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9 mars 2007

Souvenir du camp 2005: Phillip Gauthier

«Je me suis présenté en forme, mais sans attentes particulières. Tout ce que je voulais, c’était faire de mon mieux.»

Par Olivier Poulin
LCF.ca

Montréal (LCF.ca) – Lors du camp d’évaluation, tous les joueurs veulent s’assurer d’être à leur meilleur. Les blessures font partie du football et peuvent parfois empêcher des joueurs de participer à certains tests. En fait, certains refusent l’invitation en raison de leur état de santé.

Dans le cas du secondeur des Tiger-Cats de Hamilton Phillip Gauthier, c’est sûr sa préparation de son état de santé a été un facteur.

«Pour l’événement, tu peux te préparer parce que tu connais les tests. C’est surtout un entraînement en musculation et en techniques de course. Dans mon cas, j’avais subi une petite blessure à la fin de ma dernière saison à Laval, donc ma préparation physique n’était peut-être pas ce qu’elle aurait pu être,» avoue-t-il. «Je me suis présenté en forme, mais sans attentes particulières. Tout ce que je voulais, c’était faire de mon mieux.»

Tout comme Matthieu Proulx, son ancien coéquipier à Laval et à Montréal avec les Alouettes, Gauthier indique que le fait de ne pas être le seul représentant de son université constitue un avantage psychologique sur les autres participants.

«Je crois que cela c’était bien déroulé dans mon cas. Le plus gros avantage, c’est que nous étions six du Rouge & Or sur place. Du côté psychologique, c’est bien d’avoir du soutien de tes coéquipiers. Surtout lorsque vient le temps des affrontements un contre un,» relate le secondeur.

Son premier contact avec la faune de la LCF l’a marqué.

«C’est un événement très professionnel. Les joueurs et les représentants des équipes sont là pour faire des affaires. Je me souviens, j’avais demandé à Jean-Frédérik Tremblay quelques conseils avant l’événement,» a dit Gauthier. «Les entraîneurs savent ce qu’ils ont à faire et ils la font avec discrétion.»

En effet, il n’y a pas que les joueurs qui sont en compétition lors du camp d’évaluation. Bien que les dépisteurs, entraîneurs et directeurs généraux fraternisent ensemble et discutent de divers sujets, ils sont tous en mode recrutement. Certains vont vers les joueurs avec enthousiasme et les complimentent sur leur saison. D’autres, plus observateurs, semblent réfléchir et prendre des notes en tout temps.

Ce que les équipes veulent, c’est brouiller les pistes et ne pas démontrer trop d’intérêts. Avec le repêchage qui approche, la stratégie est importante. Du côté des joueurs, il ne faut pas s’en faire, explique Gauthier.

«La popularité, ça ne sert à rien de s’arrêter à ça. Si un gars est approché par plusieurs équipes, tu ne sais pas pourquoi, au juste, il est approché.»

En effet, un candidat peut attirer l’attention pour plusieurs raisons. Son talent, certes, mais aussi s’il se remet peut-être d’une grave blessure.

L’événement est important pour les joueurs. Moment de grand stress, les entraîneurs aiment voir les jeunes réagir sous la pression. En fait, le camp d’évaluation est, selon Gauthier, crucial pour les joueurs qui risquent d’être repêchés dans les dernières rondes. Un meilleur résultat à un des tests peut faire toute la différence lorsqu’une équipe hésite entre deux joueurs.

Le test le plus difficile?

«Les duels des demis défensifs contre les receveurs, c’est l’épreuve par excellence,» a dit Gauthier. «Les demis défensifs partent en position de faiblesse. Le receveur n’a pas de lecture à faire. Il sait qu’il sera en situation de couverture homme à homme, il connaît le décompte, etc. C’est très difficile de se préparer pour ça.»

Gauthier conseille aux participants de se concentrer sur ce qu’ils font de bien.

«C’est sûrement à cause de cela que t’es là. Rendu là, de toute façon, tu ne peux plus rien changer,» explique-t-il.

Samedi après-midi, le secondeur Étienne Boulay des Alouettes replongera dans ses souvenirs de camp. Soyez là!