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EDMONTON – Deux formations aux fiches identiques se frotteront l’une à l’autre, jeudi, alors que les Alouettes de Montréal (2-4) se mesureront aux Eskimos d’Edmonton (2-4) pour amorcer la huitième semaine d’activités dans la Ligue canadienne de football. Ce duel sera présenté sur RDS à compter de 21 h HE.
Un coûteux revirement a mené à une défaite à domicile de 38-18 des Alouettes, jeudi passé, aux mains des Lions de la Colombie-Britannique, à l’occasion d’une rencontre beaucoup plus serrée que le pointage ne l’indique. N’ayant goûté à la victoire qu’une fois au cours de leurs cinq dernières parties, les Montréalais tenteront de retrouver le sentier de la victoire à Edmonton, un endroit où ils n’ont pas remporté de match depuis le 5 octobre 2013, alors qu’ils avaient battu les Eskimos par la marque de 47-24.
Les Eskimos se sont retrouvés du mauvais côté d’un match chaudement disputé, samedi dernier, s’inclinant 23-20 aux mains du ROUGE et NOIR à Ottawa. Pour la première fois depuis le 12 octobre 2013, Edmonton connaît une série de trois revers consécutifs – les Eskimos avaient perdu cinq matchs d’affilée entre les semaines 14 et 18 cette année-là. Un affrontement face aux Alouettes, un club contre qui ils montrent une fiche de 4-0 au cours des deux dernières campagnes, remettra-t-il les Eskimos sur le droit chemin?
Comptant, en moyenne, 19,7 points par rencontre – ce qui la classe au neuvième rang de la Ligue à ce chapitre, l’attaque des Alouettes n’atteint pas les objectifs qu’elle s’était fixés en début d’année. Néanmoins, les Montréalais semblent réticents à apporter des changements à leur unité offensive. Les receveurs Duron Carter et Nik Lewis ont démontré de belles aptitudes depuis le début de la campagne, mais d’autres joueurs, notamment avec les blessures aux receveurs S.J. Green et Kenny Stafford, semblent peu exploités par la formation montréalaise.
« Je crois en chacun de mes joueurs », a indiqué l’entraîneur-chef des Alouettes, Jim Popp, à The Gazette. « Nos joueurs vous diront tous qu’ils croient évoluer au sein d’une équipe qui peut gagner n’importe quel match. Apporter constamment des changements ne règlera pas nos problèmes. Nous devons avoir une certaine continuité. »
« Nous croyons toujours que nous pouvons accomplir le boulot », a pour sa part commenté le coordonnateur offensif Anthony Calvillo. « Nous avons confiance en tout le monde. Nous devons faire preuve de plus de constance. Et ça commence par nous, les entraîneurs. »
Si Montréal prône la continuité, l’équipe enverra un nouveau botteur sur le terrain, jeudi, à Edmonton.
Ainsi, Anthony Fera remplacement Boris Bede contre les Eskimos. Fera, 25 ans, a évolué au sein de l’équipe d’entraînement des Lions de la Colombie-Britannique l’an dernier. Bede, quant à lui, a été ajouté à la liste des joueurs blessés pour six matchs, les dirigeants des Alouettes décidant de ne pas se départir ce dernier, qui possède trop de talent selon eux.
Mieux préparés et plus concentrés, les Eskimos veulent freiner leur glissade
Accordant, en moyenne, plus de 30 points par rencontre en 2016, la défense des Eskimos a montré des signes encourageants samedi dernier à Ottawa, n’allouant que 23 points au ROUGE et NOIR. Cependant, l’attaque de la formation albertaine, généralement dirigée de main de maître par le quart-arrière Mike Reilly, n’a pas été en mesure d’accomplir le travail.
Reilly occupe peut-être le premier rang de la Ligue au chapitre des verges par la passe (2181 verges), mais il ne bénéficie pas d’une protection adéquate, se faisant frapper de toute part depuis le début de la campagne. Et les pénalités semblent un problème récurrent pour Edmonton : contre Ottawa, les Eskimos ont écopé de 13 punitions, dont sept en attaque et trois qui ont déplacé l’unité offensive à l’extérieur de la zone rouge.
« Les punitions sont notre talon d’Achilles depuis le début de la saison », a indiqué l’entraîneur-chef des Eskimos, Jason Maas, à La Presse Canadienne. « Si tu connais ton rôle et que tu es physiquement capable d’accomplir ton travail, tu ne devrais pas prendre de pénalités. »
« Notre niveau d’effort n’est pas à remettre en question », a ajouté Maas au Edmonton Journal. « Notre groupe ne donnera jamais moins que son 100 % dans tout ce qu’il fait. Notre problème, présentement, réside dans notre exécution. »
« Tout commence par notre préparation et notre concentration, chaque jour et chaque minute », a conclu Maas, de nouveau à La Presse Canadienne. « Nos joueurs ont fait du bon travail à ce chapitre, cette semaine, à l’entraînement. »