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EDMONTON – Les Lions de la Colombie-Britannique (8-3) seront en quête d’une quatrième victoire d’affilée, vendredi, alors qu’ils se mesureront aux Eskimos (5-7) au Brick Field d’Edmonton. Cette partie sera diffusée sur RDS2 à compter de 22 h HE.
Ayant profité d’un congé la semaine dernière, les Lions renoueront avec l’action vendredi à Edmonton. La Colombie-Britannique – qui montre une fiche de 7-1 depuis 2011 à la suite d’une semaine de repos – a remporté ses trois derniers matchs – une première depuis août 2014 – et tentera cette semaine de signer un quatrième gain de suite pour la première fois depuis août 2012. Les Lions connaissent une bonne saison jusqu’à présent sur la route, eux qui triomphé à leurs trois dernières parties et qui montrent une fiche de 5-1 sur les terrains adverses – leur meilleur début de campagne à l’étranger depuis 2005 (5-0).
Dimanche dernier, les Eskimos ont laissé filer une avance de sept points en fin de quatrième quart, avant de s’incliner par la marque de 26-23, en prolongation, face aux Roughriders en Saskatchewan. Les Eskimos montrent ainsi une fiche de 1-3 jusqu’à présent en 2016 lorsque leurs matchs sont décidés en prolongation, et de 2-2 lorsque ceux-ci sont décidés par un écart de quatre points ou moins. Edmonton connaît une séquence de trois revers pour la deuxième fois cette année – la dernière fois, le club a répondu avec trois gains d’affilée.
Pour la première fois depuis 2005, les Lions pourraient compter sur trois joueurs totalisant plus de 1000 verges sur des réceptions au cours d’une même saison. En effet, Bryan Burham (848 verges et deux touchés), Emmanuel Arceneaux (792 verges et cinq touchés) et Shawn Gore (648 verges et deux touchés) sont tous en voie de franchir ce plateau avec encore sept matchs à jouer en 2016.
Si l’on s’attendait à ce genre de production de la part d’Arceneaux, ce sont les succès connus cette saison par Burnham et par Gore qui donnent un véritable coup de pouce à l’unité offensive de la Colombie-Britannique. Pour l’entraîneur-chef des Lions, Wally Buono, la règle est simple : si vous entraînez des résultats, vous obtiendrez des opportunités.
« Shawn et Bryan ont créé des choses dès le premier jour du camp d’entraînement, et ils ont obtenu plus d’opportunités », a confié Buono au Vancouver Province. « Ils ont tiré profit de ces opportunités. Nous marchons tous sur la corde raide. Qu’il s’agisse d’un entraîneur ou d’un joueur, nous devons toujours produire des résultats. »
L’attaque aérienne des Lions sera encore plus redoutable d’ici la fin de la saison, grâce à l’ajout du receveur Terrell Sinkfield, auteur de 69 attrapés pour 1030 verges et six touchés en 15 matchs l’an dernier avec les Tiger-Cats de Hamilton.
« Nous pouvions déjà décocher de longues passes, mais nous pouvons aussi aujourd’hui compter sur un joueur (Sinkfield) capable de faire de grandes choses lorsqu’il a le ballon entre les mains », a indiqué Buono. « Sa vitesse, explosive, rappelle celle de Chris Rainey. »
Les Eskimos espèrent jouer à la hauteur de leur talent d’ici la fin de la saison
Une semaine après avoir perdu en prolongation face aux Stampeders de Calgary – les favoris, selon plusieurs, pour remporter la Coupe Grey cette année, les Eskimos se sont de nouveau inclinés en prolongation, dimanche passé, contre les Roughriders de la Saskatchewan – une équipe n’ayant pourtant remporté qu’un seul autre match en 2016.
« Croyez-vous réellement que la fiche de 2-10 de la Saskatchewan indique la qualité de cette équipe? Ils forment un bon club, un point c’est tout. Toutes les équipes qui ont joué contre eux le savent », a soutenu l’entraîneur-chef des Eskimos, Jason Maas, au Edmonton Journal.
« Nous sommes capables de battre n’importe quelle équipe dans cette ligue, mais nous devons jouer du bon football pour y arriver. Jusqu’à présent, nous n’y sommes pas parvenus », a-t-il ajouté.
Une chose est certaine : les Eskimos ont de la difficulté à constamment jouer à la hauteur de leur talent depuis leur série de 10 victoires de l’an dernier, une séquence les ayant menés à la conquête de la Coupe Grey.
« Je ne crois pas que la Saskatchewan est une mauvaise équipe », a pour sa part indiqué le quart-arrière Mike Reilly. « Les Riders ont joué plusieurs matchs serrés, et ils sont souvent passés proche de gagner. »
« Je crois assurément que nous formons une meilleure équipe quand nous jouons comme nous sommes capables de le faire », a-t-il ajouté. « Nous ne pouvons pas nous soucier de notre adversaire. Et je ne crois pas que ç’a été le cas cette saison. Nous devons nous concentrer sur nous-mêmes et jouer notre meilleur football, ce que nous avons été incapables de faire souvent cette année, malheureusement. »