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8 mars 2007

Les 4 aspects du camp d’évaluation

Par Duane Forde,
LCF.ca

À l’approche du camp d’évaluation de la LCF en fin de semaine, c’est maintenant le temps de discuter de ce qui pourrait se produire ce week-end.

Le camp d’évaluation est une occasion donnée aux joueurs d’améliorer, maintenir ou diminuer leurs chances d’être repêché. Essentiellement, il y a quatre aspects à  l’événement. La première étape, c’est celle que l’on appelle le «test des yeux». Autrement dit, les représentants des équipes de la LCF vont regarder chacun des participants presque nus afin d’évaluer le type de corps, le potentiel de croissance et le niveau de mise en forme. L’évaluation est très subjective, mais il s’agit d’une évaluation qui peut faire très mal.

Par exemple, l’an dernier, parce qu’il est musclé comme un super héros, Leron Mitchell (repêché par les Argonauts) a monté dans tous les classements avant màªme de mettre le pied sur le terrain. Au contraire, en 2005, plusieurs des participants de ligne offensive ont vu leur statut passer de candidats intéressants à  candidats douteux quand, à  la vue de leur corps, la seule ligne vers laquelle ils semblaient se destiner était celle du buffet à  volonté du coin.

Le deuxième aspect, c’est celui auquel les amateurs associent le plus avec un camp d’évaluation, soit les tests physiques. Pendant que des monstres s’exécutent aux développés couchés et que d’autres courent plus vite que leur ombre, des sujets intéressants pour amorcer une conversation, les recruteurs ne coupent pas les cheveux en quatre avec les dixièmes de secondes. Les questions qu’ils se posent ne sont pas nécessairement «Est-il fort? Est-il rapide? Possède-t-il des qualités athlétiques?». Les questions sont plutôt de l’ordre du «Est-il assez fort, assez rapide et a-t-il assez d’habiletés pour passer au niveau supérieur?». Bon, une performance exceptionnelle peut provoquer des questionnements et les recruteurs pourraient ajouter une étoile à  cà´té du nom du participant pour pousser la recherche plus loin. Arjei Franklin, maintenant avec les Blue Bombers de Winnipeg, l’a démontré l’an dernier en accumulant les résultats impressionnants. Tout le monde a oublié qu’il mesure à  peine 5’9’¦

La troisième étape est celles des tests individuels et les affrontements un contre un, les duels. C’est le moment qui intéresse le plus les équipes parce que ces tests répondront à  la question la plus importante qui sera posée, à  savoir : «ces gars-là  peuvent-ils jouer au football?». Une bonne performance ici, surtout dans les duels, peut faire oublier tous les résultats moins intéressants d’un concurrent. Dans le cas contraire, même les meilleurs résultats aux autres tests ne seront d’aucune aide pour maintenir ses chances. Le joueur de ligne défensive Miguel Robédé a été repêché au 1er rang du repêchage 2005 par Calgary parce qu’il a livré une performance qui lui a donné l’air d’un homme parmi les enfants lors des duels.

La dernière étape, probablement la plus sous-estimée et la moins connue, c’est celle des entrevues et des conversations avec les joueurs. Que les équipes choisissent d’organiser des entrevues formelles ou simplement des échanges de corridor, cet aspect du camp permet aux équipes de mesurer l’attitude d’un athlète et de son aptitude face à  des questions qui touchent son sport.

Duane Forde a évolué pendant 12 saisons dans la LCF comme centre-arrière. Il a remporté la Coupe Grey en 1992 et en 1998 dans l’uniforme des Stampeders de Calgary.