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EDMONTON – À l’occasion d’un match revanche de la 103e Coupe Grey, disputée à Winnipeg en novembre dernier, le ROUGE et NOIR d’Ottawa affrontera les Eskimos, samedi, au The Brick Field au stade du Commonwealth d’Edmonton. Cette partie sera diffusée dès 19 h HE sur RDS.
Après une victoire de 18-14 sur les Blue Bombers quatre jours plus tôt, le ROUGE et NOIR s’est incliné par la marque de 42-25 aux mains des Tiger-Cats, vendredi de la semaine dernière, pour mettre fin à son calendrier préparatoire. L’an dernier, le ROUGE et NOIR a établi un record pour une franchise de la LCF à Ottawa en méritant 12 victoires au cours d’une même saison, soit un gain de plus que les Rough Riders de 1978. En outre, leurs 10 victoires de plus, par rapport à 2014, représentent la deuxième meilleure amélioration, d’une année à l’autre, de l’histoire de la LCF (Argonauts de 1996 : +11). Les Ottaviens connaîtront-ils une autre bonne saison en 2016?
Les Eskimos ont été parfaits au cours de leur saison préparatoire, défaisant d’abord les Stampeders par la marque de 23-13 le 11 juin, puis les Roughriders par la marque de 25-11 samedi dernier. En 2016, Edmonton tentera de terminer au premier rang de l’Ouest pour une deuxième année consécutive. Il s’agirait d’une première en 13 ans pour les Eskimos, qui avaient terminé au premier rang de leur division trois fois d’affilée entre 2001 et 2003. De plus, les Esks tenteront de devenir la troisième équipe en six ans à terminer au premier rang de l’Ouest deux années de suite (C-B. – 2011 et 2012, Calgary – 2013 et 2014).
Des attentes élevées du côté du ROUGE et NOIR
Le ROUGE et NOIR a fait beaucoup de chemin depuis ses débuts dans la LCF en 2014. Après avoir montré, cette année-là, un dossier de 2-16, les Ottaviens ont brillamment rebondi, l’an dernier, avec une fiche de 12-6, le titre de champions de l’Est et une participation au match de la Coupe Grey. Même si la défaite fait toujours mal, tous à Ottawa s’entendent pour dire que 2015 fut un pas de géant dans la bonne direction.
De fait, le ROUGE et NOIR a mené la LCF au chapitre des verges en attaque (moyenne de 386,3 verges par match) et des verges accordées en défense (moyenne de 297,6 verges par match – la seule formation à accorder en moyenne moins de 300 verges par match à ses adversaires). Leur façon de contrôler le ballon a été tout aussi impressionnante, comme en témoigne leur temps de possession moyen de 33:10 par match, soit une minute et demie de plus qu’Edmonton, au deuxième rang.
Résultat? Aujourd’hui, les attentes sont élevées dans la Capitale nationale.
« Ce sera une année différente », a mentionné au Ottawa Citizen le secondeur Antoine Pruneau, l’un des 13 joueurs du ROUGE et NOIR qui a participé au premier match de l’histoire de l’équipe au domicile des Blue Bombers de Winnipeg le 3 juillet 2014. « Les partisans ont des attentes, et nous aussi nous en avons. Je sais que nous accomplirons de grandes choses. Amenez-en de la pression. On aime ça! »
Les Eskimos ont des choses à prouver en 2016
Plusieurs sont ceux qui croient que les Eskimos seront incapables de connaître une campagne similaire à l’an dernier, alors qu’ils avaient mis fin à une saison de 14-4 avec une conquête de la Coupe Grey, en novembre, à Winnipeg. Les raisons sont nombreuses : tous les entraîneurs ne sont plus avec le club, bon nombre de joueurs d’impact se retrouvent aujourd’hui sous d’autres cieux, les formations de l’Ouest se sont améliorées…
Il est rare d’entendre les champions en titre dire qu’ils ont des choses à prouver, quelques mois à peine après avoir remporté un championnat. Pourtant, c’est le discours que tiennent les Eskimos. Conscients des changements importants qui sont survenus au cours de l’hiver, tant au sein de leur équipe qu’au sein des autres clubs de la LCF, les membres de l’organisation demeurent convaincus d’avoir de solides fondations, qui leur permettront d’être compétitifs année après année.
« Je crois que toutes les équipes ont subi des changements », a indiqué le quart-arrière Mike Reilly au Edmonton Sun. « C’est difficile de remporter des matchs chez les professionnels, mais avec l’équipe que nous formons aujourd’hui, il n’y a aucune raison de penser, en entamant un match, que nous ne serons pas capables de le gagner. Je ne crois pas que ce soit des attentes irréelles que de penser que nous pourrons connaître autant de succès cette année que l’an dernier. »