pour ce type d’événement demeure semblable.

«Ta préparation se concentre principalement sur les tests, donc la vitesse en ligne droite et en force pour les développés couchés,» indique Boulay. «Je te dirais que l’entraînement en est plus un d’athlétisme que de football. Ça change tes plans d’entraînement complètement. Moi, ça ne me dérange pas parce que j’aime ça l’entraînement en salle.»

Fait inusité, Boulay s’entraîne avec certains des quatre représentants des Carabins de l’Université de Montréal qui participeront à l’événement cette année.

Boulay explique que l’événement est une source de grande nervosité. Surtout au début.

«C’est impressionnant quand tu arrives là. Je dois dire que j’avais des papillons dans le ventre. Tu rencontres des entraîneurs que tu vois habituellement à la télé. Ils te rencontrent en entrevues et analysent tout ce que tu fais. Tout est tenu en compte,» explique-t-il.

«Je pense qu’ils regardent plus comment tu approches les tests. Ils veulent savoir si tu as fait les sacrifices nécessaires pour participer à l’événement. Les résultats [aux tests] sont importants, mais il faut garder en tête que même si tu termines premier partout, c’est pour jouer au football que tu es là et si ça, c’est plus difficile pour toi, et bien… En comparant des vidéos, si deux gars obtiennent des évaluations comparables, les résultats des tests pourraient déterminer qui des deux sera repêché.»

Pour Boulay, tout c’est bien déroulé l’an passé, lui qui a enregistré le meilleur temps du sprint sur 40 verges (4,46 sec.), l’une des épreuves qui attirent le plus d’attention dans ce genre d’événement. Ses 16 répétitions avec une charge de 225 livres aux développés couchés étaient pour lui un résultat satisfaisant.

«C’est sûr que tu te compares un peu aux autres, c’est aussi la tâche des entraîneurs sur place. J’étais confiant, beaucoup d’entraîneurs étaient venus me voir pour me féliciter de ma dernière saison dans la NCAA,» a dit Boulay. «Je savais que j’avais de très bons vidéos de moi de ma dernière année et de mes quatre ans à l’université.»

Boulay soulève, lui aussi, qu’il n’y a pas que les joueurs qui sont en compétition, les équipes aussi. Et elles tentent de ne pas trop démontrer d’intérêt envers certains candidats, du moins, en public. De toute façon, le Montréalais explique qu’il ne faut rien voir dans l’apparente popularité d’un joueur. Son exemple en est même très révélateur.

«C’est drôle, mais j’ai parlé à tout le monde, mais un peu moins à Montréal. J’avais même l’impression que je les avais moins impressionné que les autres. Pourtant, ce sont les Alouettes qui m’ont repêché. Ce n’est donc pas nécessairement un bon indice sur ta performance.»