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8 mars 2007

Souvenirs du camp 2006: J.-P. Abraham

Le jeune secondeur parle de son expérience au camp d’évaluation de l’an dernier.

Par Olivier Poulin
LCF.ca

Montréal (LCF.ca) – Le Camp d’évaluation TransGlobe LCF 2007 se déroulera ce week-end. Avant de voir évoluer certains des prochains joueurs étoiles de la LCF, LCF.ca a interviewé certains des participants de l’an dernier.

Pour Jean-Philippe Abraham, qui évolue avec les Eskimos d’Edmonton, il en était à ses derniers miles avec l’Université Laval. La nervosité fait partie de l’exercice.

«C’est énervant. Tu rencontres les entraîneurs, souvent pour la première fois et tu sais que le moment est important. Je veux dire, comme joueur, le camp d’évaluation c’est deux heures de tests. Tous les efforts et les sacrifices faits au cours des dernières années de ta vie te donnent droit, si tu es invité, à une période de deux heures pour faire tes preuves,» fait remarquer Abraham. «Ça passe ou ça casse. Après, c’est fini.»

Pour plusieurs des tests, il est possible de se préparer et de s’entraîner à l’avance. Ces le cas du sprint sur 40 verges ou des développés couchés.

«En matière de préparation, je pense que j’avais fait le nécessaire. C’est l’événement qui te donne ta chance de te faire voir. C’est ton premier contact direct avec la LCF et les rangs professionnels. À la fin, j’étais content parce que j’avais tout donné, je croyais avoir fait de mon mieux.»

Les entraîneurs et les dépisteurs sur place ont tous vu jouer les joueurs présents, en direct ou sur vidéo.

«Il faut donner tout ce que tu as. Une fois les tests terminés et que tu sais que tu as tout donné, peu importe ce qui se produira par la suite, tu sauras que tu y es allé à fond,» a dit Abraham

Une contre-performance n’est jamais souhaitable. Mais ce qui vient après est peut-être le vrai défi.

«Avec le recul, je constate que c’est une grosse étape dans le processus. Et puis, ce n’est pas la fin du monde si ça va moins bien que l’on voudrait. Si tu as le talent pour, au nombre d’entraîneurs qui sont présents, il y en a un qui va te détecter,» a dit le secondeur. Ensuite, c’est le repêchage. Puis, la prochaine grosse étape, c’est le camp d’entraînement. Rendu là, tout ce que tu as fait ne veut plus rien dire. Il faut faire ses preuves à nouveau.»

«Pour les gars de Laval, je leur dis de ne pas oublier d’où ils viennent. Ils doivent se présenter avec une certaine confiance en leurs moyens et l’attitude qui va avec,» conclut-il.

Demain sur LCF.ca, ne manquez pas les commentaires du maraudeur des ALouettes de Montréal Matthieu Proulx. Ce dernier a participé au camp d’évaluation 2005.